samedi 26 juin 2010

Bob Herbert.

Il y a ce matin un nouvel article de Bob Herbert dans le New York Times. Ce remarquable journaliste s'était prononcé contre la décision de G.W. Bush d'envahir l'Irak avant même que la plupart de ses confrères ne commencent à émettre quelques doutes sur la pertinence (lire ineptie) de ce nouvel engagement militaire des U.S. 

Il écrit régulièrement à propos de la guerre en Afghanistan dans laquelle il ne voit qu'un gouffre sans fond qui coûte des milliards de $ aux U.S et ne fait qu'empirer jour après jour la situation politique dans cette région du monde ce qui ne peut en retour qu'être préjudiciable aux intérêts américains.

Dans un style toujours parfaitement pondéré, sans l'ironie, la fausse bonne conscience et la pseudo neutralité souvent déplacées d'un Thomas Friedman tout à sa fixation sioniste,  Bob Herbert pose et repose inlassablement les données du problème Iraq/Afganistan dans toute leur "simplicité" avec l'inévitable conclusion qui doit en être tirée.

Songeons avec consternation que du jour où les Américains décideront de se retirer du marécage sans limite où ils se sont égarés, leurs alliés les suivront le jour même. So much pour la politique étrangère prétendument indépendante de la France. Quant aux autres Européens, ils ont au moins l'excuse de n'avoir jamais prétendu à une politique étrangère indépendante puisque même les Allemands se sont fourvoyés dans cette galère. On n'évoque même pas les va-t-en guerre pathologiques genre A. F. Rasmussen.   

C'est terrifiant ces types (Bush, Blair, Rasmussen, Barroso, Aznar et tutti quanti) qui vous déclenchent une guerre qui aboutira à un désastre et une humiliation générale (ça ce n'est pas grave au fond) et n'a pour ultime résultat que d'envenimer plus encore, s'il se peut, les conflits interculturels et civilisationels.

Des hallucinés qui vous mettraient le feu à la Terre entière sans avoir le moindre compte à rendre à qui que ce soit. C'est la démocratie paraît-il...

Dans le même temps, j'apprends l'existence d'un Français, Frédéric Bastiat qui est, paraît-il, la référence intellectuelle des Tea partiers, nouvelle avatar du conservatisme et du libertarianisme américain.

J'ai parcouru quelques textes de ce F. Bastiat et de fait il correspondent bien aux valeurs dites ultra libérales selon notre dénomination contemporaine.

Peut-être connaissiez-vous ce F. Bastiat, moi pas, mais l'article de Wiki est très instructif.

3 commentaires:

Anijo a dit…

I had never heard of Bastiat. A quick Google search confirms what you say.

Why Bastiat Is My Hero by a certain Bob McTeer


hmmmm.. One wonders about this :-D

Anijo a dit…

I discover that McTeer is not a fan of the Tea Party (although he would agree with them about issues dealing with taxation)

Most bankers were victims of the subprime crisis, not villains as they are portrayed in the press and at Tea Parties alike

He is, however, clearly a conservative.

The Tea Party and the Republicans are not one and the same. Mostly the Tea Party folks are completely nuts... crazy... fou..

Flocon a dit…

As is said in the article I linked to, Bastiat is widely unknown in France which makes the situation somehow amusing when one considers a Frenchman (land of socialism) being heralded as a hero in the U.S.

Thanks for the tip about the tea partiers, I thought the Rep. were behind them, busy at pulling the strings.