vendredi 30 décembre 2011

Long live the Afghani!



So I underwent surgery a couple of weeks ago. Everything went o.k in the morning and I just felt some tickling in my forearm in the afternoon. 

That was when the anaesthetics were still being effective. But within half an hour they no longer were powerful and I ended up grinding my teeth, ploughing my bed's sheet with my left leg, snarling and growling, waiting for the 1000mg of paracetamol I had been given to ease my pain. To no avail of course, on this occasion it was as if I had been administered a dose of poudre de perlimpinpin (snake oil).

After I had waited far too long for the paracetamol to act, I eventually called for the nurse who asked me how much I would score on the pain scale from 1 to 10. 4657! I hurled at her, like it would make any difference whether it was 5, 6 or 10... Just relieve me stupid! No, I didn't say that last line to her but she finally understood that I really, really was feeling bad.

T'was like the surge was still working on me live and there was fire inside my forearm. Never before in my life had I felt so much and intense pain for so long. My whole body was wriggling and shaking with pain and she was asking me to give her some bloody number.

Eventually they gave me a shot of morphine and it hardly took one minute before I felt the pain abate. Ten minutes later, everything was nearly back to normal and the situation was under control, save that my body was still convulsing and shaking for minutes. Just that the same story happened the day after and once again I had to wait half an hour in agonizing pains before I could get my second shot of morphine.

And of course I know there are no limits to pain until one becomes mad or dies.

Now, morphine being a derivative from opium I say long live the Afghani! and put an end to this f. war in Afghanistan...
 

mercredi 21 décembre 2011

Petit rappel...

Vaclav Havel est mort il y a quelques jours et, comme il se doit, nous avons lu et entendu les hommages au grand homme, la « conscience européenne », « l' humaniste » etc. Mouais...

Qu'il ait été un des courageux dissidents de l'est et un auteur dramatique respectable est une chose mais je trouve qu'une fois encore les medias ont fait un grand silence sur un sujet qui n'est sans doute plus d'actualité (pas plus que son ancienne dissidence d'ailleurs) mais qui me semble tout de même bigrement intéressant du point de vue moral. 

A-t-on remarqué que Vaclav Havel est mort le jour même où le « dernier » (cough, cough) soldat américain quittait le sol Irakien? Quel rapport me demanderez-vous?

Eh bien, il se trouve que notre grand homme fut l'un des signataires de la lettre des huit en janvier 2003, lettre qui apportait son soutien à l'Administration Bush dans son entreprise guerrière en Irak.

Cette lettre publiée, par le Wall Street Journal (Rupert Murdoch anyone?), était un vrai coup de poignard dans le dos de la diplomatie française qui n'avait pas même été avertie de son existence comme il est coutume de faire entre chancelleries. Et Sarko de qualifier Havel de grand ami de la France! Ah bon? When was that?

Voilà donc un ancien dissident dont le pays avait été occupé pendant quelque 40 ans par des forces étrangères, donner son accord pour l'invasion (illégale!) d'un pays qui lui était totalement étranger. Au nom bien sûr des WMD, de la démocratie (see how "democratic" Iraq has become) etc. Un dissident bien conformiste pour le coup. Et tout à fait « démocratique » une fois encore puisque la majorité des Tchèques était opposée, comme tous les Européens, à cette expédition néo-colonialiste américaine au Moyen-Orient.

La République Tchèque a donc envoyé 300 hommes en Irak, en fait du personnel médical pour un hôpital de campagne. C'est bien le moins quand il y a une guerre qu'on cautionne de prévoir qu'il y aura des blessés à traiter...

L'humaniste a donc été reçu par Bush et la photo montre combien il en ronronne de plaisir. 

Par son soutien affirmé à la guerre d'Irak de 2003, Vaclav Havel est moralement responsable des 4.800 soldats morts là-bas et des 100.000? 200.000? Irakiens qui ont été tués dans les années qui ont suivi. Pas joli, joli pour la grande conscience européenne et l'humaniste exemplaire qui soutenait aussi l'initiative américaine d'installer un « bouclier » antimissile iranien avec installations en Pologne et en Tchéquie, contre l'opinion majoritaire de ses concitoyens. Mais on m'assure que c'était « démocratique ».

Comme on n'est jamais seul à avoir une idée, j'ai lu avec plaisir que d'autres partageaient mon avis ici et .

A ce compte-là je préfère encore Chirac (and yet) qui vient de se prendre 2 ans et demi avec sursis.

vendredi 9 décembre 2011

Oh yeah, sure, sing as long as you want...



A la fin des années 70, j'avais entendu à l'occasion des législatives de 78  ou des présidentielles de 81 je ne sais quel politique de droite faire valoir qu'à l'ouest les États démocratiques laissaient aux gens le droit de s'exprimer comme ils voulaient, de critiquer les gouvernements sans risques etc. alors qu'à l'est on ne pouvait même pas se déplacer sans passeport à l'intérieur de l'URSS. 

Le fait est que l'argument semblait imparable, la liberté d'expression et encore moins la liberté de contestation n'étant pas exactement des produits d'appel pour le socialisme made in USSR.

Autant on peut adhérer à la critique léniniste selon laquelle le système électif à l'occidentale est une liberté formelle, autant on peut ne pas inclure dans les libertés formelles la libre expression, la libre disposition de sa personne, le droit d'association etc.

Me réveillant d'un long sommeil dogmatique, j'ai fini par comprendre que si effectivement certains des droits de l'homme étaient plus "respectés" à l'ouest qu'ils ne l'étaient à l'est, cela ne tenait nullement à une tolérance per se du système capitaliste mais bien plutôt à une priorité de valeurs entre le capitalisme et le socialisme.

Comme son nom l'indique, ce qui fonde le système capitaliste c'est bien la recherche du profit et rien d'autre. L'argent est la valeur cardinale, le reste importe peu.

Certes on pouvait reconnaître que les U.S laissaient tourner et diffuser à l’international des films comme "All the President's Men" ou tout autre film démontant les mécanismes de l'exploitation économique ou exposant les conditions de l'impérialisme américain à l'échelle mondiale.

De même tous les protest songs étaient librement diffusés dans le commerce et Jimi Hendrix pouvait dés-interpréter l'hymne américain, cela faisait grincer des dents mais le premier amendement était là pour le protéger des censeurs. John Lennon pouvait chanter "Give Peace a Chance" all he wanted, et tous les autres avec lui autant qu'il voulaient, personne ne pouvait les en empêcher.

Par comparaison avec la France où certains titres de Brassens étaient interdits d'antenne comme l'étaient certains films (La Bataille d'Alger, Français si vous saviez) ou livres (La Question de Henri Alleg), les U.S semblaient bien libertaires.

Je ne crois plus du tout que le système capitaliste puisse être crédité de sa pseudo tolérance vis-à-vis des opinions divergentes et de sa longanimité par rapport aux critiques qui lui sont adressées de son sein même.

Basically, le capitaliste se fiche de ce que l'on pense de lui, de ce qu'il fait et de la façon dont il le fait, la seule chose qui l'intéresse, le motive et le fait agir c'est la recherche du profit. Bob Dylan, Joan Baez, Pete Seeger et tous les autres peuvent chanter all they want, pourvu que cela n'entrave pas les affaires.

Par contre dès qu'il s'agit de syndicalisme et de lutte des classes, le capitalisme est tout de suite beaucoup, beaucoup moins tolérant et le temps n'est plus aux petites chansons protestataires qui ne gênent personne.

La sauvagerie des répressions des manifestations syndicales ou des mouvements de revendication salariale dans l'histoire des E.U montrent bien que la "tolérance" qui serait une des vertus du capitalisme trouve très rapidement ses limites dès qu'on approche du cœur du système.

La liberté d'expression au sein du système capitaliste c'est bien joli mais il ne faut tout de même pas que cela devienne sérieux (read, prevent us from making money) parce qu'alors the tune isn't the same. 

Ce ministre giscardien avait pour lui un argument apparemment irréfutable, il oubliait juste de le développer. En gros vous pouvez protester tant que vous voulez, ("tous les jours même, de la mairie à la gare de Créteil" comme disait Coluche) mais acceptez en échange de vous faire exploiter par le système en vendant votre force de travail pour le minimum qui vous est nécessaire pour vivre et acheter nos produits.

Il en va des protestations et de la liberté d'expression dans le système capitaliste comme des élections : Votez pour qui vous voulez comme vous l'entendez, vous êtres libres... jusqu'au moment où cela ne nous convient plus.

De même que "La dictature, c’est ‘ferme ta gueule’ ; la démocratie, c’est ‘cause toujours'", l'expression des protestations et des opinons dissidentes et critiques c'est « cause toujours tu m'intéresses », l'essentiel est que tu ne touches pas à ce que je t'ai pris avec ton accord puisque je ne t'y ai pas physiquement contraint.

Sinon tu chantes et tu critiques autant  que tu veux et tu votes pour qui tu veux, tu es libre... jusqu'à un certain point...

samedi 3 décembre 2011

Eadem sed aliter

Je retrouve cette affiche qui a dû être dessinée du temps des Robber barons.

Je pense à la Grèce où les armateurs sont dispensés d'impôts et à l'église orthodoxe (The "we fool you" part) qui bénéficie du même privilège. Encore que sa seule participation ne changerait probablement quasi rien à la situation financière de l'État.

On peut aussi penser à la situation du clergé et de l'aristocratie française en 1788, y compris les fermiers généraux, aka banquiers et financiers in modern parlance. 

Heureusement il y a la « démocratie », le mot magique et sacré avec lequel on berne les masses en leur faisant croire que ce sont elles qui ont le pouvoir in fine. And they buy it!

Lénine had it right all the way.

jeudi 1 décembre 2011

Behind the curtain

So, the British embassy in Teheran has been stormed and rampaged by something like 50 or more "students" (read henchmen of the secret police).

Bad, very, very bad and totally indefensible in terms of international law and diplomacy.

The Iranian government has deliberately attacked the innocent British one. See how irresponsible, unreliable warmongers the Iranians are? And these people want to build the atom bomb? Now wait, something must be done about it...

This is approximatively the message I get from the media and I also notice that no attempt to explain the "why" have been even tried.

1°) As pertains to international law, one must be very naive to believe any government is plainly and totally respectful of treaties that have been agreed upon. Speaking of the U.K or the U.S, what about the 1953 Iranian coup d'état, the Vietnam war, the Iraq war or whatever episode in the history of these two countries? The same goes of course for Russia, China or France during the Algerian war.

2°) The question is: why did the Iranian govt. act the way it did? If the overwhelming majority of the general public has no idea and probably doesn't care, the people in charge among the diplomatic services the world around certainly have some clue about the whole affair.

Internal rivalries inside the Iranian regime? A war faction against a peace one? Who benefits the incident? Is Israel absolutely unrelated with it? The Iranians are no fool and there is or rather, there must be some rationale that we're not aware of.

In these matters, there are always, always, two stages: the one for the general audience (which by now can be counted by the hundreds of millions) and the one behind the curtain for the insiders.

Not being an insider I have no idea of course save one: I certainly don't buy what the media want us to believe and most of them probably don't know the how and why of the message they transmit.

(To be fair, I haven't tried to see what's to be read in the printed version of Le Monde, Libé or other papers. Quite unprofessional from me...)

mardi 29 novembre 2011

Le syndrome "anciens-combattants"


Peu avant de disparaître, le peintre et sculpteur Jean Dubuffet s'était vu confier une commande d’État pour orner le siège social de la régie Renault. Celle-ci ayant élégamment refusé l’œuvre, il s'était agi de lui trouver un emplacement. Le tertre central de la place d'Italie avait été retenu, avec l'accord enthousiaste de son maire de l'époque, Jacques Toubon, féru d'art contemporain. Mais la chose ne fut pas possible, une association d'anciens combattants du XIII s'y étant opposée. Finalement la tour aux figures a été érigée dans l'île Saint Germain, à la sortie ouest de Paris par F. Mitterrand en 1988.

Je m'étais demandé à l'époque de quoi se mêlaient les anciens combattants (dans ce cas particulier il devait en fait y avoir Place d'Italie une plaque en l'honneur des A.C. de la Division Leclerc) et de façon plus générale, pourquoi, chaque fois qu'il était question des A.C., les retrouvait-on du côté le plus réactionnaire et conservateur des débats, quel qu'en soit le sujet. Quel est donc ce syndrome de l'ancien combattant qui le fait se placer systématiquement contre les progressistes en toute matière?

Les anciens combattants -ceux qui se font entendre en tout cas- pour la plupart sont des hommes qui sont sortis des campagnes à 20 ans pour vivre l'aventure de leur vie à ce moment donné de leur existence. Le contexte historique a magnifié leur insignifiante petite vie et leur a donné un sens. A tout jamais, pour la plupart d'entre eux, l'acmé de leur vie se situe à un moment particulier de l'histoire de la collectivité dont ils sont issus et qu'ils représentaient. Plus le temps passe et plus ce moment qui les a vu se révéler à eux-mêmes s'éloigne dans le souvenir de la collectivité. Plus le temps passe et plus il les éloigne de l'exceptionnelle image d'eux-mêmes que les circonstances leur avaient donnée.

Tout "progrès", toute modification du connu au fond, est comme une énième réitération du lent processus qui aboutira inexorablement à leur oubli et à leur disparition. En se manifestant régulièrement contre toute idée de progrès, les AC luttent pour la survie le plus longtemps possible de la représentation de ce qui les fit grands à leurs yeux.

Mais chacun le sait bien, on ne peut pas être et avoir été. Eheu! Fugaces Labuntur Anni! disait déjà Horace.

dimanche 20 novembre 2011

A serial killer


Prix Nobel de la paix en 1979, citoyen d'honneur des États-Unis en 1997, béatifiée par Jean-Paul 2 en 2003, woah! c'est du lourd de chez lourd Mère Térésa.

Qui n'est en fait qu'une serial killer au goût de l'Occident.

Parce qu'in fine, qu'a t-elle fait cette envoyée du démon?

Créé un mouroir en Inde, parsemé le pays d'ordres de sa congrégation, et donné leur petit bol de riz quotidien à des millions d'affamés.

Aucune remise en cause du système qui a permis le développement extensif de la misère dans ce pays de plus d'un milliard d'habitants.

Que ce soit le système économique, politique, (les grandes familles se partagent le pouvoir depuis l'indépendance), culturel, (les castes et les parias).

"Viens, créature du Seigneur, prendre ta ration quotidienne de riz au soja mais ne questionne surtout pas la société qui te fait vivre dans cet état d'extrême dénuement. Ne remet rien en cause, ce serait contre la volonté de ton Créateur. A propos, n'oublie pas de faire ta prière quotidienne de louanges au Seigneur."

Tu m'étonnes que les forces politiques, économiques indiennes lui tressent des lauriers à la sainte femme, elle ne risque pas de les bousculer. Pareil pour les Américains : En voilà une révolutionnaire comme on les aime. Elle perpétue le système capitaliste, est gentille comme tout avec les puissants et les détenteurs des pouvoirs quels qu'ils soient. Redonnez-nous en des terroristes de cette farine. Avec elle on est sûr d'être en place jusqu'à la fin des temps. Une sainte on vous dit.

D'ailleurs c'est ce que pensait aussi Jean-Paul 2, c'est dire...

Tiens, Ranja n'est pas venu aujourd'hui? Aurait-il créé sa petite entreprise avec l'aide de la congrégation des missionnaires de la Chérité? Non, il a tout simplement crevé de faim et de maladie! Merci mère Térésa.

Les Chinois ne s'y trompent pas qui savent bien que ce n'est pas avec cette dégoulinante charité chrétienne qu'ils ont pu éradiquer les famines récurrentes dans leur pays ni envoyer 2 ou 3 taïkaunautes autour de la terre.

Les médias de l'Ouest ont fait leur boulot, désormais à peu près tout l'Occident est persuadé que cette mère Térésa est le Bien incarné. Ça ne leur coûte pas un rond et ça les conforte non seulement dans leurs convictions mais également dans leur bonne conscience.

En parcourant l'article de WIKI, j'ai été heureusement surpris de découvrir que d'autres que moi ne partageaient pas cette révoltante mignardise à l'intention des masses.

Open your eyes, this devilish woman n'aimaient pas les hommes, ses prochains, mais exsudait son mépris de l'Humanité au profit de ses délires religieux. Hmmm... pourquoi le Nom de Nietszche me vient-il à l'esprit tout à coup?

Si, elle a au moins fait quelque chose de positif dans sa vie (par abstention ou impuissance...) au moins ne s'est-elle pas reproduite!

dimanche 13 novembre 2011

Les frelons

Didier Poelvoorde, qui ne m'est pas antipathique par ailleurs, avait juré de ne pas se raser tant que la Belgique n'aurait pas de gouvernement. Et puis les contraintes du métier j'imagine... enfin, le voilà redevenu glabre.

Que je sache la Belgique n'a toujours pas de gouvernement depuis largement plus d'un an, on n'en parle plus (du moins en France) et les Belges continuent à vivre comme avant. Le conflit Flamands/Wallons n'est pas réglé mais les gouvernements précédents n'y étaient pas parvenu non plus.

J'en viens à me demander si cette revendication à avoir un gouvernement c'est-à-dire un chef identifiable ne relève par in fine de la revendication d'ordre archaïque : La tribu qui veut un père protecteur. Pas très anarchique comme mentalité pour le moins...

Bon, je ne m'avance pas davantage sur le terrain, à dire vrai je n'en connais ni les tenants ni les aboutissants.

Mais tout de même, ramenée à la situation française (ou italienne par exemple, sans parler des É-U)) des Berlusconi et des Sarko et les membres des personnels politiques respectifs, il y en a des dizaines de milliers en France qui ne produisent rien de rien, aucune création d'emploi par leur seul talent (quel est-il d'ailleurs si ce n'est d'être plus opportuniste ou plus carnassier que leurs concurrents?) mais phagocytent littéralement l'État à la tête duquel ils sont parachutés puis les grandes entreprises où ils placent leurs obligés. L’Ancien Régime à la mode démocratique en somme...

Tout cela nous ramène à la parabole des frelons que nous a laissé Saint-Simon il y a 2 siècles bientôt :
« Nous supposons que la France perde subitement ses cinquante premiers physiciens, ses cinquante premiers chimistes, ses cinquante premiers physiologistes… et les cent autres personnes de divers états non désignés, les plus capables dans les sciences, dans les beaux-arts et dans les arts et métiers (…), la nation deviendrait un corps sans âme, à l'instant où elle les perdrait. Si la France perdait le même jour officiers, ministres, conseillers d'États, nobles et autres parasites, il n'en résulterait aucun mal politique pour l'État ».
Texte parfaitement contemporain puisqu'écrit à l'aube de l'époque où la bourgeoisie s'emparait des richesses produites par les travailleurs du monde entier, prolétaires comme esclaves. La bourgeoisie est toujours là et n'a pas relâché son étreinte...

Ami namurois, liègeois ou bruxellois, ressaisis-toi : Pourquoi appeler de tes vœux les frelons qui t'ont délaissé? Sinon une énorme majorité de Français est prête à te faire cadeau des siens.

Et pour en revenir à Poelvoorde, il a plus enrichi l'économie belge par son talent d'acteur que ne l'a fait aucun des quelque 70 membres du Sénat belge.

jeudi 10 novembre 2011

Five feet above the ground

 
Le réductionnisme est une intéressante approche du réel dans la mesure où il nous permet de l'appréhender d'une façon scientifique dépourvue de pathos ou de parasitage affectif. Il ne rend cependant compte du réel que jusqu'à un certain point au-delà duquel il est tout à fait inapproprié et se dissout lui-même dans son constant processus de décomposition.

Notre corps est bien constitué d'un certain pourcentage d'eau, de carbone et d'autres éléments premiers, nos organes sont bien constitués de cellules et puis d'atomes et de neutrons etc., cette décomposition physico-chimique ne nous apprend rien sur le mystère de l'esprit et de la conscience. Là où il y a du sens, le réductionnisme, comme tout autre méthode scientifique, est inopérant.

Il est pourtant un domaine où je ne vois guère quelle autre vision du monde peut décrire le moins mal une certaine réalité et c'est celui du savoir et donc de la mémoire.

Qu'est-ce donc que le savoir si ce n'est une incommensurable accumulation de charges électriques dans nos cerveaux? L'écriture, les livres et parchemins qui se trouvaient dans la bibliothèque d'Alexandrie et tous les moyens de fixer une partie des connaissances que l'humanité a engendrées depuis des millénaires ne sont, in fine, que la matérialisation du produit de l'activité neuronale de milliards d'individus. 

Il y a le savoir communicable, ce qui peut-être définit le savoir justement, et le savoir qui n'est que très partiellement transmissible, ce qui est le propre des souvenirs des uns et des autres. Mais dans un cas comme dans l'autre, qu'est-ce donc que la mémoire, puisque c'est bien de cela dont il s'agit, si ce n'est un jeu de polarités positif/négatif, une activité micro-électrique qui engendre en permanence des charges que, d'une façon inconnue, nos cerveaux accumulent à l'infini?   
Ces liaisons attraction/répulsion sont bien à la base même du vivant, qu'il s'agisse des amibes où des galaxies, nous retrouvons là l'enseignement de Newton. 

Le lieu où se constitue notre mémoire, notre cerveau, se trouve à quelque 5 feet above the ground, et c'est aussi le cas des animaux, des mammifères en particulier, dont l'activité cérébrale est si proche de la nôtre dans son principe, si ce n'est dans son produit. 

Le réductionnisme certes est... réducteur, il n'empêche, l'apparition de l'homo sapiens n'est-elle pas à l'origine d'un univers quasi virtuel en suspension juste au-dessus de la surface de la Terre? 

La vision que nous présente le réductionnisme n'est guère contestable : l'humanité est en dernier ressort la création ininterrompue dans nos cerveaux du jeu toujours en développement des lois électromagnétiques fondamentales.

Mais une fois encore, ce qui fait sens échappe au réductionnisme et nous ne comprendrons jamais comment des charges électriques peuvent être porteuses d'une quelconque signification.

Par ailleurs, il y a danger d'être entraîné dans une démarche aboutissant au solipsisme et dont chacun sait qu'une fois engagé dans cette voie, c'est comme dans un trou noir, on ne peut plus s'en dégager.

La Terre est à présent ceinturée d'un réseau d'ondes magnétiques à 1 mètre 60 d'altitude, c'est incontestable mais cela reste une représentation insensée.

Et réductionnisme ou pas, j'ai une forte envie de dormir et de continuer à produire des milliards d'étincelles dont le croisement des unes avec les autres ne manquera pas de donner un sens aux rêves qui m'habiteront...

jeudi 3 novembre 2011

Excusez-moi de vous demander pardon

Pourquoi les socialistes n'ont-ils pas le courage et le bon sens de parler de cette période qui est tout en leur faveur?

C'est une interrogation que je me faisais dans les années 80 quand la droite harcelait les différents gouvernements de Mitterrand avec une mauvaise foi et une violence à laquelle les socialistes réagissaient à peine. Leur pathétique système de défense se limitait à des réponses polies et sans portée genre, "c'est çui qui l'di qu'y est". Et pour ce qui est de l'offensive quand la gauche est dans l'opposition, eh bien elle est inexistante, il n'y a pas d'offensive hormis d'insignifiantes petites déclarations de désaccord.

J'avais bien observé cette lamentable attitude des socialistes à encaisser benoîtement les coups de la droite - qui elle n'y va pas de main morte - sans chercher à comprendre l'origine et la raison de cette masochiste apathie. Et puis la remarque de Ned m'a donné à penser...

Plusieurs éléments peuvent entrer en ligne de compte tels que le rapport historique au pouvoir en France où la mentalité monarchie absolue est encore omniprésente tant dans les relations politiques que dans la sphère économique. 

Mais si cet élément historique peut expliquer pour partie la pusillanimité des socialistes, elle ne rend pas compte cependant de ce phénomène même si, d'une certaine façon, elle trahit une aliénation mentale permanente de la sociale démocratie à la française qui porte avec elle le sentiment et la culpabilité de n'être fondamentalement pas à sa place sur le trône républicain. 

Souvenons-nous de la déclaration de Chirac en 1981 ou 82 : « L'expérience socialiste ne durera pas deux ans ». Sous-entendu, il s'agit d'une aberration historique, la gauche n'est naturellement pas faite pour le pouvoir, ce n'est pas sa place, qu'elle reste where it belongs : dans les coulisses du théâtre de la bourgeoisie.

La droite n'a pas de ces complexes : le pouvoir lui est naturel, elle le sait, l'affirme et le rappelle en permanence : Les socialistes sont au fond des usurpateurs !

La dimension religieuse entre les Protestants du nord de l'Europe et les Catholiques est je crois essentielle pour expliquer la différence du rapport au pouvoir entre les uns et les autres. Martin Luther était un révolutionnaire qui a bouscule d'incroyable façon le dogmatisme catholique et ce faisant à tué le Père, aka le Pape.

On remarquera combien le titre du pape est parlant si l'on use d'une grille de lecture freudienne... Le Saint Père ! Tout est dit...

C'est précisément cette interprétation freudienne que j'adopte (en toute modestie).

Si l'on considère que l'humanité s'est constituée à partir du schéma classique du père chasseur et pourvoyeur de nourriture, la figure de celui qui est érigé en totem et dieu salvateur est bien celle du père protecteur et nourricier, celui qui défend et perpétue la vie du groupe. Au fil des millénaires, c'est bien celui qui dispose de plus de forces et d'autorité qui domine les autres, la horde ou la tribu. Et in fine, c'est toujours d'un pouvoir économique au sens large qu'il s'agit. C'est un fait de nature qui est devenu fait de culture.

Par extension, cette figure ne se retrouve-t-elle pas dans le caractère de l'entrepreneur, non pas d'abord au sens économique moderne, mais tout bonnement chez l'individu capable de prendre des initiatives et ayant l'appétence du pouvoir que n'ont pas les autres?

C'est là je crois que se retrouve l'entrepreneur capitaliste, celui qui, à l'origine, prend des risques qui doivent lui assurer l'accession au pouvoir économique et politique donc, c'est tout comme.

Depuis des siècles et tout particulièrement la Révolution industrielle, l'entrepreneur est celui qui donne du travail et assure les revenus et donc la survie des masses. Il n'est que de voir les menaces et le chantage régulier des possédants à s'exiler et à délocaliser si les partageux deviennent par trop importuns.

Elle trouve là son origine je crois, la lâcheté des socialistes face à la droite porte-parole des possédants. «Excusez-nous de vous demander pardon mais on voudrait bien récupérer un peu du fruit de notre force de travail que vous exploitez à des fins privées, mais on ne voudrait pas vous bousculer ni vous froissez et puis surtout si vous faites les gros yeux soyez assurés que nous n'insisterons pas ».  

Les socialistes français n'ont toujours pas tué le père, le Saint Père qui les domine, et ce n'est certainement pas demain la veille qu'ils le feront, surtout avec un dur comme F. Hollande à leur tête. 

On rendra cette justice aux communistes qu'ils n'avaient pas ces pudeurs de rosières et qu'ils savaient comment déboulonner les fausses idoles de leur piédestal. 

Lénine, Trotski, revenez, tout est oublié !
 

jeudi 27 octobre 2011

Le Crédit Agricole recherche un directeur pour son agence d'Ussel

Que peut-on dire de positif sur F. Hollande si ce n'est que c'est sans doute un type sympa et débonnaire qui a voté pour la ratification du traité de Lisbonne à laquelle une majorité d'électeurs s'était opposée par référendum en 2005 ?

Un gentil garçon qui ne veut froisser personne, le gendre idéal comme on dit, que son sens du compromis et de l'évitement a fini par mettre en situation de représenter la gauche d'ici 7 mois... La gauche... (soupir)...

Autant voir Sarko partir serait une délivrance mais ce n'est tout de même pas un programme malgré ce qu'a dit Hollande à Lyon l'autre jour : Il est temps de choisir un autre président pour la France !

« Le style c'est l'homme même » dixit Buffon, voyons ce qu'il en est...

Pompidou a laissé le Centre Beaubourg, Giscard le musée d'Orsay, Chirac le Musée des Arts premiers, Sarko rien mais on n'attendait rien, c'est cohérent et Hollande serait du genre à inaugurer un musée des couvercle de boîtes de fromage.



Comme c'est le cas avec tous les braves types, ils ne suscitent aucune passion pour ou contre, ni admiration ni détestation, leur insignifiance les met à l'abri des tourmentes. 

La classe politique française est désespérante depuis le départ de Jospin et Hollande en est bien le reflet.

lundi 24 octobre 2011

Apprendre, oublier...


L'autre jour je rencontre un ami dont je sais qu'il suit les cours du Louvre. Nous échangeons donc quelques mots sur le sujet et il me fait part de sa lassitude de tant apprendre et de si peu retenir. Son domaine est pointu tout de même puisqu'il s'agit de sigillographie égyptienne... 


  Pas celle de Farouk mais bien celle de Toutânkhamon. 

In petto me revient la phrase de Hegel :  
"L'érudition, toujours, s'étend le plus là où il y a le moins à prendre."
Il me semble que ceux qui éprouvent du plaisir à apprendre sont atteints du complexe totalisant qui vise à la maîtrise de quelque chose, au désir globalisant de ce qui par nature ne peut être retenu au sens où on ne retient pas l'eau qui file entre les doigts. Cette propension à la rétention est ouverte à l'interprétation mais peut-être celui qui s'attriste de ne pas tout retenir de ce qu'il apprend est-il victime du mélange et de la confusion des deux grands pôles autour desquels s'organise l'esprit, la Passion et la Raison.

L'accumulation du savoir serait de nature mathématique et donc rationnelle tandis que le pur plaisir de l'apprentissage relèverait de la sensation c'est-à-dire de l'esthétique.

Pour x, y, z raisons, histoire, culture etc. le savoir et la connaissance sont d'abord et avant tout des instruments de libération de notre condition animale naturelle et donc valorisés comme tels alors que l'aspect jouissif mais " inutile et improductif " du savoir pour le savoir apparaît socialement bien secondaire. C'est le propre de l'art d'ailleurs.

Je devrais suggérer à mon voisin de se pencher vers l'eau de la source pierienne et d'oublier un peu, justement, la dimension strictement rationnelle de l'accumulation du savoir. Apprenons à goûter plus encore le plaisir de l'apprentissage comme on se désaltère à l'eau du savoir de la source pierienne. Il est agréable d'apprendre comme il est agréable de se désaltérer, plaisir du corps, plaisir de l'esprit, on retrouve l'unité de l'Être.  

L'eau, le savoir, c'est tout comme d'une certaine façon, tout est flux et passager, et que la raison cède un peu le pas à la jouissance de l'esprit libéré.

Toutes considérations qui par ailleurs ne sont guère de nature à intéresser Bart qui semble moins sensible aux plaisirs de l'esprit que sa petite sœur Liza.

(There's something kantian in the line Bart is writing... Amusant.)

jeudi 20 octobre 2011

L'empire des signes


Chaque fois que les bourses  « dévissent », pour reprendre le vocabulaire « ready made » des médias, on a systématiquement droit aux mêmes photos d'employés des sociétés de courtage ou des banques, dans des poses et des expressions d'incompréhension ou d'apparent désarroi, photos destinées à bien nous persuader de la gravité de la situation. 

Il y a bien de quoi s'inquiéter en effet puisque même les professionnels supposés avoir les nerfs solides paraissent à ce point tétanisés qu'ils ne peuvent s'empêcher d'exprimer les émotions les plus primaires de peur et d'angoisse devant ce qui apparaîtrait bientôt comme la fin du monde.

A la vérité, je flaire encore la bonne grosse manipulation des esprits par les journaux et autres télés qui ont une fois pour toutes décidé de l'infographie chargée d'illustrer la rubrique « Économie et finances  ». Les personnes que l'on voit ainsi sont peut-être tout simplement fatiguées parce que leur boulot est fatiguant. Ou pour tout autre raison. Et peut-être ne sont-elles même pas fatiguées...

Ainsi la femme de la première image se concentre-t-elle sur son écran comme vous et moi parce qu'elle est à ce qu'elle lit et la photo n'acquière d'autre sens que celui qui émerge du contexte global et du texte qui accompagne l'article qu'illustre l'image. L'autre femme à droite porte une espèce de blouse verte avec deux écrans en arrière-plan. Le port de la blouse indique qu'il s'agit d'une employée pas du tout désespérée mais qui n'a pas assez dormi et se demande ce qu'elle va préparer pour le repas des gosses ce soir.

Pour ce qui concerne la dernière photo du type qui se tient le front elle a été prise en 2002, c'est-à-dire au moment où le CAC était à son plus haut historique (+6.000). Le gars n'a aucune raison d'être effondré par la situation du marché mais peut-être davantage parce qu'il a découvert la veille que sa femme avait un amant. Ou peut-être se tient-il tout bonnement la tête...

L'Empire des signes, pour reprendre le titre de Roland Barthes, parce que cet exemple de la façon dont les médias couvrent les marchés est typique de l'univers mental dans lequel nous vivons, fait d'images et de mots qui sont autant d'instruments de déraison et d'instrumentalisation. Au point que s'installe dans nos esprits un conditionnement d'ordre pavlovien à la vision ou à la perception de tels et tels signes chargés d'un signifiant qui lui a été attribué par ceux qui ont accès et disposent du pouvoir médiatique.

On a tous les jours mille petits exemples de manipulation subliminale, involontaire d'ailleurs je crois, c'est notre monde contemporain qui veut ça et aussi (et peut-être surtout) le panurgisme mental des journaleux devant les écrans sur lesquels ils produisent leurs textes.

Ainsi pour rester dans le domaine de la finance, combien de fois n'avons-nous pas lu des titres (accrocheurs, c'est le B A BA du métier) genre : le $ s’effondre face à l'€! Ou à l'inverse, l'euro sombre face au dollar! S'effondre? Comme les Twin Towers alors? Sombre? Comme le Titanic et il n'y a plus d'espoir? Tout ça parce qu’il y a eu une variation de 2,3% de valeur entre les deux devises et qu’il n’y paraîtra plus la semaine prochaine…

A observer combien les médias grand public dramatisent toute situation parce qu'ils reposent sur l'éternel « panem et circences », on s'attend à ce qu'un jour ce soit ce type d'image qu'ils utilisent pour impressioner définitivement les masses :

 
Le désespoir absolu devant la mort du Sauveur, autrement connu sous le nom d'Argent, aka Mammon.

Ce ne serait pas absurde au fond tellement la religion de l'argent et du lucre est aussi universelle que le besoin religieux de l'humanité. Mais c'est une autre histoire et le billet est bien assez long comme ça.

Allez, un dernier pour conclure...


C'est l'histoire d'un gars qui s'est pris une méchante cuite la veille au soir avec ses potes traders qui venaient d'empocher chacun leur 2 millions de bonus annuel. Alors il a mal à la tête, c'est normal...

(La crucifixion de Simon Vouet)

lundi 17 octobre 2011

Chuck Berry et Lazarus Spengler

Comme je descendais des fleuves impassibles, je m'aperçus un jour que plus je m'informais sur la biographie de tel ou tel musicien américain de jazz, de blues ou d'autre forme musicale, plus je découvrais combien nombre d'entre eux avaient commencé par chanter des hymnes et autres gospels dans les chorales des églises protestantes (whatever the sub-class) de leur quartier.

Je n'ai pas vraiment cherché à collectionner des noms mais on peut penser à Aretha Franklin par exemple ou Chuck Berry précisément dont les pères étaient tous deux diacres ou je ne sais trop quoi dans les églises baptistes du sud des E.U. Certainement il y en a d'autres que vous connaissez et auxquels je ne pense pas.

Quels étaient les chants des chorales religieuses interprétés par les jeunes noirs d'Alabama ou de Georgie, je n'en ai pas la moindre idée mais j'imagine qu'il ne s'agissait pas simplement de reprendre les textes des quatre Évangiles tels quels, il devait y avoir des compositeurs spécifiques pour ce type de musique et des auteurs "spécialisés" pour écrire des textes à la façon du XVIIIe siècle européen.

Lazarus Spengler était l'un d'eux mais aussi Salomon Franck ou encore Christian Friedrich Henrici et bien d'autres encore qui furent actifs dans l'Allemagne d'après la Réforme.

Même si les cantiques et autres psaumes du XVIIIe allemand n'ont pas traversé l'Atlantique (sauf peut-être chez les Amish), j'imagine que des auteurs - blancs - américains ont écrit d'autres textes de la même veine pour les offices des églises baptistes du Nouveau Monde et que ce sont ces poèmes qu'ont entendus et chantés des millions de noirs depuis deux siècles.

Ce qui est intéressant c'est de considérer que nombre d'enfants noirs on été initiés à la musique au cours de leur éducation religieuse mais que loin de poursuivre et de perpétuer cette forme musicale mortifère et vieille de deux millénaires (cf. Livre des Psaumes), ils se sont servis de cette tradition blanche pour élaborer une musique qui a bouleversé le sens musical du monde entier.

Que ce soit en Iran, en Chine ou au Brésil, Chuck Berry et ses descendants, les Rolling Stones, les Beatles ou n'importe quel groupe anglo-Américain, sont autrement populaires - c'est une litote - que la musique chrétienne que n'écoutent guère plus que les fidèles des offices religieux dominicaux.

Que les descendants des Africains que les blancs sont allés chercher chez eux pour en faire leurs esclaves se soient finalement affranchis (partiellement) de la servitude que les Blancs européens leur ont imposée en se servant précisément d'une partie de cette culture blanche est une démonstration renouvelée du processus historique universel de dépassement dialectique, oppression, résistance et renaissance à un stade supérieur.

On peut tout de même mettre au crédit de l'enseignement religieux chrétien une formation des esprits qui ne se réduisait pas à l'aliénation de la raison, celle-ci étant de toute façon invincible sur le long terme. C'est même toute l'histoire de l'Humanité...

jeudi 13 octobre 2011

Hello Goodbye



Voilà que Shall we Talk a passé ses quatre ans et comme je vous l'ai déjà dit il y a deux mois, j'ai de plus en plus de mal à l'entretenir. Ce genre d'activité c'est comme tout, ce qui était un divertissement devient lentement une espèce de contrainte. Et pourtant, par Odin, j'y suis attaché à mon petit blog qui est ma préoccupation quotidienne depuis deux ans que je l'ai relancé.

J'ai toujours autant d'idées - bonnes ou mauvaises, chacun est juge - mais il m'est de plus en plus pénible de les mettre en chantier, de les travailler avant d'en faire quelque chose de présentable. Autrement dit je suis arrivé au stade où consacrer plusieurs heures par semaine à nourrir le blog ne m'est plus aussi gratifiant qu'auparavant. Mitigated feelings anyway...

Il y a aussi que je me suis très fortement investi dans mon activité de contributeur de Wiki et, ce qui est dans l'ordre des choses, une motivation en remplace une autre.

Il serait possible de baisser le rideau d'un coup d'un seul et définitivement mais, outre que ce serait désobligeant à votre endroit, j'écrirai sans doute de temps en temps un billet par ci, par là quand l'envie m'en prendra tout soudainement.

Enfin voilà, je prends un peu de recul et ne fournirai plus deux ou trois billets par semaine voire plus comme il était accoutumé depuis toujours (sauf six mois de suspension en 2009) mais plutôt par mois. En fait je n'ai pas de programme.

Merci à vous tous qui faites vivre le blog, Ned, Anijo et Christine, ZapPow et Jan tous les deux d'une fidélité qui force le respect, à un visiteur(euse?) discret et extrêmement régulier de Virginie (USA) qui ne s'est jamais manifesté mais qui suit ce blog depuis au moins 18 mois et sans doute plus, à la Globule qui passe de temps en temps ainsi qu'à Semper et même Rocket qui est passé des centaines de fois. Quelqu'un de New York également vient occasionnellement tous les mois, ainsi que de Belgique.

Je sais bien que j'ai déjà écrit des billets tels que celui-ci mais enfin il y a bien un jour qui est le dernier jour...

Shall we talk has been my daily obsession for dozens of months now and I need to ease the pressure, really.


See you.

lundi 10 octobre 2011

What a riot!

 
Yu Minjun est le plus connu des peintres chinois contemporains et aussi celui dont les œuvres se reconnaissent instantanément puisque absolument tous ses personnages arborent en permanence un rictus exacerbé d'irrésistible hilarité.

A ma connaissance il n'a jamais peint de figures féminines, ce qui peut s'interpréter d'au moins deux façons qui ne sont d'ailleurs pas exclusives l'une de l'autre : La distorsion qu'il inflige aux visages masculins, déjà anxiogène telle qu'elle est serait peut-être encore plus insupportable sur un visage féminin et par ailleurs il prend l'homme non pas en tant qu'individu singulier mais au contraire comme représentant générique de l'espèce humaine, c'est-à-dire de notre condition à tous.

Il reprend ici le célèbre portrait du Pape Innocent X par Velázquez, portrait dont Francis Bacon a donné une version particulièrement déchirée.


J'aime autant l'une que l'autre ces deux reprises qui chacune à sa façon « explose » la représentation officielle d'un personnage symbolique de la culture occidentale, notamment ce 234ème Pape du XVIIè siècle.

Cette toile est tout particulièrement efficace qui nous donne à voir en fait de personnage quasi sacré du monde chrétien une espèce de nabot vêtu d'un simple drapé dont la couleur noire de la soie tranche d'autant plus vivement avec la couleur rose jambon des chairs du sujet. Le détail qui tue c'est évidemment ce caleçon noir qui détruit instantanément le statut quasi idolâtre dont jouissait l'individu nommé Giovanni Battista Pamphilj de la part de ses contemporains. Lui aussi n'était in fine qu'un organisme aux besoins quotidiens.

C'est évidemment tous les détenteurs passés et présent de ce même pouvoir qui sont représentés dans ce tableau peint par un Chinois dont la culture est radicalement étrangère à cette création du délire religieux occidental. Le personnage, comme tous ceux de Yu Minjun, a donc les traits chinois ce qui rend d'autant plus comique cette image d'un nabot élevé sur son trône par la vésanie de ses adorateurs.

La signature de Minjun, ce sarcasme permanent sur les visages des personnages du peintre qui exprime ainsi sa vision cynique du monde, délivre ici toute sa puissance qui donne à voir un avorton aux cinquante dents se fichant ouvertement de la masse de ses fidèles et du monde entier.

Il n'est pas sûr que le Vatican qui possède d'inestimables richesses artistiques fasse monter les enchères pour acquérir cette toile...

(The Pope -1997- Huile sur toile, 198x186. Collection privée)

lundi 3 octobre 2011

Jean Sébastien Bach et le Patriot Act



Il y avait le mois dernier dans le New York Time un article sur le Patriot Act qui m'a rappelé combien sont fréquentes dans les médias américains les formules quasi rituelles relatives à "our security" ou encore "our enemies", "the enemies of America" etc.

Je sais bien la part de l'usage politique qui est faite de cette évocation quasi quotidienne par les politiques américains mais tout de même, y a-t-il un autre pays au monde (la Corée du Nord peut-être?) où ce genre de vocabulaire est utilisé de façon courante, habituelle et qui reflète un état d'esprit qui doit bien correspondre à une réalité mentale donnée?

Ne reconnaît-on pas là l'héritage des immigrés anglais, hollandais ou allemands du XVIIè siècle et après qui se sentaient persécutés en Europe à cause de leurs convictions religieuses et qui décidèrent de s'établir dans le Nouveau Monde?

Je ne sais quelle était la réalité des persécutions que subissaient des Protestants dans les pays qui avaient connu la Réforme mais ce qui est sûr, c'est que toute croyance d'ordre religieux implique nécessairement un sentiment de rejet et d'exclusion par ceux qui se définissent dans une différence par rapport aux autres. On ne peut être in et out à la fois quand on "choisit" de se joindre à une communauté.

En débarquant dans les colonies américaines, les colons ont amené avec eux ce sentiment obsidional qu'implique une commune appartenance religieuse sensée protéger (justement!) de ceux qui ne partageaient pas leurs convictions (parce qu'ils en partageaient d'autres).

Avec une culture aussi imprégnée de religion que celle des États-Unis dont la religion est bien à l'origine même du peuplement et donc de la raison d'être historique, il est tout à fait dans l'ordre des choses que ce qui composait les mentalités collectives il y a trois siècles en Europe se retrouve intacte et inchangé sur un autre continent où le sentiment religieux semble aussi vivace qu'au temps des immigrants des XVIIè et XVIIIè siècles.

Le rapport avec Bach vous demandez-vous? Il se trouve que je suis engagé depuis bientôt trois mois dans la rédaction de l'intégralité des articles consacrés aux cantates de J.S Bach sur Wiki français et que je lis donc les textes qui étaient chantés avec ces cantates (il y en a 240!).

Tirés des Évangiles, soit écrits exprès pour telle ou telle célébration religieuse par les poètes de l'époque en Allemagne, tous Chrétiens et Protestants, les contemporains même de ceux qui quittaient l'Europe pour l'Amérique, tous ces textes évoquent et invoquent la protection de Dieu contre les ennemis ou les puissances menaçantes, de l'amour qu'il prodigue, de l'obéissance qui lui est due etc., on connaît tout ça...

Il est saisissant de considérer combien ces gens qui vivaient il y a trois siècles baignaient dans un univers mental comparable à celui des enfants ou des peuples « primitifs » qui, tous, s'inventent des créatures et un monde fantastique que l'anthropologie et la psychanalyse nous ont permis de considérer d'un œil rationnel.

J'ai choisi cette cantate BWV 85 Ich bin ein guter Hirt (je suis un bon berger) parce que son titre est bien significatif de ce que toutes les religions et croyances prétendent apporter aux hommes : la protection du surmoi, l'image du père à la fois tout puissant, aimant et terrible mais aussi le berger qui rassemble et mène les brebis qui seraient perdues et à la merci des prédateurs (les ennemis) s'il n'était pas là.

La croyance religieuse est la même avec les mêmes obsessions que du temps de Bach, la protection contre les ennemis, le réconfort et l'assurance d'une puissance supérieure pour affronter le monde hostile. Est-il exagéré de supposer que cette attente d'une puissance supérieure s'est sublimée et s'est réalisée aux U.S dans la constitution d'un monstrueux appareil militaire parfaitement inutile pour se défendre (de qui? des Canadiens? des Vénézuéliens?) mais tout à fait adéquat pour transformer en chaleur et lumière le reste de la planète qui est potentiellement rempli d'ennemis?

L’Europe elle, s'est considérablement sécularisée et ses habitants ne voient plus le monde au travers du prisme religieux, les Européens n'ont pas cette obsession de l'« ennemi » qui vivrait en permanence à leur côté pour leur nuire et les détruire. Contrairement aux États-Unis, les pays européens ne sont ni militaristes ni bellicistes (il est vrai que Anders Fogh Rasmussen est un contre exemple assez terrifiant, mais n'est-il pas de culture protestante lui aussi justement?) et je considère que c'est aussi une conséquence positive du recul de l'obscurantisme religieux que les hommes n'aient plus la propension à se considérer ennemis les uns des autres parce que les superstitions tendent « naturellement » à les séparer les uns des autres. 

jeudi 29 septembre 2011

Y aurait-il une justice malgré tout?


On n'entend plus parler du Front national depuis quelques jours que la scène politique s'est un peu agitée avec les Sénatoriales et pour cause, à ce que je sache ce scrutin au suffrage indirect ne représentait aucun enjeu pour ce parti. Il n'empêche, quand viendra le premier tour des Présidentielles, j'envisage toujours comme hypothèse la plus probable que Marine Le Pen se retrouvera au second tour avec Sarkozy qui sera réélu (65/35).

Mais les résultats de dimanche dernier, énième défaite électorale pour la droite depuis que Sarko a été élu, laissent présager des Législatives chaudes chaudes pour l'UMP en juin prochain. Sarko étant devenu très rapidement un produit hautement toxique pour les élus de base qui font tout pour ne pas être associés à sa personne et encore moins vus en sa compagnie, si le suffrage indirect donne les résultat que l'on sait au Sénat on imagine ce que le suffrage au scrutin direct donnera sur le terrain dans 9 mois...

Je vois venir gros comme une maison une nouvelle cohabitation, ce serait donc la quatrième depuis 1986, avec Sarko dans le rôle de Mitterrand à l'époque, quand et l'Assemblée et le Sénat étaient contre lui, ce qui n'était pas le cas de Chirac, (ce qui ne faisait pas une bien grande différence pour lui d'ailleurs).

On peut légitimement croire que c'est non seulement la politique menée par Sarko depuis plus de quatre ans qui a entraîné les déroutes électorales successives de l'UMP (municipales, cantonales, régionales et sénatoriales) mais également un rejet de nature quasi biologique de sa personne par le corps électoral, de gauche comme de droite.

Même si Mitterrand suscitait chez ses opposants les sentiments de détestation qui sont propres à la vie politique, Sarko, lui, aura réussi ce tour de force de se faire haïr par une partie non négligeable de son électorat, ce qui n'était pas le cas de son prédécesseur en cohabitation.

Il faut donc prévoir cinq ans supplémentaires de Sarko qui sera cependant encore plus réduit à l'impuissance que Chirac ne l'était entre 1997 et 2002.  

Le statut futur du petit caïd importe moins cependant que les résultats presque révolutionnaires au fond des élections de dimanche dernier, et on veut croire que la gauche désormais majoritaire fera ce qu'il faut pour que soient abolies les conditions qui ont permis pendant plus d'un demi siècle pareille mainmise de la droite sur la République.

Et tout ça à cause de la guerre d'Algérie qui a été l'occasion du retour du Général (---> nouvelle Constitution) qui lui-même s'est cassé les dents sur le système mis en place par la droite de toujours qui avait réintégré le pouvoir à sa suite.  

Cela n'est sans doute pas très important aux yeux de l'électeur de base pour qui le Sénat est toujours resté une entité incompréhensible et sans objet mais c'est tout de même un déboulonnage hautement bienvenu du système qui a permis à la droite d'entraver le mouvement réel du pays. 

Et Tasca qui s'y voyait déjà...

lundi 26 septembre 2011

New York, an American crime free city


Il y a quelques mois SemperFidelis nous rappelait que le perp walk faisait partie du système accusatoire du droit anglo-saxon et que la procédure était applicable dans tous les pays relevant du common law system. Bon d'accord. Quand le dernier perp walk a-t-il eu lieu au Royaume-Uni qui est tout de même le pays d'où émane le système accusatoire moderne? Bon, question suivante...

Quand le dernier perp walk a-t-il eu lieu aux États-Unis? Ou du moins à New-York? Le dernier dont j'ai entendu parler concernait un Français il y a quatre mois. Depuis, unless proven otherwise, plus de perp walk à New-York, la ville est débarrassée de ses derniers criminels.

Au-delà de la nature éminent sadique de la pratique (si j'ai bien compris il s'agit de montrer une tête à la foule durant les quelques mètres qui séparent la sortie d'un commissariat jusqu'au fourgon cellulaire) j'ai beaucoup de mal à ne pas croire que Cyrus Vance - puisque c'est lui qui décide de la mise en scène - n'ait pas songé que se payer un Français aux yeux de ses électeurs ne pouvait pas être un handicap pour se réélection prévue l'an prochain.

Et je reste convaincu qu'il n'aurait pas été si zélé et précipité s'il s'était agi d'un Russe, d'un Chinois ou d'un fils d'émir arabe. Until proven wrong, I'll still have my doubts...

samedi 24 septembre 2011

Class Warfare

 
Je viens d'entamer ma cinquième année d'abonnement au Vélib' et j'en suis globalement très satisfait. 

Oui mais il y a tout de même une chose qui me désole, c'est de constater le nombre de Vélibs' volés, ce qui se remarque immédiatement puisqu'ils sont attachés par les anti-vols que la société Decaux met à la disposition des voleurs. Et puis il y a les maltraités mais là il est trop tard, on ne peut plus rien faire. C'est la vie...

N'importe quel promeneur dans Paris voit bien tous ces Vélib' volés, ils ne sont pas partis dans l'espace où on ne pourrait plus les récupérer, non ils sont bel et bien à Paris pour la très grande majorité d'entre eux, encore faudrait-il que leur propriétaire, la société Decaux se donne les moyens d'empêcher -1° qu'ils soient volés, et -2° de les récupérer.

Et plus je me sers du système, plus je suis convaincu que Decaux se fiche -quoi que ses campagnes de "sensibilisation" voudrait faire croire - comme d'une guigne des Vélib's qui ne représentent quasi rien dans son chiffre d'affaires.

Je ne peux entrer dans de longues explications mais l'important c'est que les Vélib's sont là, sous nos yeux, il suffit de les récupérer.

Je suis tenté (et je succombe à la tentation) de faire un parallèle avec la crise, très grosse crise dans laquelle le monde se trouve actuellement et les États qui cherchent à récupérer de l'argent pour combler les déficits publics, rembourser les emprunts etc. 

Je regarde cet article du Sunday Time qui nous informe que les mille plus riches personnes du Royaume Uni possèdent une fortune cumulée de près de 400 milliards £. 

400 Milliards £!!! Ah tout de même... Et juste en Grande Bretagne où le journal n'omet pas de préciser que cette somme représente plus du tiers de la dette nationale.

Mais ça c'est peanuts et petit bras si l'on regarde ce classement de Forbes. Là on en est à $4.5 trillion pour 1.250 personnes. Des individus quoi, des organismes qui dorment et mangent etc. comme vous et moi. 1.250 individus qui vivent sur la même planète que 6 milliards d'autres individus.
Crisis? Which crisis?

Le parallèle avec le Vélibs' vous paraît peut-être plus compréhensible à présent : l'argent dont ont besoin les États et les peuples il est là, il ne s'est pas plus évaporé dans l'espace que les Vélib's, il n'y a qu'à aller le chercher là où il se trouve.

Un petit obstacle cependant, c'est que les détenteurs de ces richesses durement acquises ont besoin de maintenir tel qu'il est  - voire de l'améliorer - le système qui permet ces accumulations psychotiques de valeur et surtout de le protéger des velléités de ceux que traversent de troubles pensées redistributrices. Rien de plus aisé, il suffit de circonscrire les forces politiques au moyen de politiciens chiens de garde choisis pour leur capacités à créer les arguments les plus spécieux pour justifier le système et protéger leurs maîtres.

Aux US ce sont les Républicains qui parlent de class warfare si j'ai bien compris (et d'une certaine façon ils ont bien raison), et en France ce sont des Fillon qui évoquent la retraite à 67 ans...

C'est à faire regretter Lénine et Mao...

mercredi 21 septembre 2011

I want to be in America, life is easy in America...

Bon, cette fois-ci j'ai bel et bien regardé Strauss Kahn à la télé dimanche et il semble que je ne sois pas le seul à avoir trouvé courageuse son attitude de venir exposer sa version, qu'on n'avait encore jamais entendue puisque toute cette affaire a été menée à charge - c'est son boulot mais il pouvait le faire de façon différente- par le D.A de NY.

DSK s'est référé 11 fois je crois au rapport de C.Vance, le montrant autant de fois à l'écran. Alors je suis allé le lire ce rapport, accompagné de la traduction française et je me demande ce que fait encore N. Diallo aux E.U. Il faut le lire pour le croire. Rien, absolument rien n'est reproché à DSK, par contre c'est une totale démolition de la plaignante à laquelle se livre le bureau du procureur. Il n'y a pas une page où Cyrus Vance lui-même n'admette qu'il avait affaire à une menteuse pathologique..

"nous sommes confrontés à une situation dans laquelle il est apparu de plus en plus clairement que la crédibilité de la plaignante ne résistait même pas à l'évaluation la plus basique."
A propos de l'appel qu'elle avait donné à un de ses amants/maris emprisonné en Arizona :

This call was translated and certified as true and accurate by two Fulani-English translators. While differing in their precise word-for-word transcription of the call, both translations are materially similar in their discussions of making money with the assistance of a civil lawyer. On August 8, 2011, the complainant filed a civil suit against the defendant, seeking unspecified monetary damages.

Cette note 17 de bas de page devrait convaincre les derniers sceptiques that she was in it for the money. 

Une fois encore, une femme peut accuser de viol n'importe qui, elle sera crue a priori et plus encore si elle possède les fondamentaux de la comédie, ce qui est assez courant to say the least. Il est même écrit dans le rapport qu'à une question précise des enquêteurs elle s'est roulée par terre en feignant le désespoir. Come oooooooon...

Résultat des courses, on sait ce qu'a vécu DSK, je n'ai pas entendu parler d'excuses de la part du procureur (c'est partout pareil et depuis toujours) ni de réparations financières pour l'inimaginable préjudice qui lui a été causé.

Comme il est de rigueur - parce que telles sont les conséquences de la diffamation - on entend dire et on lit que DSK n'est pas innocent, c'est juste qu'il n'a pas été possible de prouver qu'il était coupable. 

On devrait enseigner aux enfants de 7 ans dans toutes les écoles du monde les deux adages latins :

"Affirmanti incumbit probatio" et "Quod gratis asscribur gratis negatur". Autrement dit, prouvez-moi qu'il n'y a pas de petits hommes verts sur la Lune et je vous croirai mais comme vous ne le pourrez pas, il y aura toujours un doute. Prouvez-moi que DSK (ou tant d'autres d'ailleurs) est innocent mais comme c'est impossible, il y aura toujours un doute. Prove me there's no God etc. Being a womanizer is one thing, being a rapist is another one.

Il est donc possible de mentir à plusieurs reprises à des enquêteurs judiciaires américains, de faire de faux témoignages sous serment devant un Grand Jury (which is a crime in the U.S!), d'accuser de crime quelqu'un qui certainement (il le reconnaît lui-même) n'a pas agi de la façon la plus intelligente qui soit, de frauder les services fiscaux et autres et life goes on in America... 

This woman is a delinquent et la justice new-yorkaise s'en lave les mains. Ah bon...


dimanche 18 septembre 2011

My teenage American girlfriend

 

The most unexpected letter I ever received in my life landed in my letterbox during the winter of 1983. The first thing that caught my attention was the American stamp on the envelope. Uh?

Inside was a letter in French from a young American girl. Uh?



She was a student in French and asked me how the French did celebrate on the third or fourth of January (that wasn't her precise wording of course).

Now this happened nearly thirty years ago and I don't precisely remember the details but I eventually found out - and maybe did she explain it in her letter- that her teacher (for some reason I imagine she had a female teacher) asked the students to pick up names randomly (probably in a phone book) and send letters to the French people whose names and adresses they would have found. And I was at the receiving end...

Needless to say I answered the girl, don't remember her name, about the Galettes des rois (that's how I remember it was during the winter) and congratulated her etc.

And I couldn't help thinking that was a brave move by the teacher (and an extremely positive and pedagogical one at that) that I considered at that time, and still do now, so symbolic of what is usually considered the American mindset at its best.

I explain: Here are the notions of  taking risk, being open minded, taking initiative, going outside of one's own little world and, aptly, making contact with people speaking the language the teenagers were learning.

I mean, what where the chances, that all letters would arrive by curious and interested French people who would take the pain to answer? Did all the students receive an answer? Not counting the addresses that weren't valid any more etc. So I imagined the teacher asked the students to write two letters just in case, 'cos it would have been so devastating for one or two of them not to get any letter back from France.

Now, I admit I was impressed by the pedagogical skills of the teacher and I sort of remember I asked the girl to congratulate her for her bright idea, just a bit worried that she may not receive my letter, stuff happens...

And then what happened will you ask? Well, I kept the letter of the girl for some months? Some years? Until I eventually lost trace of it, maybe during the time I spent in London between 1984 and 1985, but at the end of the day I was unable to possibly write her another letter.

That could have been the end of the story but not quite so.

Since I never forgot this episode, in the first months I had a computer (2003) I sent an email to the American association of teachers of French with the vague hope they could locate the teacher (by then, 2003, I think I still had a confused idea the letter was from the East Cost). To no avail alas, I never had any mail back, be it just to inform me they had received my query. Fair to say, twenty years had already elapsed betwen the day I received the winter letter and the day I wrote to the association. I could try again but it's been nearly thirty years now...

Thirty years... sigh... By now Isabelle must be 45, have married and mothered two or three puppies...

Now, Isabelle, is that you calling after me?