samedi 27 décembre 2008

Représailles

Pendant l'Occupation allemande, quand un soldat ou un officier se faisaient descendre par la Résistance, les Nazis réclamaient la tête de 25 ou 50 Français, (communistes de préférence).

Israël est beaucoup plus impitoyable : Pour quelques roquettes tombées un peu au hasard au sud du pays, sans faire de victimes, ce sont plus de 300 militants et civils qui sont liquidés.


Les Nazis sionistes ont décidément bien dépassé leurs anciens tortionnaires en matière de représailles.

Israel delenda est!


mardi 23 décembre 2008

Disponibilité


Vers 1969, Hara-Kiri hebdo publiait une couverture (de Gébé je crois) où l'on voyait de dos un CRS demandant à Alain Geismar barricadé à Nanterre de se rendre. Geismar, rends toi, fais confiance à la justice de ton pays. Marcellin était à l'intérieur...

Il y a des images comme ça qui vous aident à acquérir une conscience politique.

Du temps de Raffarin des policiers avaient escaladé la clôture d'une école primaire pour récupérer un gosse dans une affaire de garde d'enfants. Cela sur injonction d'un magistrat. Cela avait fait un peu désordre à l'Assemblée puis tout s'était calmé, ça ne se reproduirait plus...

Récemment des gendarmes avec chiens (policiers bien sûr) ont effectué dans le Gers et dans l'Hérault deux descentes dans des lycées/collèges au milieu des ados pour chercher de la drogue. N'ont rien trouvé mais ont certainement favorablement impressionné de futurs électeurs.

Quoi d'étonnant à tout cela me direz-vous? La police et la gendarmerie ne font qu'effectuer les ordres émanant des autorités politiques et judiciaires. Il en va de même dans tous les pays du monde.

En juillet 1940 toute la magistrature a dû prêter serment de fidélité au Maréchal Pétain. Tous l'ont fait le petit doigt sur la couture du pantalon. Tous sauf un, qui a été mis au placard sans plus (je n'ai pas fait les recherches pour savoir qui c'était).

Enseigne t'on à l'E.N.M ce courageux épisode de l'histoire de la magistrature française?

Les magistrats brament tout ce qu'ils peuvent pour revendiquer leur indépendance (comprendre irresponsabilité). Mais ils savent bien qui les emploie et les rémunère. l'État! Alors on obéit.

Si des conditions historiques semblables à elles de 1940 venaient à se reproduire, nul doute que la puissance occupante trouverait au sein de la police, de la gendarmerie, de la magistrature et des grand corps d'État français tout le personnel disponible et compétent pour faire ce qu'il lui serait ordonné de faire.

France, pays des droits de l'homme... Mais oui, mais oui madame...


(désolé, je n'ai pas d'idée pour l'illustration...)

jeudi 18 décembre 2008

Toi aussi, fais-toi plumer



50 milliards de dollars évaporés par un système pyramidal mis en place par un honorable banquier. L'arnaque est vieille comme la finance et ça marche encore. On se demande comment les investisseurs ont pu être assez gogos pour s'engager dans l'embrouille.

Ouais, eh bien ça n'arrive pas qu'aux autres.

Moi qui vous "parle", je me suis fait délester de 400 Francs il y a plus de 20 ans au jeu du bonneteau. Moi qui suis le premier à jurer mes grands dieux que jamais je ne me ferais arnaquer dans ces systèmes et bien plouf, je suis tombé à pieds joints dans le panneau.

Après coup on se demande comment on a pu être assez naïf (comprendre crétin) pour imaginer une seconde qu'il y avait une possibilité de gain avec des aigrefins qui attirent le péquin sur la voie publique.

Et puis on comprend que leur talent n'est pas tant de tricher, ça c'est facile au bonneteau, mais de parvenir à attirer le plus méfiant des méfiants dans leurs filets. Il y a un moment où on bascule et c'est le trou noir. En deux temps trois mouvements on se retrouve allégé de 200 balles, on veut se refaire et on en perd encore 200. Ah le c..!

Retenez la leçon petits enfants : méfiez-vous des inconnus à la bonne mine...


samedi 13 décembre 2008

Les yeux ronds





Il y a plusieurs quartiers africains à Paris, notamment autour de la station Château d'eau.

On y trouve beaucoup de commerces adaptés à la clientèle locale, entre autres épiceries, coiffeurs et salons esthétiques. Les femmes noires viennent se faire défriser les cheveux de telle sorte qu'ils soient aussi lisses que ceux des européennes.

De même, les salons esthétiques vendent des crème blanchissantes (dangereuses) qui tendent à les faire s'éloigner de leur négritude.

Albert Mémmi (portrait du colonisé, portrait du colonisateur) a bien analysé ce mécanisme qui amène nombre de colonisés à s'approprier les valeurs et les symboles de leurs colonisateurs.

Tropisme européen.

De la même façon, nombre de Japonaises se font débrider les yeux pour paraître occidentales. Sans doute les Chinoises vont-elles s'y mettre aussi à présent.

Souvenons-nous que les Japonais, quand ils découvrirent les Américains/Européens, les appelaient : Les Yeux ronds

Est-ce la raison pour laquelle les consternants dessins animés japonais que diffuse à longueur de journée la 5 (Chaîne du savoir et de la connaissance!!!) présentent des personnages avec d'immense et disproportionnés yeux ronds???

Encore un tropisme européen?

mardi 9 décembre 2008

Depuis la nuit des temps.




Pourquoi cette expression met-elle le temps au pluriel? Comme dans "Jusqu'à la fin des temps" ou encore à l'origine des temps?

Il en va de même en anglais il me semble et aussi en allemand. Zum Ende der Zeiten (Ca fait bizarre tout de même).

Origine liturgique et biblique je suppose, encore qu'à l'époque la distinction entre le temps newtonien, la durée bergsonienne et le temps/espace d'Einstein ne devait pas être très marquée...

Jusqu'à la fin des temps peut-il s'appliquer à moi, sujet unique et pensant? Je le pense en me référant à la célèbre trouvaille de Kant dans son esthétique de la Critique de la raison pure : Le temps et l'espace sont les formes a priori de ma sensibilité.

Schopenhauer précise encore cette pensée en affirmant que temps et espace disparaissent avec chaque individu (même les animaux) qui meurt.

Cela semble une évidence qui paraît pourtant facile à contester : le monde ne continue t-il pas à vivre, être, alors même que nous n'y sommes plus?

L'erreur qui fonde cette contestation -sur laquelle se fonde également notre peur de la mort ou du moins notre crainte de quitter la vie- vient de ce que notre imagination se représente l'après alors même qu'elle n'aura jamais aucune réalité pour nous.

Nous nous représentons cadavre dans un cercueil, considérant du fond de la tombe notre double vivant nous observant dans notre caisse. Il y a là bien sûr une totale impossibilité logique puisque nous ne pouvons pas être et avoir été. Jamais nous ne pouvons nous représenter l'avant de notre être hic et nunc puisque nous n'avons pas de repère sur lequel notre imagination pourrait se fonder.

Pour celui qui n'est plus (la mort n'existe pas, ce n'est pas un état) il n'y a plus ni temps ni espace. C'est sa faculté de représentation qui le persuade, tant qu'il vit, que les choses continuent à être quand lui n'est plus.

Quand je meurs tout disparaît et si je me représente la vie continuant sans moi c'est une illusion de mon imagination. Il n'y a d'objet qu'en tant qu'il y a un sujet pour se le représenter.
Le monde continue à être parce qu'il y a (de plus en plus) de sujets pour se le représenter.

Depuis la nuit des temps peut donc s'interpréter comme "depuis qu'il y a des êtres" (des sujets, même des dinosaures) pour qui le temps et l'espace sont les outils qui les mettent en relation avec le monde.

Le monde n'existait pas avant qu'il y ait des sujets pour se le représenter. Et si l'on pense à ce temps antérieur à l'apparition des êtres vivant c'est que nous nous le représentons à présent et rétrospectivement. Produit de notre faculté de représentation.

Les planètes extra solaires qu'on commence à découvrir existaient-elles avant que nous les découvrions? Ben non, puisque il n'y avait pas de sujet pour se les représenter. De même qu'apparaîtrons peut-être des choses que nous ignorons actuellement et connaîtrons ... plus tard. Pour l'instant elles n'existent pas.

Jusqu'à la fin des temps peut donc signifier : jusqu'à la disparition du dernier sujet. Le temps et l'espace se perpétuant au travers de chacun d'entre nous, êtres vivants.

(bon, je l'accorde, on frôle là le solipsisme...)


mardi 2 décembre 2008

1%




Les billets de ce blog ne sont pas exempts de fautes d'orthographe, fautes d'accords, syntaxe et autres barbarismes. Je ne suis donc pas bien placé pour faire des remarques à ce sujet.

Je ne m'en excuse pas ce qui serait une auto absolution, mais je prie les lecteurs de bien vouloir accepter mes excuses! Ou bien encore je leur présente mes excuses. Mais en aucun cas on ne s'excuse soi-même.

Dans le même ordre d'idée de correction linguistique, on ne dit pas un espèce de... Nul besoin d'explications.

On n'écrit pas un soit-disant médecin mais un soi-disant médecin. C'est lui qui se dit médecin. La formule "soi-disant" ne s'applique qu'aux personnes sinon on dira un prétendu remède miracle (ou n'importe quoi d'autre).

Conséquent ne veut pas dire important (on n'entend que ça) mais comme étant la conséquence de quelque chose.

Quasiment est fautif, quoique admis, et s'apparente à presquement.

Je suis allé à Madrid et non j'ai été à Madrid. Être allé quelque part et avoir été étudiant ou soudeur sont deux choses différentes. C'est pour cela qu'il y a deux auxiliaires.

Beaucoup plus inattendu: On n'écrit pas autant pour moi mais au temps pour moi. Je vous laisse le soin de faire les recherches (indice : cela a rapport avec la chose militaire).

La forme interrogative semble avoir disparu. Comment vous avez connu untel? Vous pensez quoi de la crise?

Je me souviens encore de Mademoiselle Legrand, mon institutrice de CM1 qui nous apprenait qu'un s entre une voyelle et une consonne se prononce SSSEEE et non ZZZEEE. Donc athlétisssme et non athlétizzzme.

Mais ce qui me hérisse le plus le poil c'est de lire boîte aux lettres là où devrait être écrit boîte à lettres.

Comme boîte à outils, silo à grains, coffret à bijoux, pot au rose (rien ou peu à voir avec la fleur, c'est une couleur de maquillage que les dames du Moyen-âge gardaient dans un pot conçu à cet effet), armoire à jouets etc.

Si toutes les plaques boîtes aux lettres étaient remplacées par boîte à lettres il y aurait de quoi accroître de 1% le PIB national!

Maintenant, à votre tour de me faire remarquer toutes mes impropriétés... ;-)


vendredi 28 novembre 2008

Simone




Il y avait hier soir un documentaire sur Lévy-Strauss sur ARTE. Molto interessante! J'ai plus appris sur le structuralisme en 1 heure qu'en 20 ans de flâneries dans les dicos. Maintenant il faudrait que je lise les 5 Mythologiques...

Claude Lévy-Strauss est depuis 1973 membre de l'Académie française. Il vient d'être rejoint par Simone Weil dont on ne voit pas qu'il se serait opposé à son élection.

J'ai regardé la bio de S. Weil sur WIKI pensant y découvrir quelque talent particulier, une oeuvre, un achèvement quelconque mais non, c'est une magistrate devenue politicienne comme il y en a d'autres. Bien que la dame soit tout à fait respectable, les raisons de son accession au fauteuil n°13 m'échappent (façon de parler).

Curieuse Académie tout de même qui compte des universitaires de pointure mondiale en son sein, tels Lévy-Strauss et Jacqueline de Romilly et des Giscard précédant Simone.

Ne nous étonnons pas d'y retrouver prochainement un Raffarin qui y trouvera consolation de n'avoir pu être élu président du Sénat. Quelle époque...

jeudi 27 novembre 2008

Fastoche!

Alors moi aussi je peux frimer auprès des gonzesses?


在這裡看到

mercredi 26 novembre 2008

Ah si vous connaissiez ma poule!




Du rare de chez rare!!! (je ne connaissais pas; d'ailleurs je ne connais pas tout le répertoire de Gainsbourg. Chouette! il me reste des découvertes à faire)

jeudi 20 novembre 2008

Christmas my mother

 Drôle de titre penserez-vous en le voyant illustrer une photo de Mamère.

Ce n'est pas de moi en fait mais du Canard Enchaîné il y a une bonne vingtaine d'années à présent. C'était à l'époque où Mamère sévissait sur la 3 (pas sûr, peu importe) et où il recevait une actrice américaine francophone qui souhaitait s'exprimer en français. Bon, pour une fois, il fallait tout à la fois l'en remercier et l'encourager. Et ce crétin de Mamère d'insister pour qu'elle parle anglais alors même qu'elle voulait s'exprimer en français sur une chaîne française.


Ça en devenait gênant jusqu'à ce qu'à force d'insister la malheureuse s'est résolue à parler anglais. Goujaterie du bonhomme qui fait donc partie des Bourguignons. Depuis, je ne peux plus le sacquer. Ce n'est pas une rumeur, je l'ai vu de mes yeux vu!!!

Dans le même registre de la soumission à la langue anglaise j'étais passé il y a quelques temps devant une charcuterie près de St Philippe du Roule qui s'intitulait fièrement "The little pig". Ça, ça m'a tué! le proprio s'imagine t-il qu'il augmentera son chiffre d'affaires avec une telle enseigne?

Combien de "pressings" pourraient tout aussi bien s'appeler laverie? Y lave t-on mieux le linge?

La première fois que j'ai été choqué par cette intrusion massive et inutile dans notre langue de termes anglais c'était en 1969 quand le magazine Best mettait en couverture que les lecteurs trouveraient un poster à l'intérieur. Bon, comme ça j'ai appris le terme anglais pour "affiche".

Les exemples abondent malheureusement du ticket à la place du billet (contrôle des billets s'il vous plaît), du tennisman alors que joueur de tennis convient parfaitement, comme joueur de rugby au lieu de rugbyman.

Quand Edith Piaf ou M. Chevalier ou C. Aznavour sortaient des 33 tours il était indiqué sur la pochette que l'enregistrement était public. C'est fini ça, les ringards. Maintenant c'est en direct live (on notera la redondance) alors qu'il y a encore 20 ans c'était en live. Ça n'a pas suffi, il a fallu préciser que c'était en direct. Merci Canal + !

Encore plus ridicule, la navette ferroviaire entre Paris et Londres s'appelle Le Shuttle. Ouais, et si on l'avait baptisé the navette, cela n'aurait pas eu l'air complètement c.? J'imagine que les Anglais eux parlent de the shuttle et non le shuttle.

Tout le mal à mon sens vient des media français, dans lesquels écrivent des gars qui ont un niveau d'anglais proche de la quatrième et qui compensent leur médiocrité en feignant de maîtriser leur affaire alors que l'immense majorité d'entre eux ne sont tout simplement pas capables d'entretenir une conversation en anglais.

Je connais une radio (radio courtoisie) qui fait le plus grand effort pour keep at bay les expression anglaises qui peu à peu délogent nos mots français.

Dernier exemple d'anglisisation qui m'est insupportable. Quand les politiques ou journalistes disent: le problème dans ce pays est que etc. Ce pays? De quel pays est-il question? Ben du nôtre évidemment mais ils traduisent mot à mot l'anglais "In this country". Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi ce ne serait pas aussi fautif en anglais?

Je ne suis pas contre d'ailleurs l'usage de termes anglais (Baudelaire et le spleen) quand nous n'avons pas l'équivalent en français, surtout dans le domaine technique, mais dans la vie courante, nous sommes tout à fait équipés.

Voilà ce que donne l'esprit de soumission doublé de l'oubli de soi-même. Quelle misère...

jeudi 13 novembre 2008

Mythes



Je me suis baladé sur des blogues républicains américains récemment; Nom de Dieu, ça craint!!!

Des drapeaux dans tous les coins, du God bless America en veux-tu, en voilà; Jésus est de la partie, citations extraites des deux testaments, soutien inconditionnel à Israël, des animations pour défendre le droit au port d'armes, les Yourpins sont des commies dont il faut à tout prix protéger our great Nation.

Surtout, surtout, deux thèmes sont obsessionnels: Freedom and our brave and glorious soldiers who protect our freedom.

Un univers parano qui fait peur.

Concernant la prétendue freedom, pour un pays qui a connu un siècle d'esclavage et un autre siècle de déni de droits civiques pour une partie de sa population, ils ne manquent pas d'air.

La liberté pouvait être revendiquée au 17è siècle relativement aux persécutions religieuses en Angleterre. Je me demande d'ailleurs dans quelle mesure il y avait "persécution". A ce que je sache, ce n'était pas de l'ampleur de la St Barthélémy ou de la révocation de l'édit de Nantes. Des sous-sectes protestantes tout au plus.

Mais question freedom dont les Américains se revendiquent les champions, je ne vois pas en quoi ils sont plus libres que les Européens ne le sont à présent.

Certes ils sont libres de se faire plumer par les banques et autres compagnies d'assurance, de se faire trouer la peau par le premier déséquilibré venu (au sein même d'une église parfois) armé jusqu'aux dents ou de ne pas bénéficier d'une couverture sociale universelle.

La liberté formelle on appelle ça.

Quant aux brave and glorious soldiers who fight and have died to protect our freedom, when was exactly the last time this happened???

In Iraq? In Afghanistan, in Somalia or in Nicaragua? Unless they mean the Vietnamese? The Korean war?

Were these countries a menace to American freedom? Even the Germans declared war on America due to the diplomatic ties they had with the Japanese who themselves attacked in Pearl Harbour, to protect what they though was their sphere of influence. In any case, had the Germans nor the Japanese any intention to invade the US and deprive Americans of their freedom.

The same for 1917-1918. Were the Phillipinos a threat to America in 1899? Or the Mexicans in 1848?

En réalité les Américains n'ont jamais été menacés par qui que ce soit mais les US sont bien le pays qui a été le plus expansionniste et le plus agressif depuis sa fondation.

Et ils répètent leur mantra de freedom et our glorious soldiers à tous vents.

Qui plus est, ce ne sont pas uniquement les Républicains qui s'enivrent de ces mythologies, nombre de démocrates partagent ces délires de persécution.

Comme je l'avais lu il y a longtemps dans un journal anglais (une lectrice): Américans are lovely as individuals but collectively, it's a disaster.

vendredi 7 novembre 2008

mardi 4 novembre 2008

Aux armes et caetera





Il y a quelques semaines la Marseillaise a été sifflée lors de la rencontre France-Tunisie. C'était couru. Après le Maroc et l'Algérie, les centaines ou milliers de Français d'origine tunisienne de deuxième voire troisième génération se devaient de faire aussi bien...

On peut ne pas être choqué de "l'outrage à l'hymne national" ou même y être indifférent. Ce qui devrait inquiéter c'est que ce sont des Français qui ont hué leur propre hymne. Traduction: ils sont dans la détestation de leur pays de naissance qu'ils ne reconnaissent pas comme tel mais se considèrent fondamentalement Tunisiens (ou Marocains ou Algériens).

Bonjour l'intégration. Faudrait peut-être y mettre aussi du sien.

Et pourquoi jouer les hymnes nationaux au début des matchs de foot, de rugby ou que sais-je? Et pourquoi pas la levée du drapeau et la revue des troupes? Les règlements internationaux voudraient-ils exciter les sentiments nationalistes des masses pour chauffer l'ambiance?

Cela dit, les paroles de la Marseillaise sont vraiment à siffler à présent. D'ailleurs les paroles des hymnes nationaux du monde entier ne sont guère à recommander comme anthologie poétique...

En 1992, aux JO d'hiver à Albertville, pour la cérémonie nocturne d'ouverture, les gentils organisateurs avaient eu la brillante idée de mettre une gamine de 14 ans à peine sur une piston élévateur pendant qu'elle chantait a capella

mugir ces féroces soldats,
égorger nos filles et nos compagnes
qu'un sang impur abreuve nos sillons etc.

Bonjour le message de bienvenue aux visiteurs étrangers...

Le mieux ne serait-il pas de ne pas chanter la Marseillaise s'il faut vraiment la jouer?
Ou mieux, diffuser la version de Gainsbourg, la moins ringarde de nos jours.

jeudi 30 octobre 2008

Homo homini lupus




J'ai lu quelque part que la race humaine avait, en cumulé, atteint le nombre de 90 milliards d'individus. Depuis Croc-Magnon? L'homo sapiens? Peu importe, restons sur ce chiffre, plausible, de 90 000 000 000 d'êtres humains.

Question : De quand datent les premiers délabrements mentaux? Certainement il y avait des schizophrènes à Babylone comme il y avait des paranoïaques sur les bords du Gange il y a 10.000 ans.

La question ne se pose peut-être même pas de cette façon. L'émergence de l'humain à partir de la bête a supposé un très, très long effort d'autonomisation et de distanciation d'avec l'animalité. Le psychisme tel que nous l'entendons est issu de ce processus.

Les névroses et autres psychoses supposant un certain niveau d'élaboration du psychisme, on peut supposer que les hommes des cavernes ne connaissaient guère les névroses, si ce n'est des linéaments de ce que nos comprenons comme tel à présent.

La multiplication des troubles mentaux irait donc de pair avec l'accroissement de nos facultés. Comme quoi nous ne sommes pas tirés d'affaire, il y aura de plus en plus de "perturbés" qui n'ont pas pu accéder à un niveau acceptable de civilisation. Chaque homme dans sa nuit dirait Julien green.

Il est en quelque sorte miraculeux que nous ne nous sautions pas à la gorge les uns les autres mais rassurons-nous, collectivement nous n'avons cessé de le faire depuis la nuit des temps.

Et l'on voudrait me faire croire que nous ne vivons pas dans un infernal asile d'aliénés?


(Il aurait fallu que je lise l'Histoire de la folie de Michel Foucault avant de commettre ce billet...)

mercredi 22 octobre 2008

Copains




Je n'ai jamais lu un seul album d'Enki Bilal. Belle affaire me direz-vous, je ne suis pas le seul.

Mais tout de même, lui et moi avons partagé nos 7 ans de lycée, pas seulement dans le même établissement mais dans les mêmes classes. Ses dons pour le dessin étaient déjà évidents et il était d'abord connu pour ça. Et son extrême gentillesse. Bref nous étions copains et je lui passais mes albums de Spirou en 1963. Dans un entretien à Libé il y a plus de 20 ans (pas le courage d'aller chercher l'article pour préciser la date) à la question d'où lui était venu son goût pour la BD il avait cité un copain de lycée etc.

Il semblerait normal donc que j'aie lu tout ou partie de son œuvre.

Il avait participé à un concours lancé par le journal Pilote et il l'avait gagné. Ce qui lui avait valu d'être publié en 1970 ou 1971. C'est loin tout ça...

Mais voilà: les BD je m'en suis rassasié de 6 à 12, 13 ans et je suis passé à autre chose.

Son style est immédiatement identifiable, personnel mais sans contester le moins du monde son talent, je me demande s'il sait ce qu'est le mouvement. Toutes ses planches me font l'effet d'être une succession d'images toutes plus statiques les unes que les autres.

Par ailleurs, a t-il jamais dessiné un personnage souriant?

Il sait ce que sont la couleur et le graphisme mais son univers désespéré et, d'après ce que j'en ai saisi, trop manichéen, ne m'incite pas à le lire.

Mais je parle sans doute (certainement) de ce que je ne connais pas. Il faudra donc que je me résolve à emprunter un ou deux de ses albums à la bibliothèque. Quitte à faire amende honorable...


mardi 14 octobre 2008

A la surface





ARTE a diffusé hier un des documentaires de B. Monsaingeon consacré à Glenn Gould. Et une fois encore j'ai entendu un interprète parmi les plus grands exposer que plus il travaillait l'œuvre de tel ou tel compositeur plus il la découvrait et plus il en admirait la prodigieuse splendeur.

Il y a 40 ans c'est Arthur Rubinstein que j'avais entendu dire la même chose. Pianistes ou violonistes, tous s'accordent sur ce point que n'importe quel mélomane un tant soit peu averti ne peut qu'humblement accepter.

C'est une chose que de suivre, avec la partition éventuellement, les Variations Goldberg ou la Sonate n°4 en mi bémol majeur de Mozart, c'en est une tout autre que de reconnaître l'architecture intérieure, faute d'une meilleure expression, de ces œuvre et de toutes les autres.

Et encore la musique est-elle, à mon sens, l'expression artistique la plus facilement accessible. Pas d'effort (de lecture) à faire comme pour la littérature, pas d'interprétation symbolique comme pour la peinture; la chorégraphie ou la sculpture sont-elles mêmes abordables sans une sérieuse formation a priori?

Nous croyons entendre et nous n'entendons rien, nous croyons voir et ne voyons rien. C'est une lapalissade évidemment mais le visiteur du musée des Arts Primitifs ne voit pas les mêmes objets selon qu'il vient d'Europe ou d'Océanie.

Un auteur avait rendu visible dans un de ses romans l'architecture de La vie mode d'emploi, Georges Pérec, un peu comme les architectes du Centre Beaubourg à Paris. Mais au fond, ce n'était qu'un dévoilage partiel et dans le cas de Pérec, cela faisait partie de ses "contraintes".

Il n'empêche, je me sens désespérément éloigné de tout espoir de pénétrer davantage Le clavier bien tempéré. N'est pas Glenn Gould qui veut non plus... Je reste sur la surface à deux dimensions d'un monde qui en compte plus de trois.

Peut-être les Haikus offrent-ils une possibilité d'emprunter la voie qui mène à la transcendance?



(J'avais consacré un billet il y a un an sur ce même thème mais Blogger, qui n'est décidément pas fiable, n'a pas gardé trace de l'illustration, un fragment d'un G. de La tour)

vendredi 10 octobre 2008

Le Nobel de théologie


(Ce billet a été publié il y a un an. On sait bien que la crise financière actuelle est la conséquence d'un laxisme invraisemblable dans la gestion des opérations à risques bancaires. Il n'empêche...)


Le "Nobel" d'économie 2007 vient d'être décerné à 3 Américains (surprise!). On est content pour eux mais tout de même, on prend la liberté de poser quelques questions: A quoi rime cet exercice d'auto congratulation?

A qui viendrait l'idée de se demander quelles avancées, quels progrès de la condition humaine ont apportés les Nobel de physique, chimie et médecine? Considérons les prix décernés dans ces 3 disciplines depuis 100 ans et chacun comprendra bien en quoi la plupart des travaux distingués ont contribué au bien-être de l'humanité. Certains cependant ne sont pas interprétés à présent comme ils l'étaient il y a un siècle.

Les prix Nobel de littérature permettent de découvrir des oeuvres qui, peut-être n'auraient pas accès à la notoriété qui leur est ainsi octroyée. JM.G LeClézio par exemple...

Le prix Nobel de la paix (norvégien) au fond suscite déjà plus d'interrogations.

Mais le prétendu prix Nobel d'économie est une farce qui ne concerne que les initiés d'une secte qui s'auto congratulent.

En se présentant comme l'outil d'analyse sociale ayant le plus de rapport avec le réel de toute l'humanité, l'économie se présente pour plus qu'elle n'est et surtout pour beaucoup plus qu'elle ne peut. 39 prix décernés à 61 économistes (99,99% de la sphère occidentale). Avec un tel aréopage de sommités, on pourrait croire que les maux les plus endémiques de l'économie mondiale sont en train d'être résorbés à jamais. Chômage, croissance, pouvoir d'achat, investissements, pauvreté etc ne sont plus que lointains souvenirs d'une humanité dépourvue des lueurs de nos savants économistes.

Autrement formulé, à quoi ont jamais servi les travaux honorés du prix Nobel d'économie? Où en a t-on jamais vu une application effective avec des résultats probants quant à la pertinence des analyses?

Ce ne sont toujours que des recherches d'économétrie qui sont récompensées et qui n'intéressent que les quelques centaines de professeurs/chercheurs en économie qu'on retrouve toujours au sein des universités anglo-saxonnes. Tous ces travaux n'ont aucune application pratique mais, sous le couvert de l'appelation "économie", ils prétendent à une scientificité qu'ils n'ont pas plus que n'en auraient des recherches (il y en a!!!) en théologie.

A quand le prix Nobel de théologie à un moderne Thomas d'Aquin pour ses travaux sur le nombre d'anges qu'il est possible de faire tenir sur une tête d'épingle?

samedi 4 octobre 2008

Certificat médical





Qu'il était horripilant Monsieur bling-bling pendant les premiers mois de son mandat avec ses Ray Ban constamment vissées au nez.

Mais ça semble fini à présent. Je ne crois pas qu'il ait changé de style ni de fournisseur mais bien plutôt qu'il a dû se résoudre, sur les conseils de son équipe de communicants, à s'en passer.

Mais cet horrible et exaspérant rictus qu'il arbore dès qu'il est à l'extérieur, particulièrement au soleil, ne signale t-il pas une hyper sensibilité à la lumière qui porte certainement un nom en ophtalmologie (genre antonyme de nyctalope...)

Bon, ça ne me le rend pas plus sympathique pour autant mais si mon hypothèse est exacte, accordons-lui tout de même une excuse médicale pour son port de Ray Ban (Encore qu'il y ait d'autres marques sur le marché..)

samedi 23 août 2008

Rupture




Il y a quelques semaines Bill O'Reilly a fait de Marie-Antoinette l'épouse de Louis XIV. C'est amusant mais je ne lui jette pas la pierre, sûr que des millions de Français le croient comme ils pensent que Clovis était le neveu de Vercingétorix ou Jeanne d'Arc l'épouse morganatique d'Henri IV.

Que savent les pays européens de l'histoire de leurs voisins? Des Jagellons en Pologne, des Eric et autres Olaf en Scandinavie, des rois d'Espagne ou des Princes Allemands du Saint Empire Germanique? Rien. Quant aux civilisations extra-européennes n'en parlons même pas.

Il y a des universitaires remarquables aux US comme il y a des historiens amateurs, mais leurs ancêtres européens, quand ils ont immigré, ont abandonné, laissé derrière eux l'histoire des pays respectifs d'où ils partaient. Le mot d'ordre était de partir de zéro aux Amérique. Tabula rasa.

J'apprends que la Tour Saint Jacques à Paris vient d'être libérée des échafaudages qui l'enserraient depuis bientôt 10 ans. Quel rapport avec O'Reilly?

C'est que s'il y a à peu près un siècle entre Louis XIV et Marie-Antoinette, à peine contemporaine de la naissance de la République Américaine, la Tour Saint Jacques elle précède de près de 300 ans la Constitution Américaine. Tour Saint Jacques qui elle-même a été construite à la place d'un beffroi du XI siècle. 700 ans avant la Boston tea party...

On ne remontera pas aux invasions normandes, aux Mérovingiens etc. Mais pensons que tous les pays européens ont eux aussi une histoire s'étendant sur des siècles et des siècles. Et Byzance qui a duré de 330 à 1453... Quant aux milliers d'années de la Chine...

Ce que je veux dire c'est que ce sont des espaces de temps dont l'échelle n'est pas à la mesure de l'histoire américaine.

Si les Européens sont aussi ignorants de leur histoire que les Américains de l'histoire de leurs ancêtres, je crois que les premiers ont tout de même le sens d'une continuité dont ils sont responsables et représentants tout à la fois.

En choisissant volontairement de quitter l'Europe, les premiers colons américains ont introduit une rupture dont leurs descendants ne peuvent que pâtir et qui expliquent, à mon sens, cette "fascination" vis à vis de l'histoire européenne comme une espèce de permanente jalousie/envie qui souvent se présente sous la forme d'une grinçante ironie par rapport aux Européens.

L'immédiateté du temps social chez les Etats-Uniens (tout, tout de suite) est à l'opposé du temps vécu par les Européens (et toutes les autres civilisations) qui est celui de la durée.

C'est peut-être là une des raisons pour lesquelles les rapports sont souvent si déséquilibrés entre les Américains (la Nation américaine en général) et les autres pays du monde.

Le melting pot américain manque du backbone historique qui constitue la nature et l'essence même de tous les autres peuples. Il y a là les prémices d'un conflit sans fin dû à une incompréhension originelle.


mardi 19 août 2008

Et ce sont ces types qui nous représentent...



Kouchner est une grande gueule à l’ego hypertrophié. Exactement ce qu’il faut aux affaires étrangères… Il nous avait exposé l'an dernier qu"Il y a maintenant une diplomatie de la vérité" L’a tout compris à la diplomatie.

Je crois qu’il y a maintenant une diplomatie de la vérité, une diplomatie de l’action aussi, et qu’on ne doit pas se cacher derrière les mots”

Quelques siècles de diplomatie revisitée…

Vergennes? Un imbécile!
Talleyrand? Un rigolo incompétent!
Aristide Briant? Un amateur!
Couve de Murville? Un dilettante!
Et Kouchner vint…

On apprend maintenant que 10 soldats français sont morts en Afghanistan pour la liberté du monde. Rien que ça. Du G.W. Bush dans le texte!

Ce qui était à craindre est en train de se produire. Sarko l’atlantiste (qui n’a cessé de se réclamer de De Gaulle) va faire le plus de dégâts là où nous avions réussi depuis le Général a établir une politique indépendante et respectée.

Sarko, voilà un gars qui pique sa femme à Jacques Martin et dont les copains sont Johnny Halliday et Christian Clavier (sans compter Doc gynéco...). C’est dire si son environnement et sa culture historique l’ont préparé à décider de la politique étrangère de la France. Comme d'envoyer des renforts en Afghanistan où nous n'avons rien à f...

Pour en revenir à Kouchner, si vous n'avez pas envie de lui exploser la gueule c'est que vous n'avez pas vu cette vidéo.

Pour info, l'assoiffé du miroir, (l'homme au sac de riz) a fait une apparition dans un film il y a une bonne trentaine d'années, ressemblance avec Laurent Baffie garantie. C'est pathétique ces types que rien n'arrêtent pour avoir l'occasion de bomber le torse et de donner des coups de menton à la Mussolini.

Douste était ridicule en Ministre des Affaires étrangères, mais Kouchner est plus lamentable encore d'arrivisme et d'opportunisme.


mardi 5 août 2008

C'est con le nationalisme!


Les prochains jeux olympiques d'été auront lieu à Londres en 2012. Tant mieux. Ca leur fera les pieds!

Que d'emm... auxquelles les parisiens auront échappé! J'imagine le cauchemar des mesures anti-terroristes. Tout ça pour 3 semaines de couverture médiatique mondiale et alimenter la course au "on est les meilleurs du monde".

Le nationalisme n'est rien d'autre que le désir de reconnaissance que chaque individu espère retirer de son identification au groupe culturel dont il est membre. Finalement on peut considérer que ce sont les individus les moins atteints par cette frénésie comparatrice qui sont les plus équilibrés. Bon, c'est une proposition... ;-)

Newsweek a publié une liste globale des pays et des médailles engrangées depuis l'origine des Jeux (Jeux d'hiver compris.) Rapportés au nombre d'habitants de chaque pays, les Européens raflent la mise.

Le New York Times a publié un tableau similaire (moins les Jeux d'hiver). Il y a deux tableaux en fait, un par geographic view et l'autre by ranking. On peut s'amuser à faire coulisser le curseur Olympiades après Olympiades.

On notera la montée en puissance de l'Allemagne de l'Est entre 1968 et 1980...

Etonnante représentation par constellations planétaires.

C'est con le nationalisme mais il semble que l'on ne puisse pas faire sans. Les Grecs eux-mêmes fonctionnaient de la même façon.

Allez Thèbes!!!

dimanche 3 août 2008

Lassitude et humilité



Bon, il m'a fallu du temps pour m'y résoudre mais après 10 mois et 220 billets, la lassitude s'est emparé de moi et j'ai perdu la "blog attitude".


J'ai écrit pas mal de textes un peu trop affirmatifs ou sans intérêt. Il faut prendre de la distance.
Merci de votre fidélité et merci tout spécialement à Etchdi et Zappow pour la constance et la pertinence de leurs commentaires.


Le blog reste ouvert malgré tout si l'envie me prend comme ça d'écrire un billet impromptu. Mais vraiment ces temps-ci je suis trop fatigué pour "fournir" régulièrement. 


Merci à tous encore une fois.



(Le tableau est "La page blanche" de René Magritte)

samedi 26 juillet 2008

And here we go again...



Change we can believe in.

That is, I think, the Democrat candidate's slogan.

For some reason I don't exactly believe there will be much change.

Barack Obama has a handicap vis-à-vis his Republican challenger: a majority of Americans believes he cannot handle the responsibilities of commander in chief of the military.

So Obama had to do something about this.

Where John McCain pretends he will win both wars, in Iraq and in Afghanistan, Obama has pledged he will have most American soldiers in Iraq back home within 16 months of his mandate whereas in the same time he will send 15.000 more in Afghanistan.

Does anyone know what winning the war in Iraq or Afghanistan may ever mean?

Both wars are senseless and with no end in sight. I've already written a post about Afghanistan 8 months ago. What has been achieved since then? A hundred American Gi have been killed, which is next to nothing in terms of war fatalities of course. But what has been achieved? Me, I don't know.

A majority of Americans now believes going to Irak wasn't a wise thing to do and asks for a return of the troops but still, this Nation has been so thoroughly brainwashed into thinking that barbarian terrorists were out there only to destroy their country that too many Americans seem not to mind sending troops in Afghanistan. B. Obama certainly can't say to a war thirsty country that the US will retreat from both Irak and Afghanistan

Against which army by the way? S. Hussein's army wasn't top notch by 2003 but still, there was an army. But in Afghanistan???

This whole madness reminds me of Dino Buzzati's novel, The Tartar Steppe.

If Obama is elected, the Irak war will be prolonged for at least two more years, making a minimum of 8 years while Afghanistan will take the place of Irak as the perfect example of a foreign policy gone awry.

Seems like I'm not the only one to think this way. Look here and here.

So Obama will just make a shift in the deployment of the army but one way or another he will carry on a war against spooks. And he has come to Europe to ask for more European involment in this exercice in madness.

No thank you, and I hope the European staff officers will come to their sense and refuse.

As a reminder, the only terrorists who ever hit America were Saudis. Not Irakis and even less Afghans.


(Sorry for the poor quality of this post but I'm really knackered (and yes, I've learnt this word today)

jeudi 24 juillet 2008

Special Etchdi



On le sait, Etchdi est amateur de belle chanson allemande... Le voilà servi.

En fait Camillo Felgen était Luxembourgeois germanophone et la chanson est de... no less than Phil Spector. C'est donc une chanson américaine chantée en allemand.

Par ailleurs le monde est décidément petit puisque Camillo Felgen fut responsable de la traduction en allemand de 2 titres des Beatles ("She loves you"/Sie liebt dich et "I want to hold your hand"/ Komm gib mir deine Hand) enregistrés à Paris en janvier 1964.

Quant à Phil Spector c'est lui qui a (monstrueusement) arrangé le dernier album des Beatles, Abbey Road, 11 ans après avoir composé Sag mir mal.

Vers 1966 il y eut une parodie en français de Sag mir mal par je ne sais qui (Jacques Martin?) où le gars avait un accent allemand genre Francis Blanche dans "Babette s'en va t-en guerre".

Ach, che suis seul, à la terrase de ze caffé, com zé triste, bouhouhou et on entendait à ce moment une voix "off" qui disait dans un brouhaha de bistrot Et une pression terrasse, u-ne!

Nous ne connaîtrons jamais



Encore une petite merveille pour faire suite au billet d'hier.

La chanson française est une entité bien spécifique je crois dans le monde. Mais j'ai du mal à croire cependant que les Hongrois ou les Chiliens, les Japonais ou les Norvégiens n'ont pas eux aussi des trésors dans leur patrimoine populaire qui ne les font pas sombrer dans la nostalgie comme Léo Ferré, Juliette Gréco, George Brassens et tant d'autres le font pour nous (abominable construction de phrase).

Si nous y avions accès, ces chansons étrangères nous toucheraient-elles comme le font Paris Canaille, Revoir Paris (C. Trénet) ou Il n'y a plus d'après (Guy Béart) par exemple?

Je ne le crois pas. Toutes ces chansons sont liées à une époque, un contexte, une histoire bien particuliers et qui lient leurs auditeurs à leur jeunesse, ou tel et tel moment de leur vie. C'est intransmissible si on ne fait pas partie du groupe culturel d'où sont issues ces chansons.

A part quelques exceptions (porque te va) on ignore tout des scènes musicale étrangères et je suis sûr que des centaines de trésors nous sont aussi à jamais inaccessibles.

Pouvez-vous citer une belle chanson allemande? Il doit bien y en avoir tout de même...

Indice: Quand Marlène Dietrich (qui était alors américaine) chante Sag mir wo die Blumen sind c'est une reprise du titre américain de Pete Seeger Where have all the flowers gone?

mercredi 23 juillet 2008

Come softly to me



Allez vous procurer ce titre de 1959 si vous ne le trouvez pas sur l'Internet...

J'aime beaucoup cette chanson, connue par une reprise de Marcel Amont en 59 également. Bon, les souvenirs d'enfance c'est perso, je serai sans doute le seul à trouver des vertus à cette mélodie. C'est sûr, ce n'est pas Jimmy Hendrix non plus.

C'est ça le problème avec les Américains. Ils sont capables du meilleur dans les arts et du pire par ailleurs. Genre, tiens, si on lançait une guerre contre le Vietnam, l'Iraq, l'Iran, l'Afghanistan etc...
Yeah, cool!

mercredi 16 juillet 2008

Ze Gouardian



Le lamentable niveau en langues étrangères des journalistes français est bien connu. Enfin, langues étrangères, langues étrangères... s'ils parlaient ne serait-ce que correctement l'anglais...

Pour couvrir la chute du mur de Berlin en 1991, France 2 n'avait pas trouvé mieux à envoyer sur place que Christine Ockrent qui ne parle pas un mot d'allemand et questionnait les Allemands en anglais (qu'elle parle correctement il est vrai). Tous les journalistes allemands qui viennent en France parlent le Français, eux.

On ne dira jamais assez les dégâts que Johnny Halliday a causé chez la jeunesse des années 60 avec son film "D'où viens-tu Johnny" où une partie de l'action se déroule en Camargue parmi les guardians.

40 ans plus tard, on entend régulièrement les journalistes français se référer au journal anglais The Guardian en prononçant ze Guouardian. La honte! Hier encore sur RFI.

Il s'agit de journalistes qui ne sont pas foutus de prononcer correctement le titre d'un confrère publié à 20 kms des côtes françaises. S'il s'agissait d'un mensuel bulgare ou d'un hebdo d'une province chinoise retirée cela pourrait se comprendre (encore qu'il est toujours possible de se renseigner) mais un titre en anglais qui est la langue de l'information et de la communication au niveau mondial cela en dit long sur le niveau des intervenant des ondes radio/télés.

N'y a t-il personne chez RFI ou France 24 pour remettre les pendules à l'heure une bonne fois pour toutes?

jeudi 10 juillet 2008

A la Goering













A la fin du Ministère Mauroy en 1984, je lus un entrefilet dans Le Monde relatif aux Plans­Reliefs dont j'ignorais tout. J'allais peu après les contempler sous les combles de l'Hôtel des Invalides où ils étaient situés.

Une merveille! J'en ressortis ébloui. Vraiment. Et aussi consterné d'apprendre que si Le Monde avait consacré un article à ces modèles réduits c'est que Pierre Mauroy avait l'intention de démembrer cet extraordinaire ensemble pour emporter à Lille toutes les pièces qui concernaient les places fortes du nord de la France.

Et c'est ce qu'il fit dans les tous derniers jours de son Ministère                                                  

Je suis retourné voir le Musée quelques années plus tard. Ô damnation! Des splendeurs que j'avais admirées en 1984 il ne restaient (et ne restent) que des reliefs (sans jeu de mot). Une mise en scène pathétique et les plans-reliefs les moins spectaculaires.

Imagine-t-on un Premier Ministre parisien allant piller quelque musée de province pour enrichir les collections du Petit Palais par exemple?


Pierre Mauroy, nouveau Goering, que ta mémoire soit maudite jusqu'à la quarantième génération!


lundi 7 juillet 2008

A neffet




On lit régulièrement des critiques en provenance des USA sur l'inutilité, l'inefficience et les coûts de fonctionnement de l'ONU et pour quels résultats? Qui plus est, l'institution serait dominée par des Etats ennemis déclarés des USA.

On peut comprendre le point de vue américain. Quelles guerres l'assemblée générale de l'ONU a t-elle empêchées? Pas celle d'Irak effectivement. Mais il y a une autorité morale (croyais-je) attachée aux décisions du Conseil de Sécurité.

Pourtant, y en a t-il eu des résolutions ignorées des US comme d'Israël ou de l'URSS et de bien d'autres pays.

Mais un événement de taille m'a récemment fait changer d'avis quant au poids moral qu'exercerait l'ONU: La nomination de P. Douste Blazy comme "Secrétaire adjoint des Nations Unies chargé des financements innovants".

Qu'un arriviste comme Douste soit nommé à un poste (honorifique) en dit long sur la nature de l'organisation internationale.

Si on en est là, alors tout est clair... A côté des Nations Unies, l'Union européenne est une mini usine à gaz question reclassement des has been...


dimanche 6 juillet 2008

Le Sphynx rouge

C'est à 12 ans que j'ai lu les Trois Mousquetaires. A peine fini, je l'ai relu dans la foulée tellement ce livre m'avait emporté. Puis vinrent les autres, Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne, Ange Pitou, Joseph Balsamo, le Collier de la reine, Emma Lyonna, Monte Christo, La San Felice, La reine Margot, La dame de Montsoreau... Que du bonheur!

Hélas je n'ai plus 12 ans. Les circonstances faisant que je n'avais rien d'autre à lire ces temps-­ci, j'ai lu Le Sphinx Rouge où l'on comprend que Dumas était payé à la ligne. Que de bavardages sans le moindre rapport avec l'intrigue, elle-même si ténue, que de centaines de personnages cités totalement étrangers au fond du roman! On voit les ficelles du métier de feuilletoniste à chaque page...

Je veux croire que ce Sphinx Rouge est considéré comme une œuvre mineure par les spécialistes Dumassiens. J'ai du mal à imaginer que même à 12 ans j'eusse été emballé par ce roman. Laissons mes souvenirs là où ils sont. Je ne dirai cependant pas que Le Sphinx rouge m'a déçu par fidélité aux heures de plaisir que Dumas m'a offertes.

Les qualités littéraires sont inexistantes comme le sont les observations sociales ou la psychologie des personnages. Quant à l'Histoire... bon, on sait ce qu'il en est. Mais cela permet de poser la question du vrai et du faux relativement à l'Histoire c'est à dire en fait de questionner la réalité même de l'Histoire.

Cela sera peut-être l’occasion d’un futur billet.

En attendant, j'ai commencé les Féeries Anatomiques de Michel Onfray...

samedi 5 juillet 2008

J'ai enfreint la loi



Il y a quelques années j'utilisais le logiciel Kazaalight+ pour télécharger des titres que je n'avais pas écoutés depuis 30 ans et plus. Entre autres, cette perle que l'on trouve sur YouTube, "Time has come today" (to be played loud). Le statut juridique de cette "opération" (piratage selon les sociétés de disques) n'était pas vraiment défini il me semble.

Bon, j'ai arrêté depuis que j'ai collecté tout ce qui me faisait envie c'est à dire en fait les titres des années 60 absolument introuvables dans le commerce à présent. Essayez de dégotter ce Time has come today ou encore "O superman" (1981) de Laurie Anderson.

De mémoire "la Sarabande" de Jethro tull qui reprenait une pièce de Bach. Connaissez-vous "Come swiftly to me" (1957) d'un trio américain dont j'ai oublié le nom? et Pauvre Ruteboeuf chanté par Joan Baez?

Je comprends les intérêts des auteurs, compositeurs, chanteurs, mais quand j'ai acheté le CD de David Bowie juste pour "Heroes" et que ça m'a coûté une quinzaine d'euros j'ai aussi pris mon intérêt en compte...

Qui irait acheter un volume de la Pléiade pour une seule nouvelle de Maupassant, à supposer qu'elle ne soit disponible qu'en Pléiade? Eh bien il y a les bibliothèques municipales, valables pour les livres comme pour les CD ou DVD.

Que soient protégés contre le téléchargement des titres ayant moins de 10 ans (voire 20 ou 30 ans) d'accord mais qui est lésé par le téléchargement d'un titre de Franck Sinatra datant de 1949?

(Il semble que les liens vers YouTube que je poste ne soient plus disponibles après une écoute sur le blog. Never mind, c'est facile à retrouver sur YouTube)


vendredi 4 juillet 2008

Mécanismes. Conclusion

Nul besoin pour lui d'actionner simultanément ou successivement l'intégralité de l'arsenal ci-dessus dévoilé. Le plus souvent une seule méthode, deux au maximum, suffisent à décourager l'interlocuteur qui reste confondu et désarmé - c'est tout le but de l'opération - devant une pareille malhonnêteté et un tel mépris de sa personne. Peu lui importe d'ailleurs ce que vous pouvez bien penser de cette façon de « dialoguer », l'essentiel pour lui est que vous n'avez pas eu le dernier mot, qu'il vous a contredit - de quelque manière que ce soit - car c'est sa jouissance en même temps que cela rétablit son équilibre interne menacé par vos assauts et qu'enfin votre dire n'a pas été reconnu donc in fine votre identité a été déniée.

L'inévitable conséquence de la mise en œuvre de tous ces dispositifs est d'entraîner l'interlocuteur à emprunter les mêmes voies d'obstruction, de contestation systématique de ce que dit l'autre. C'est là encore une nouvelle illustration de la contagiosité de la perversion puisque - même de bonne foi au départ -on se trouve par réaction amené à faire sienne la même démarche de rejet du discours qui se fait entendre. De par sa position initiale qui est de refus a priori du discours et de l'identité d'autrui, la moindre conversation peut immédiatement se transformer en duel identitaire où l'un n'a de cesse de voir reconnus ses arguments et son être-là quand l'autre n'a de cesse, lui, de les réfuter, de les rejeter.

S'il est entendu qu'on se pose en s'opposant, dans cette histoire il ne s'agit pas tant d'exister en se différenciant que d'annuler symboliquement l'autre et sa différence. Il n'y a pas acceptation - et encore moins accueil - de cette différence mais volonté, besoin de la réfuter, de la refuser. L'affirmation de son identité se fait au prix de la négation de celle de l'autre. Car sa structure identitaire est à ce point tourmentée qu'il lui est nécessaire de préventivement être à même de détruire l'autre par crainte d'en être détruit. «L'un de nous deux est de trop» pourrait être sa devise relationnelle. Bataille de chiffonnier où tout devient objet d'empoigne symbolique.

Alors même qu'il peut aussi lui arriver de dire des choses dignes d'être retenues, des arguments originaux, inattendus et parfaitement valides, susceptibles d'enrichir l'échange, par le simple fait qu'il n'a cessé de vous rembarrer sur tout et sur rien, vous êtes - bien contre votre gré - dans la situation à votre tour de tout refuser de ce qu'il dit car vous savez bien - c'est le propre des batailles de position - que lâcher un pouce de terrain c'est régresser pour vous enfoncer un peu plus et lui céder un peu de votre capital qu'il utilisera contre vous en y trouvant des raisons supplémentaires de ne pas recevoir vos raisons.

A cette alternative - continuer (en vain) l'affrontement selon ses termes ou s'en remettre (tout aussi vainement) aux règles habituelles de courtoisie et de discussion, il n'est qu'une issue: Rompre le combat en se reprochant de s'être laissé embourbé dans pareilles médiocrités -et ne jamais y revenir. Je comprends bien qu'il ait, lui, plaisir à «discuter» avec moi dans ces conditions et veuille régulièrement en renouveler l'occasion, mais c'est un plaisir solitaire qui en côtoie un autre. Plaisirs solitaires qui sont comme autant de jouissances à la fois complémentaires et rivales. Quoiqu'il en soit, il faut savoir se retirer de ces échanges qui lui apportent sans doute de la distraction comme ils peuvent entretenir son intérêt mais qui maintiennent son interlocuteur depuis trop longtemps dans une humiliante situation où il n'est que représentation d'une représentation de sa personne. Que se dirait-il d'ailleurs si je n'alimentais pas « l'échange »? Rien.

Alors... c'est fini.

jeudi 3 juillet 2008

E24° Le caisson d'isolation

Le Caisson d'isolation n'est pas une «technique» au sens où l'étaient les autres mais bien plutôt une attitude qui les résume toutes au fond et qui aussi en dit long sur son rapport à autrui. Certainement cette «pratique» m'était-elle connue de toujours mais de n'avoir eu que cette façon de procéder sous les yeux je n'étais pas même capable de l'isoler, d'en relever le caractère pathologique et de m'en indigner.

Pratique qui lui est plus qu'habituelle, ça lui est parfaitement naturel. Il n'est plus là, il n'écoute plus, son regard se perd dans le vague, comme un autiste il s'enferme dans sa bulle. Injurieuse attitude, véritable insulte à la dignité du convive, dont il n'a à ce point pas conscience de l'existence qu'il ne s'en excuse même pas pour, au contraire, embrayer sur ce qu'il voit ou ce qui attir son attention sans la moindre considération pour ce que dit son interlocuteur, sur ce qu'est et représente son interlocuteur. Le lui faire remarquer est parfaitement vain, il me considère benoîtement d'un air légèrement ironique...

C'est la scène « cause toujours tu m'intéresses... ». On lui parle, on croit lui parler, et lui, de plaisanter avec un tiers. Je suis prêt encore à laisser passer et puis me ravisant je remarque que je pourrais aussi bien m'adresser au plafonnier... Nullement conscient de son inconvenance, il réclame en souriant un peu de tolérance qui n'est que sa demande à l'autre de consentir à son humiliation sans faire plus d'histoires. Pour un peu il faudrait présenter des excuses...

Ce 24è et dernier mécanisme illustre bien quel est au fond son rapport à autrui, le semblant de respect qu'il porte à autrui et sa disponibilité, son ouverture au langage de l'autre. Inexistants! Il est comme dans une bulle protectrice dont il semble parfois émerger brusquement devant quelque chose que tout le monde connaît et dont il paraît soudain prendre conscience.

mercredi 2 juillet 2008

E23° Le coup de sang

Aboutissement de sa perte de contrôle de la situation, le coup de sang est dans la droite ligne du c'est comme ça et pas autrement et de la posture exaspérée. C'est dans cette bouffée d'autoritarisme que se lit le plus explicitement toute la dimension émotionnelle, affective, de son rapport à l'autre au travers du langage qui n'est évidemment pas un pur et simple échange d'arguments rationnels. C'est dans la mise en œuvre du coup de sang qu'on voit combien les dispositifs techniques ne sont que des leurres qui visent à masquer la véritable nature de son implication personnelle dans ce qu'il croit être une discussion.


Quand sont bousculées ses défenses, que peu à peu la vanité de ses « arguments» est dévoilée comme l'inanité de ses résistances à admettre le discours d'autrui. Quand toutes les «méthodes» auxquelles il a pu faire appel jusqu'à présent se sont révélées impuissantes à contrer l'avancée de l'argumentation adverse. Quand, en dernier recours même le n'importe quoi s'est bien représenté pour ce qu'il est, alors il explose car il sent que l'effondrement de ses défenses lui fait perdre la face. Il vient de se rendre compte que l'attitude bornée qu'il a jusqu'alors adoptée, son obstination totalement irrationnelle et ses contorsions argumentatives n'ont eu pour autre résultat que de le faire passer pour un imbécile et un malotru aux yeux de son interlocuteur. Il est doublement vexé alors:

1° de deviner dans le regard de son vis-à-vis le jugement peu flatteur qu'on ne peut manquer de porter sur sa personne en considération des arguties mises en œuvre, des chicanes que sa mauvaise foi viscérale et sa foncière malhonnêteté intellectuelle ont mobilisées depuis le début de l'échange.

2° De devoir constater qu'il est victime de sa propre bêtise à avoir couru le risque de passer pour un idiot en rameutant des « arguments » insensés ou en actionnant le n'importe quoi. A force de tendre des pièges, il arrive qu'on tombe dedans...


Acculé dans cette situation, force lui est de constater qu'il ne peut plus chercher refuge comme auparavant dans un déploiement de méthodes toutes plus spécieuses les unes que les autres. Il ne peut plus fuir, ses méthodes sont inopérantes, il est mis à nu face à la vacuité de son attitude obstructive, n'ayant plus rien à répondre, plus rien à objecter au discours de l'autre qui menace de remporter une victoire par abandon, complète débandade de sa part. Foin de toute argumentation alors, la véritable nature de son opposition apparaît maintenant dans toute sa crudité. Ce n'est nullement son intellect qui agissait mais bel et bien sa volonté (schopenhauerienne) et il ne peut vivre alors que comme une attaque, une agression contre sa personne l'évidence de l'argumentation de l'autre qui va réussir à imposer son discours, ses arguments et donc son identité.

Il ne lui reste plus alors qu'à en appeler au respect qui lui est dû - comme si l'interlocuteur ne pensait d'abord qu'à lui manquer de respect. Encore qu'il y a vraisemblablement de ça dans la mesure où, après s'être vu des années durant infliger manœuvres, manipulations et humiliations sans pouvoir répondre comme il se doit, on ne peut manquer ressentir fortement le goût de la revanche, voire de la vengeance qu'on aspire à prendre sur lui. Quand celui qui vous maintient depuis si longtemps dans une position humiliante est bien près lui aussi, à son tour, de se voir contraint de mettre un genou à terre, de perdre la face, la tentation est grande d'aller jusqu'au bout du processus... Et c'est bien cela qu'il perçoit et qu'il ne saurait tolérer.

C'est alors la grosse colère, la crise d'autorité. Il coupe violemment la parole, il remet les compteurs à zéro, n'écoute plus rien. Il met un terme unilatéralement à la conversation, c'est comme un coup d'État. Il rend caduques toutes les règles habituelles de la conversation et tacitement, par la violence de son verbe et de sa gestuelle, il laisse comprendre qu'il a à disposition d'autres moyens de se faire respecter. Il n'y a pas de doutes à avoir, c'est bel et bien d'un chantage à la violence physique dont il s'agit. Puisqu'il n'a pu venir à bout par la raison, par ses raisons et ses chicanes de la situation dont il a perdu le contrôle, il vous fait clairement percevoir qu'il peut recourir à d'autres méthodes, méthodes qui ont toujours fait leurs preuves avec sa femme et ses enfants...



Devant l'élégance et la délicatesse de cette rhétorique, l'interlocuteur ne peut effectivement que lui laisser la satisfaction imaginaire d'avoir rétabli la situation et d'avoir conservé son estime de soi... mais s'il y avait encore la moindre illusion sur la nature de sa relation à autrui, elle est à présent définitivement éventée: Par tous les moyens l'autre sera réfuté dans son être même et ce quelle que soit l'opinion qu'on puisse avoir de ces moyens. Car peu lui importe l'opinion d'autrui puisqu'au fond autrui n'existe pas.

mardi 1 juillet 2008

C'est la fêêêêteuh



Ça y est! Le grand jour est arrivé: La France préside pour les 6 prochains mois l'Union Européenne. Déjà qu'un certain nombre de citoyens français n'ont pas la moindre idée du fonctionnement ni même de la nature du système politique qui les régit (je n'avance pas de pourcentage), je m'aventure à penser que pas 10% des Français, ou des autres Européens d'ailleurs, ne comprend grand chose aux mécanismes institutionnels de l'Union Européenne. Alors quant au traité de Lisbonne, là j'en suis bien sûr, 99,99% des Français en ignorent absolument tout.

Le discours officiel sur l’Europe depuis 50 ans est teinté d'irénisme. Une grande réussite, la paix, le rapprochement des peuples etc. Mouais… Sauf que les peuples ne la perçoivent pas du tout du tout du tout comme ça l’Europe. Ce qu’ils y voient c’est une monstruosité technocratique absolument indéchiffrable et incompréhensible à 99% des électeurs. Au delà des discours et positions de façade de tous les dirigeants il y a un climat généralisé de totale méfiance voire de défiance vis à vis d’un ensemble institutionnel dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est tout sauf "démocratique".

L’élection du parlement européen est une farce renouvelée tous les 6 ans qui sert essentiellement de baromètre de politique intérieure pour chacun des États membres comme de cellule de reclassement pour les évincés des suffrages universels respectifs. Ce parlement n’a aucun pouvoir décisionnaire digne de ce nom et est bien perçu comme tel par tous les électeurs des 27 pays membres. Il n’a aux yeux des peuples strictement aucune importance et je ne vois pas comment un quelconque électeur européen peut prétendre s’y voir représenter.

La tromperie qui a consisté à faire miroiter le mirage d’une démocratie représentative à l’échelon européen a fait long feu et trompe de moins en moins d’électeurs. Le taux de participation en témoigne, il est même surprenant qu’il soit encore supérieur à 50%. Comme quoi l’espoir a la vie dure chez les masses…

L’exemple donné de la TVA que la France ne peut mettre en œuvre selon ses besoins est malheureusement très révélateur. Où va-t-on quand la souveraineté d’un État est à ce point dépendante de l’accord, de la permission, des 26 autres? Les Britanniques ne s’y trompent pas et je ne suis pas sûr qu’ils aient entièrement tort.

Bien qu’ayant voté sans enthousiasme “oui” au référendum en 2005, la tête encore bercée de benoîtes illusions, je ne suis finalement pas mécontent du tout que cela se soit terminé en eau de boudin. C’est un sursaut démocratique justement et je suis content que ce soit les Français qui aient regimbé les premiers. De toute façon jamais, jamais les Britanniques n’auraient donné leur accord donc de toute façon c’était mort dans l’oeuf.

Que les Espagnols par exemple soient à ce point europhiles tout comme les Irlandais illustre bien la réalité des choses. Les grands européens “historiques” les ont amenés d’un moyen âge économique au XXI siècle en les dispensant de passer par toutes les étapes qu’ont dû assumer les autres. Ainsi, les fonderies/aciéries françaises et allemandes ont toutes dues être reconstruites et modernisées après 1945 alors que les Espagnols ont pu se doter des techniques les plus modernes en matière de production d’énergie, d’infrastructures, de transport, de réseaux électriques ou de communications, le tout aux frais des Européens qui devaient amortir leur propres équipements avant de songer à les renouveler en mieux.

C’est près de 100 milliards d’Euros que les Espagnols ont reçu en subventions de la part de l’Europe depuis plus de 20 ans qu’ils sont membres. Des subventions, on est bien d’accord, ce ne sont pas des prêts remboursables, des avances etc. Non, c’est cadeau. Tu m’étonnes qu’ils soient europhiles les Espagnols. Tout comme les Irlandais, qui en plus parlent anglais; ça aide de nos jours pour les investissements…

Je me souviens de J. Delors prophétisant la création de plusieurs millions d’emplois grâce à l’application du traité de Maastricht, des gains de productivité merveilleux, une disparition de l’inflation… le bonheur quoi… Et comme d’habitude… Il y a 25 ans, se souvient-on que la suppression de l’autorisation administrative de suppression d'emploi allait fluidifier le marché du travail, permettre la facilité d’embauche et au final relancer la création d’emplois…

Bon, cela dit je ne partage pas les jugements négatifs sur l’Euro. Si c’était à ce point néfaste tous les nouveaux entrants s’y refuseraient. C’est le contraire. Cela dit la GB, la Suède, la Norvège, le Danemark s’en passent fort bien on dirait. Encore que pour la Norvège, si on lui ôte son pétrole elle viendra pleurer pour intégrer la zone euro…

Quant à la représentativité des ministres et chefs d’État au Conseils européens, c’est là à mon sens que réside la tromperie du discours officiel des tenants de l’Europe telle qu’elle se construit. Lesdits ministres ne sont certes pas des dictateurs mais:

1° Aucun ministre n’est élu dans aucun pays européen que je sache.

2° Hormis ceux des pays aspirants aux subventions, aucun des chefs d’Etat ou Premier Ministres européens n’est élu sur un quelconque programme européen, de près ou de loin. C’est carte blanche une fois qu’ils sont en place sans contrôle, ni avant ni après. Alors la démocratie représentative je veux bien mais faut pas prendre les canards sauvages pour des enfants du bon Dieu non plus…

3° Que le Parlement Européen soit doté de pouvoirs réels et que les électeurs sachent que leurs votes peut influer sur l’avenir ou sur les décisions qui affecteront effectivement leur avenir mais actuellement, c’est un Parlement croupion qui sert essentiellement de base arrière aux recalés des scrutins nationaux. Les têtes de liste n’ont qu’une hâte: n’y jamais siéger.

Petit test: Combien d'Européens sont capables de nommer tous les pays membres de l'Union Européenne? 10%? Plus? Moins?

E22° L'argument d'autorité

Mini coup de force et annonciateur éventuel du coup de sang dont il pourrait aussi être un composant, l'argument d'autorité se présente quand l'interlocuteur refuse de céder à ses chicanes et autres procédés dilatoires, à ses manœuvres de retardement dans le développé du discours qu'il s'agit précisément d'entraver. Ce procédé est typique des dispositifs émotionnels auxquels il est recouru à proportion de sa perte de contrôle de la situation et du sentiment qu'il éprouve d'être débordé et d'éventuellement perdre la face. Sentant s'épuiser les possibilités d'obstruction que constituent les méthodes techniques, il mobilise cette réaction émotive qui prétend se fonder sur une supposée compétence qu'il s'attribue - à tort ou raison et que n'aurait pas son vis-à-vis.


Le recours à l' argument d'autorité est au fond comme une mise en demeure faite à l'autre de se taire. Intimé sur un ton qui n'admet pas la réplique, la violence -et la grossièreté- de l'argument d'autorité visent à faire intérioriser par l'autre un sentiment d'infériorité qui lui fera formellement obligation de s'incliner devant la compétence qu'il se reconnaît d'office (et d'autorité justement), et qu'il refuse à l'autre, mais au fond de se soumettre à son autorité car c'est là ce qui est pour lui en jeu, comme enjeu. Insultante et inacceptable mise en cause de la personne de l'autre, comme adressée à un subordonné que l'on veut remettre à sa place! On frôle le «Taisez-vous Elkabach»...

Toujours le même processus de déni de l'autre qui lui sert, à lui, à se faire « respecter », à se protéger. Mais sauf à se donner le ridicule de contester ce qui lui sert à vous contester, à savoir remettre soi-même en cause la pseudo compétence qu'il se donne et essayer faire reconnaître malgré tout la sienne, il n'y a rien à répondre et l'on reste sans voix, réduit au silence par la grossièreté du procédé. Une fois encore on est sorti du cadre normal de l'échange respectueux avec autrui.

lundi 30 juin 2008

Who are the terrorists?




Between 1947 and 1953, America went mad with fear of communists. They were everywhere, plotting to destroy America and impose Soviet style totalitarianism. Of course, everyone knows of Senator Joseph McCarty and his paranoid stance regarding all things he thought were anti-American. Everybody could be suspected and there was a real witch hunt all across the country.

Like in all dictatorships there were hearings in front of the Senate, people had to face questions asked to them like Fouquier-Tinville used to, and many were blacklisted. Even Charly Chaplin had to go into exile!!!

Eventually this madness came to an end with the downfall of McCarty.

You would think this episode has taught some lessons on the other side of the Ocean?

Now, the US is swept by a wave of Islamophobia, suspecting a would-be terrorist behind each and every Muslim. For years, Fox news had a scale of different colors to tell Americans which level of terrorist threat might be expected for each day of the year. I can't receive Fox any longer so I don't know if they've stopped this fear factor game.

What I know is that there hasn't been one single act of terrorism in America since 9/11. Many Americans would tell it's evidence of the effectiveness of the anti-terrorism measures that have been implemented in the past 6 years. Many others would reply that maybe anybody didn't even try to commit any act of terrorism in America.

What I know also is that there has been another shooting spree a couple of weeks ago, with 6 people dead. And I also know that hundreds if not thousands of Americans have been shot to death by their fellow American citizens since 2002. I haven't heard that one single killer was Muslim or coming from any Arabic country.

So who are the real, effective terrorists in the US?