On le sait, la phrase est attribuée à Louis XV. Elle n'a guère contribué à sa popularité tellement elle exposait crûment combien le monarque se fichait et se contrefichait du destin de son peuple après sa disparition.
Il n'avait pas le "droit" de dire cela pas plus qu'un capitaine qui a la responsabilité de son équipage.
Non plus que des parents qui signifieraient à leurs enfants le peu (c'est un euphémisme) d'intérêt qu'ils portent à leur descendance.
Mais quand certains se plaignent de l'état du monde qu'on va laisser à nos enfants, leurs légitimes inquiétudes ne s'étendent guère au-delà des petits-enfants. Quant aux arrières petits-enfants de leurs propres petits-enfants, ils s'en contrefichent absolument, ne serait-ce que parce qu'ils ne les connaîtront jamais.
On est là dans la pure construction temporelle. Nos descendants de 2437, qui s'en soucie?
De même, lequel de mes ancêtres de 1648 (si, si, il y en a eu) aurait pu avoir le moindre souci du centième, ou plus, descendant de sa lignée? Et je ne mentionne même pas le Bas Moyen-âge ou l'époque gallo romaine...
Ce n'est pas l'amour de l'humanité ou de leurs prochains qui font que les parents se soucient du devenir de la planète mais c'est bien plutôt une nouvelle expression de l'égoïsme naturel de l'homme qui n'est jamais qu'un animal plus évolué que les autres.
Sa capacité à appréhender/conceptualiser le temps, capacité qui fait défaut chez les animaux, ne se prolonge guère au-delà de sa petite personne.
Seuls ceux qui ont eu la chance de ne pas se perpétuer en autrui peuvent dire la tête haute : Après moi, le déluge!
(j'espère que EYGH ne verra pas trop de nihilisme dans ce billet. J'ai déjà honte...)
Il n'avait pas le "droit" de dire cela pas plus qu'un capitaine qui a la responsabilité de son équipage.
Non plus que des parents qui signifieraient à leurs enfants le peu (c'est un euphémisme) d'intérêt qu'ils portent à leur descendance.
Mais quand certains se plaignent de l'état du monde qu'on va laisser à nos enfants, leurs légitimes inquiétudes ne s'étendent guère au-delà des petits-enfants. Quant aux arrières petits-enfants de leurs propres petits-enfants, ils s'en contrefichent absolument, ne serait-ce que parce qu'ils ne les connaîtront jamais.
On est là dans la pure construction temporelle. Nos descendants de 2437, qui s'en soucie?
De même, lequel de mes ancêtres de 1648 (si, si, il y en a eu) aurait pu avoir le moindre souci du centième, ou plus, descendant de sa lignée? Et je ne mentionne même pas le Bas Moyen-âge ou l'époque gallo romaine...
Ce n'est pas l'amour de l'humanité ou de leurs prochains qui font que les parents se soucient du devenir de la planète mais c'est bien plutôt une nouvelle expression de l'égoïsme naturel de l'homme qui n'est jamais qu'un animal plus évolué que les autres.
Sa capacité à appréhender/conceptualiser le temps, capacité qui fait défaut chez les animaux, ne se prolonge guère au-delà de sa petite personne.
Seuls ceux qui ont eu la chance de ne pas se perpétuer en autrui peuvent dire la tête haute : Après moi, le déluge!
(j'espère que EYGH ne verra pas trop de nihilisme dans ce billet. J'ai déjà honte...)






