mercredi 24 octobre 2007

Chemins de traverse


Pour essayer de comprendre le réel et le monde des interactions dont je suis partie, il est plusieurs méthodes: La physique nucléaire, la chimie moléculaire ou encore l’analyse mathématique stochastique. Avec des résultats… discutables lorsqu’il s’agit des relations interpersonnelles.

On peut alors se tourner vers des tentatives d’explications d’ordre psychologique mais là, c’est garantie sur facture, réglé comme du papier à musique, on est sûr 9 fois sur 10 de ne rencontrer pour seule réponse qu’une lourde ironie genre «armchair psychoanalysis» ou encore «coffee-table-psychology».

Je trouve ça vraiment intéressant et tellement révélateur... Quand il s’agit de sciences dures, nulle ironie, on accepte éventuellement de contester ce qui est proposé. Mais dès qu’il s’agit de psychologie, foin de telles délicatesses, c’est immédiatement la moquerie et le sous-entendu d’incompétence.

Encore plus intéressant, les propositions fondées sur une approche psycho/psycha ne sont jamais discutées pour elles-mêmes, elles sont d’emblée rejetées, disqualifiées. Sont-elles valides malgré tout? On ne le sait jamais, on les charge de tout le ridicule dont on veut affubler le locuteur, de telle sorte que ce qu’il tente de remettre en cause soit immédiatement mis hors d’atteinte de ses tentatives.

On pourrait émettre l’idée que ce rejet massif et spontané est l’expression d’une défense que suscite l’inquiétude d’un discours «différent», éventuellement déstabilisant. Je n’en ferai rien, connaissant d’avance l'occasion des lazzi et autres risées que cela ne manquerait pas de fournir aux gros malins.

En attendant, persévérons dans ces chemins de traverses qui aident à comprendre le réel et les interactions dont je suis partie.

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