Mini coup de force et annonciateur éventuel du coup de sang dont il pourrait aussi être un composant, l'argument d'autorité se présente quand l'interlocuteur refuse de céder à ses chicanes et autres procédés dilatoires, à ses manœuvres de retardement dans le développé du discours qu'il s'agit précisément d'entraver. Ce procédé est typique des dispositifs émotionnels auxquels il est recouru à proportion de sa perte de contrôle de la situation et du sentiment qu'il éprouve d'être débordé et d'éventuellement perdre la face. Sentant s'épuiser les possibilités d'obstruction que constituent les méthodes techniques, il mobilise cette réaction émotive qui prétend se fonder sur une supposée compétence qu'il s'attribue - à tort ou raison et que n'aurait pas son vis-à-vis.
Le recours à l' argument d'autorité est au fond comme une mise en demeure faite à l'autre de se taire. Intimé sur un ton qui n'admet pas la réplique, la violence -et la grossièreté- de l'argument d'autorité visent à faire intérioriser par l'autre un sentiment d'infériorité qui lui fera formellement obligation de s'incliner devant la compétence qu'il se reconnaît d'office (et d'autorité justement), et qu'il refuse à l'autre, mais au fond de se soumettre à son autorité car c'est là ce qui est pour lui en jeu, comme enjeu. Insultante et inacceptable mise en cause de la personne de l'autre, comme adressée à un subordonné que l'on veut remettre à sa place! On frôle le «Taisez-vous Elkabach»...
Toujours le même processus de déni de l'autre qui lui sert, à lui, à se faire « respecter », à se protéger. Mais sauf à se donner le ridicule de contester ce qui lui sert à vous contester, à savoir remettre soi-même en cause la pseudo compétence qu'il se donne et essayer faire reconnaître malgré tout la sienne, il n'y a rien à répondre et l'on reste sans voix, réduit au silence par la grossièreté du procédé. Une fois encore on est sorti du cadre normal de l'échange respectueux avec autrui.
Le recours à l' argument d'autorité est au fond comme une mise en demeure faite à l'autre de se taire. Intimé sur un ton qui n'admet pas la réplique, la violence -et la grossièreté- de l'argument d'autorité visent à faire intérioriser par l'autre un sentiment d'infériorité qui lui fera formellement obligation de s'incliner devant la compétence qu'il se reconnaît d'office (et d'autorité justement), et qu'il refuse à l'autre, mais au fond de se soumettre à son autorité car c'est là ce qui est pour lui en jeu, comme enjeu. Insultante et inacceptable mise en cause de la personne de l'autre, comme adressée à un subordonné que l'on veut remettre à sa place! On frôle le «Taisez-vous Elkabach»...
Toujours le même processus de déni de l'autre qui lui sert, à lui, à se faire « respecter », à se protéger. Mais sauf à se donner le ridicule de contester ce qui lui sert à vous contester, à savoir remettre soi-même en cause la pseudo compétence qu'il se donne et essayer faire reconnaître malgré tout la sienne, il n'y a rien à répondre et l'on reste sans voix, réduit au silence par la grossièreté du procédé. Une fois encore on est sorti du cadre normal de l'échange respectueux avec autrui.




