J'ai lu cette aventure d'Astérix quand elle paraissait en feuilleton dans Pilote entre 1964 et 1965. Je ne crois pas l'avoir relue depuis mais, rétrospectivement, je me demande si elle n'était pas une occasion pour Goscinny (le scénariste) de faire une allusion à l'élection présidentielle de 1965 entre (second round) De Gaulle et Mitterrand.
Dans mon souvenir s'y retrouvent tous les éléments d'une élection contemporaine, les tricheries, mensonges, promesses que prennent pour argent comptant les (imbéciles) naïfs et autres (crétins) "gens" qui comprennent vite mais à qui il faut expliquer longtemps...
L'élection présidentielle française est passée et ce que j'ai observé me convainc plus que jamais que ce système d'élection au suffrage universel est un anachronisme digne des tribus celtes, gauloises ou barbares.
Sous le masque de la démocratie bla bla bla nous en sommes encore en 2012 à recourir à une méthode de choix du chef qui fait dépendre l'avenir d'une nation de la nomination d'un unique individu un jour donné et auquel à peu près tous les pouvoirs sont donnés pour une période de cinq ans! Et c'était même sept ans il y a encore peu. Sans compter le clivage de la population française en deux parties franchement antagonistes, l'une prenant alternativement sa revanche sur l'autre.
J'en reviens à ma marotte : En termes de modernité, quoi qu'il y paraisse, les Chinois ont deux mille ans d'avance sur nous avec leur direction collégiale assurée par des fonctionnaires, tous issus des fameux concours d'État (*).
S'il faut une figure symbolique garante de l'unité de la nation, les monarchies européennes ou l'Allemagne, l'Italie etc. présentent il me semble un exemple d'équilibre qui permet aux citoyens de reconnaître une figure non engagée et vraiment au-dessus des partis. Mais la Constitution de la Vè est véritablement le marchepied vers un possible despotisme.
De Gaulle était haï de près de la moitié de la population, puis ce fut le tour de Pompidou, de Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarko et maintenant Hollande et ainsi de suite jusqu'à quand? Et il me semble que c'est plus ou moins la même chose aux États-Unis ou Nixon was detested par half the electorate, then Carter, Reagan, Clinton, Bush and now Obama if I'm not mistaken when reading the american media.
How good is a system when the nation is divided into two irreconcilable parts and the chief is loathed by the other half which didn't elect him?
Methinks there's something wrong here under the disguise of "democracy".
(*) Needless to say, il faut distinguer le système politique de gestion de l'État et la question des droits de l'homme qui n'a pas en Asie l'importance qu'elle a en Occident, tout le monde sait cela.


