I've been perusing Republican and conservative American blogs these last days.
O'd glory on every page of these blogs, as many « God bless America » as you want, Jesus is everywhere and He loves you, quotes from both the two Testaments, unconditional support to Israel, the right to carry firearms, Yourpins are commies our great Nation must at all cost be preserved from. A paranoid universe that's real scary.
But mainly, two themes are omnipresent : Freedom and our brave and glorious soldiers who protect said freedom.
As for the purported "freedom", from a country which practiced slavery for nearly half of its existence and deprived part of its citizens of civil rights for another century, I find that a little bit cheeky!
Many Americans pretend to be the champions of liberty but I fail to see how more free they are than Europeans, Japanese or South Americans.
Sure enough, they’re free to be fleeced by the financial system and the insurance companies, they're free to get shot down by any sicko happy-trigger (even inside churches), free not to benefit from a universal health care, or to be ousted from their houses because they can no longer pay the rents.
As for the brave and glorious soldiers who fight and have died to protect our freedom, isn't that what every single nation in the world could say about their respective armies and soldiers? In this insane cult of all things related to the army, the US has reached heights only matched by dictatorships.
And when was exactly the last time this happened???
In Iraq? In Afghanistan, in Somalia or in Nicaragua? Unless they mean the Vietnamese? The Korean war? How many American heroes died during the cold war with the USSR?
Were these countries ever a menace to American freedom? Even the Germans declared war on America due to the diplomatic ties they had with the Japanese who themselves attacked in Pearl Harbour, to protect what they thought was their sphere of influence. In any case, nor the Germans or the Japanese had any intention to invade the US and deprive Americans of their freedom.
The same for 1917-1918. And were the Phillipinos a threat to America in 1899? Or the Mexicans in 1848?
Fact is, Americans have never been threatened by anybody but the US is the country which has been the most bellicose and expansionist nation of the world during the last 200 years. They even managed to wage a civil war not even one century after the foundation of their country.
And they keep on repeating their mantra of freedom and our glorious soldiers every single day of the year.
What's more, it's not only the Rep who are inebriated with these myths, many a Democrat share this persecution delirium.
After 40 years of brainwashing Americans into fear of the enemies waiting for them at every corner of the planet, the military-industrial complex, through the US media and their politicians, have succeeded into making Americans believe the survival of their country was at stake and their beloved freedom with it.
Now, when he delivered his farewell adress, President Eisenhower warned his fellow citizens against the growing influence of the military-industrial complex and the dangers that went along.
Should Ike hold his famous farewell speech today, he will be considered a traitor and the worst possible anti-American by a fair share of Americans for want of delivering the security of America into the hands of its most merciless enemies (which ones?). Ike, the most revered American Prez for decades... (sigh)
Note : A gem I found on one of these blogs : "Only two defining forces have ever offered to die for you, Jesus Christ and the American GI. One died for your soul, the other for your freedom."
(Facétie philosophique tirée des manuscrits de feu M. le baron d’Holbach.)
L’homme de Cour est sans contredit la production la plus curieuse que montre l’espèce humaine. C’est un animal amphibie dans lequel tous les contrastes se trouvent communément rassemblés. Un philosophe danois compare le courtisan à la statue composée de matières très différentes que Nabuchodonosor vit en songe. «La tête du courtisan est, dit-il, de verre, ses cheveux sont d’or, ses mains sont de poix-résine, son corps est de plâtre, son cœur est moitié de fer et moitié de boue, ses pieds sont de paille, et son sang est composé d’eau et de vif-argent.»
Il faut avouer qu’un animal si étrange est difficile à définir; loin d’être connu des autres, il peut à peine se connaître lui-même; cependant il paraît que, tout bien considéré, on peut le ranger dans la classe des hommes, avec cette différence néanmoins que les hommes ordinaires n’ont qu’une âme, au lieu que l’homme de Cour paraît sensiblement en avoir plusieurs. En effet, un courtisan est tantôt insolent et tantôt bas; tantôt l’avarice la plus sordide et de l’avidité la plus insatiable, tantôt de la plus extrême prodigalité, tantôt de l’audace la plus décidée, tantôt de la plus honteuse lâcheté, tantôt de l’arrogance la plus impertinente, et tantôt de la politesse la plus étudiée; en un mot c’est un Protée, un Janus, ou plutôt un Dieu de l’Inde qu’on représente avec sept faces différentes.
Quoi qu’il en soit, c’est pour ces animaux si rares que les Nations paraissent faites; la Providence les destine à leurs menus plaisirs; le Souverain lui-même n’est que leur homme d’affaires; quand il fait son devoir, il n’a d’autre emploi que de songer à contenter leurs besoins, à satisfaire leurs fantaisies; trop heureux de travailler pour ces hommes nécessaires dont l’État ne peut se passer. Ce n’est que pour leur intérêt qu’un Monarque doit lever des impôts, faire la paix ou la guerre, imaginer mille inventions ingénieuses pour tourmenter et soutirer ses peuples. En échange de ces soins les courtisans reconnaissants payent le Monarque en complaisances, en assiduités, en flatteries, en bassesses, et le talent de troquer contre des grâces ces importantes marchandises est celui qui sans doute est le plus utile à la Cour.
Les philosophes qui communément sont gens de mauvaise humeur, regardent à la vérité le métier de courtisan comme bas, comme infâme, comme celui d’un empoisonneur. Les peuples ingrats ne sentent point toute l’étendue des obligations qu’ils ont à ces grands généreux, qui, pour soutenir leur Souverain en belle humeur, se dévouent à l’ennui, se sacrifient à ses caprices, lui immolent continuellement leur honneur, leur probité, leur amour-propre, leur honte et leurs remords; ces imbéciles ne sentent donc point le prix de tous ces sacrifices? Ils ne réfléchissent point à ce qu’il en doit coûter pour être un bon courtisan? Quelque force d’esprit que l’on ait, quelqu’encuirassée que soit la conscience par l’habitude de mépriser la vertu et de fouler aux pieds la probité, les hommes ordinaires ont toujours infiniment de peine à étouffer dans leur cœur le cri de la raison. Il n’y a guère que le courtisan qui parvienne à réduire cette voix importune au silence; lui seul est capable d’un aussi noble effort.
Si nous examinons les choses sous ce point de vue, nous verrons que, de tous les arts, le plus difficile est celui de ramper. Cet art sublime est peut-être la plus merveilleuse conquête de l’esprit humain. La nature a mis dans le cœur de tous les hommes un amour-propre, un orgueil, une fierté qui sont, de toutes les dispositions, les plus pénibles à vaincre. L’âme se révolte contre tout ce qui tend à la déprimer; elle réagit avec vigueur toutes les fois qu’on la blesse dans cet endroit sensible; et si de bonne heure on ne contracte l’habitude de combattre, de comprimer, d’écraser ce puissant ressort, il devient impossible de le maîtriser. C’est à quoi le courtisan s’exerce dans l’enfance, étude bien utile sans doute que toutes celles qu’on nous vante avec emphase, et qui annonce dans ceux qui ont acquis ainsi la faculté de subjuguer la nature une force dont très peu d’êtres se trouvent doués. C’est par ces efforts héroïques, ces combats, ces victoires qu’un habile courtisan se distingue et parvient à ce point d’insensibilité qui le mène au crédit, aux honneurs, à ces grandeurs qui font l’objet de l’envie de ses pareils et celui de l’admiration publique.
Que l’on exalte encore après cela les sacrifices que la Religion fait faire à ceux qui veulent gagner le ciel! Que l’on nous parle de la force d’âme de ces philosophes altiers qui prétendent mépriser tout ce que les hommes estiment! Les dévots et les sages n’ont pu vaincre l’amour-propre; l’orgueil semble très compatible avec la dévotion et la philosophie. C’est au seul courtisan qu’il est réservé de triompher de lui-même et de remporter une victoire complète sur les sentiments de son cœur. Un parfait courtisan est sans contredit le plus étonnant de tous les hommes. Ne nous parlez plus de l’abnégation des dévots pour la Divinité, l’abnégation véritable est celle d’un courtisan pour son maître; voyez comme il s’anéantit en sa présence! Il devient une pure machine, ou plutôt il n’est plus rien; il attend de lui son être, il cherche à démêler dans ses traits ceux qu’il doit avoir lui-même; il est comme une cire molle prête à recevoir toutes les impressions qu’on voudra lui donner.
Il est quelques mortels qui ont la roideur dans l’esprit, un défaut de souplesse dans l’échine, un manque de flexibilité dans la nuque du cou; cette organisation malheureuse les empêche de se perfectionner dans l’art de ramperet les rend incapables de s’avancer à la Cour. Les serpent et les reptiles parviennent au haut des montagnes et des rochers, tandis que le cheval le plus fougueux ne peut jamais s’y guinder. La Cour n’est point faite pour ces personnages altiers, inflexibles, qui ne savent ni se prêter aux caprices, ni céder aux fantaisies, ni même, quand il en est besoin, approuver ou favoriser les crimes que la grandeur juge nécessaires au bien être de l’État.
Un bon courtisan ne doit jamais avoir d’avis, il ne doit avoir que celui de son maître ou du ministre, et sa sagacité doit toujours le lui faire pressentir; ce qui suppose une expérience consommée et une connaissance profonde du cœur humain. Un bon courtisan ne doit jamais avoir raison, il ne lui est point permis d’avoir plus d’esprit que son maître ou que le distributeur de ses grâces, il doit bien savoir que le Souverain et l’homme en place ne peuvent jamais se tromper.
Le courtisan bien élevé doit avoir l’estomac assez fort pour digérer tous les affronts que son maître veut bien lui faire. Il doit dès la plus tendre enfance apprendre à commander à sa physionomie, de peur qu’elle ne trahisse les mouvements secrets de son cœur ou ne décèle un dépit involontaire qu’une avanie pourrait y faire naître. Il faut pour vivre à la Cour avoir un empire complet sur les muscles de son visage, afin de recevoir sans sourciller les dégoûts les plus sanglants. Un boudeur, un homme qui a de l’humeur ou de la susceptibilité ne saurait réussir.
En effet, tous ceux qui ont le pouvoir en main prennent communément en fort mauvaise part que l’on sente les piqûres qu’ils ont la bonté de faire ou que l’on s’avise de s’en plaindre. Le courtisan devant son maître doit imiter ce jeune Spartiate que l’on fouettait pour avoir volé un renard; quoique durant l’opération l’animal caché sous son manteau lui déchirât le ventre, la douleur ne put lui arracher le moindre cri. Quel art, quel empire sur soi-même ne suppose pas cette dissimulation profonde qui forme le premier caractère du vrai courtisan! Il faut que sans cesse sous les dehors de l’amitié il sache endormir ses rivaux, montrer un visage ouvert, affectueux, à ceux qu’il déteste le plus, embrasser avec tendresse l’ennemi qu’il voudrait étouffer; il faut enfin que les mensonges les plus impudents ne produisent aucune altération sur son visage.
Le grand art du courtisan, l’objet essentiel de son étude, est de se mettre au fait des passions et des vices de son maître, afin d’être à portée de le saisir par son faible: il est pour lors assuré d’avoir la clef de son cœur. Aime-t-il les femmes? il faut lui en procurer. Est-il dévot? il faut le devenir ou se faire hypocrite. Est-il ombrageux? il faut lui donner des soupçons contre tous ceux qui l’entourent. Est-il paresseux? il ne faut jamais lui parler d’affaires; en un mot il faut le servir à sa mode et surtout le flatter continuellement. Si c’est un sot, on ne risque rien à lui prodiguer les flatteries même qu’il est le plus loin de mériter; mais si par hasard il avait de l’esprit ou du bon sens, ce qui est assez rarement à craindre, il y aurait quelques ménagements à prendre.
Le courtisan doit s’étudier à être affable, affectueux et poli pour tous ceux qui peuvent lui aider et lui nuire; il ne doit être haut que pour ceux dont il n’a pas besoin. Il doit savoir par cœur le tarif de tous ceux qu’il rencontre, il doit saluer profondément la femme de chambre d’une Dame en crédit, causer familièrement avec le suisse ou le valet de chambre du ministre, caresser le chien du premier commis; enfin il ne lui est pas permis d’être distrait un instant; la vie du courtisan est une étude continuelle.
Un véritable courtisan est tenu comme Arlequin d’être l’ami de tout le monde, mais sans avoir la faiblesse de s’attacher à personne; obligé même de triompher de l’amitié, de la sincérité, ce n’est jamais qu’à l’homme en place que son attachement doit cesser aussitôt que le pouvoir cesse. Il est indispensable de détester sur-le-champ quiconque a déplu au maître ou au favori en crédit.
Que l’on juge d’après cela si la vie d’un parfait courtisan n’est pas une longue suite de travaux pénibles. Les Nations peuvent-elles payer trop chèrement un corps d’hommes qui se dévoue à ce point pour les services du Prince? Tous les trésors des peuple suffisent à peine pour payer des héros qui se sacrifient entièrement au bonheur public; n’est-il pas juste que des hommes qui se damnent de si bonne grâce pour l’avantage de leurs concitoyens soient au moins bien payés en ce monde?
Quel respect, quelle vénération ne devons-nous pas avoir pour ces êtres privilégiés que leur rang, leur naissance rend naturellement si fiers, en voyant le sacrifice généreux qu’ils font sans cesse de leur fierté, de leur hauteur, de leur amour-propre! Ne poussent-ils pas tous les jours ce sublime abandon d’eux-mêmes jusqu’à remplir auprès du Prince les mêmes fonctions que le dernier des valets remplit auprès de son maître? Ils ne trouvent rien de vil dans tout ce qu’ils font pour lui; que dis-je? Ils se glorifient des emplois les plus bas auprès de sa sacrée personne ; ils briguent nuit et jour le bonheur de lui être utiles, ils le gardent à vue, se rendent les ministres complaisants de ses plaisirs, prennent sur eux ses sottises ou s’empressent de les applaudir; en un mot, un bon courtisan est tellement absorbé dans l’idée de son devoir, qu’il s’enorgueillit souvent de faire des choses auxquelles un honnête laquais ne voudrait jamais se prêter. L’esprit de l’Évangile est l’humilité; le Fils de l’Homme nous a dit que celui qui s’exalte serait humilié; l’inverse n’est pas moins sûr, et les gens de Cour suivent le précepte à la lettre. Ne soyons donc plus surpris si la Providence les récompense sans mesure de leur souplesse, et si leur abjection leur procure les honneurs, la richesse et le respect des Nations bien gouvernées.
l'État polonais décapité lit-on dans la presse. Toutes les chancelleries y vont de leurs messages obligés de condoléances.
Qui y avait-il dans l'avion? Le président de la République polonaise, Lech Kaczynski, le chef d'État-major de l'armée, quelques ministres, des familles des fusillés de Katyn et le personnel navigant bien sûr.
Bien triste, nos condoléances aux familles etc. bien sûr mais cela n'a d'autre importance que symbolique.
La course du monde n'en sera en rien altérée, cela n'affecte nullement la vie quotidienne de personne hormis les familles des victimes.
Les drapeaux européens sont mis en berne à Bruxelles, on ne peut faire moins mais 99% des Européens ne sont pas concernés. Alors les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens...
Tout ce personnel politique disparu est interchangeable comme on le verra puisque il y aura une nouvelle élection présidentielle comme il y en aurait eu une de toute façon un peu plus tard, il y aura un jeu de chaises musicales au sein de l'État-major de l'armée, donc de la promotion pour quelques uns. Tout le monde ne sera pas perdant et même au sein des instances dirigeantes de l'UE cet accident d'avion peut faciliter les choses.
Je rappelle le billet sur les frelons parce qu'aucun des dignitaires disparus n'était en rien unique et indispensable à la Pologne. Ce qui ne serait pas le cas s'il s'était agi d'un joueur de foot espagnol ou brésilien, d'un artiste, d'un scientifique ou d'une personnalité qui, elle, aurait été irremplaçable.
Prenons l'exemple de l'Iran : le chef d'État- major de l'armée est tué dans un accident d'avion : il est remplacé dans l'heure qui suit. Par contre si c'est le physicien responsable des projets nucléaires du pays il ne se remplacera pas dans l'heure qui suit puisqu'il est unique comme l'était Korolev pour l'URSS dans les années 50.
Un décès prématuré de Korolev aurait été une véritable catastrophe pour l'URSS mais la disparition de Lech Kaczynski, même pour la Pologne...
On peut comprendre le choc pour les Polonais vu le contexte historique mais cela ne concerne qu'eux et cela ne changera rien à leur niveau de vie, leurs emplois, la croissance ou le taux de chômage non plus que la politique extérieure de la Pologne.
Bon, ils organisent veillées, prières, cérémonies religieuses et autres divertissements. C'est bien, ça leur permet d'exorciser leurs affects...
Pour mémoire, c'est le même Kaczynsky (à moins que ce ne soit son frère jumeau) qui était venu prier la Vierge Marie lors d'un accident de car transportant des pèlerins polonais (26 morts) en route vers un lieu de culte dans le sud de la France il y a 3 ans...
C'est dire combien était indispensable à la Pologne son président de la République.
Il n'en aurait certainement pas été de même si Lech Walesa avait été tué en 1980. Lui, alors, était irremplaçable et indispensable. Ce n'était pas un frelon mais un ouvrier électricien.
Mais Kaczynski, quelques ministres et dirigeants militaires... Aucune importance, ne serait-ce que par comparaison avec l'élimination des cadres de l'armée polonaise en 1940.
Voilà maintenant que l'on trouve cette "rumeur" plus encore crédible puisqu'elle fait l'objet d'un article dans le New York Times
Ce qui n'était à l'origine, semble-t-il, qu'une plaisanterie de collégiens à propos de supposées infidélités mutuelles du couple présidentiel français devient, par la connerie de Sarko et cie, une info qui va faire le tour des médias du monde entier. Car à présent on n'est plus dans le registre rumeur mais bien dans le registre information.
Alors même que le soufflé se dégonflait de lui-même, L'€lys€€ lui redonne une seconde vie par la voie de Pierre Charon (un conseiller com ou quelque chose comme ça) qui évoque un complot international avec possibles ramifications financières etc.
Du coup on fait donner les services de renseignements ou de contre espionnage français pour remonter à la source des rumeurs. Rachida Dati est mise en cause, Villepin n'est pas en reste et on parle même de la City qui voudrait déstabiliser Sarko avant qu'il ne prenne la présidence du G20 et du G8. The mind boggles...
L'atrabilaire vient encore de donner sa mesure. Georges Pompidou il y 40 ans avait été confronté à une rumeur beaucoup plus infâme mais avait su garder la hauteur (c'est le cas de le dire) qui convenait. Par parenthèse Jean Charles Marchiani était déjà dans le coup. On ne se refait pas... (pour info c'est Jean Foyer qui semble avoir été à l'origine de cette saloperie.).
Nous avons aussi connu ce genre d'affaire avec Madame Caillaud mais la plus célèbre histoire de coucherie au plus haut niveau de l'État reste sans conteste l'affaire du collier de la Reine qui fut un des éléments qui précipitèrent la Révolution Française.
Nous n'en sommes pas là mais cette relance d'une rumeur qui mourait de sa belle mort en dit long (s'il était encore nécessaire) sur la petitesse du personnage élu il y a 3 ans bientôt. Le teigneux ne connaît plus de limites et paraît ne pas même comprendre ou simplement percevoir l'effet désastreux, tant auprès de l'opinion publique que de ses propres troupes qui n'en peuvent plus, de l'image qu'il donne de lui-même: un petit caractériel qui fait donner tous les moyens de l'État pour assouvir une vengeance personnelle qui n'a pas même lieu d'être.
Et c'est ce même type, sanguin et velléitaire qui peut activer le feu nucléaire... arggg!
Il y a quelques jours j'avais mis en ligne le billet sur Le fondement de la morale (28 mars) en citant un exemple donné par Mencius.
L'actualité de ce jour offre une énième illustration de ce qu'est le fondement de la morale.
Un touriste français à New-York, Julien Duret de Lyon, s'est jeté dans les eaux glaciales du port de New-York pour sauver une gamine qui y était tombée. On voit son visage au bas de l'image à côté du père de la petite fille.
"I didn't think at all. It happened very fast. I reacted very fast."
Comme une illustration de l'innéité du sentiment moral...
Souvenir perso : Quand j'avais une douzaine d'années, le dentiste qui me soignait avait plongé dans la Seine à Paris pendant l'hiver 1963 (?) pour tenter de récupérer les 2 passagers d'une automobile tombée dans le fleuve. Il avait pu en sauver un. Presque toujours je pense à lui en traversant la Seine, hiver comme été.
Ah, look at all the lonely people
Ah, look at all the lonely people
Eleanor Rigby picks up the rice in the church where a wedding has been
Lives in a dream
Waits at the window, wearing the face that she keeps in a jar by the door
Who is it for?
All the lonely people
Where do they all come from?
All the lonely people
Where do they all belong?
Father McKenzie writing the words of a sermon that no one will hear
No one comes near.
Look at him working, darning his socks in the night when there's nobody there
What does he care?
All the lonely people
Where do they all come from?
All the lonely people
Where do they all belong?
Ah, look at all the lonely people
Ah, look at all the lonely people
Eleanor Rigby died in the church and was buried along with her name
Nobody came
Father McKenzie wiping the dirt from his hands as he walks from the grave
No one was saved
All the lonely people
Where do they all come from?
All the lonely people
Where do they all belong?
Une vapeur d’azur monta dans la chambre de Félicité. Elle avança les narines, en la humant avec une sensualité mystique ; puis ferma les paupières. Ses lèvres souriaient. Les mouvements du cœur se ralentirent un à un, plus vagues chaque [ page ]fois, plus doux, comme une fontaine s’épuise, comme un écho disparaît ; et, quand elle exhala son dernier souffle, elle crut voir, dans les cieux entrouverts, un perroquet gigantesque, planant au-dessus de sa tête.
(dernier paragraphe d'Un cœur simple de Gustave Flaubert)
Au cours d'un réunion post élections générales avec les députés UMP à l'Elysée (on se souvient que le président devait être au-dessus des partis mais ça c'était il y a longtemps) Sarkozy a été interpellé par une députée au sujet de la désaffection des Français à l'endroit de leur grand timonier.
Mais pas elle hein! Non, elle, elle a toujours beaucoup d'affection pour lui, on se rassure.
Selon les participants Sarko a répondu:
Je ne suis pas là pour être aimé ou mal aimé, je suis là pour faire.
Voilà qui nous pose un homme d'État
Question: Peut-on faire sans être aimé? Autrement formulé: L'amour est-il une condition de l'agir?
La question est d'autant plus pertinente que notre homme avait pour slogan de campagne: "Ensemble, nous pouvons tout changer" (ou quelque chose dans ce genre). "Ensemble" implique-t-il une adhésion volontaire et chargée d'affection, puisque c'est de cela qu'il s'agit?
Il reste à Sarko 10 semaines avant les épreuves du Bac philo pour préparer sa copie. Comme première lecture on lui suggèrera le Banquet de Platon par exemple.
Ou encore cette citation de Hegel : Rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion (La raison dans l'Histoire).
C'est la rancœur jamais digérée de Giscard vis à vis de Chirac qui l'a amené à présenter une proposition de loi organique visant à réduire le mandat présidentiel de 7 ans à 5 ans.
Qu'il le voulût ou non, Chirac fut bien obligé d'organiser en 2000 un référendum sur le sujet, passage obligé pour la modification de la Constitution sur ce point précis de la durée du mandat présidentiel.
Pourquoi reconnaissance? Parce que nous aurons peut-être la chance d'être débarrassé de Sarko dans 2 ans et 5 semaines sinon c'était encore 4 ans et 5 semaines! Et si par malheur il devait être reconduit, on s'en prenait pour 14 ans en tout de cet hurluberlu. Hurluberlu n'est pas vraiment le terme approprié mais je ne veux pas choquer les convictions de mes visiteurs...
Cela dit, cette proposition de ramener la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans figurait dans les 110 propositions du programme communde la gauche en 1981 (comme la suppression des gardes à vue d'ailleurs si l'on en croit WIKI).
Une fois en place, Mitterrand comme les autres s'y est trouvé suffisamment bien pour oublier cette promesse électorale. C'est donc à un homme de droite qu'on doit cette modification dont la cible était un autre homme de droite. Et dont la prochaine "victime" sera, je l'espère, un autre du même bord.
Pas d'illusions à nourrir par ailleurs: quel que soit celui (ou celle) qui succèdera à l'atrabilaire de l'Élysée, rien ne changera vraiment en profondeur. On peut juste espérer avoir moins honte de la personne qui nous représentera.
(En passant, si on me demandait quel est le programme de la gauche pour 2012 je serais bien en peine de répondre quoi que ce soit.)
"Ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse, ne l'inflige pas aux autres"
(Livre XII, 2 et Livre XV, 23)
A dire vrai, on trouve ce type de sentences dans toutes les grandes religions et croyances. Ce qui ne relève au fond que du simple bon sens et s'explique par la nécessité de préserver la survie des sociétés; homo homini lupus comme on sait.
Imbibée de Judéo-christianisme, toute la philosophie occidentale s'en est tenue à ces préceptes pour fonder telle et telle règle de morale. Jusqu'à Kant dont le fameux Impératif catégorique n'est jamais qu'une reprise autrement formulée de la règle première de la morale Chrétienne: "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse."
Toutes ces règles de morale ne sont jamais que des commandements de faire ou de ne pas faire. Il est toujours question au fond de finalité de la morale et des règles qui doivent être observées. Mais que ce soit dans le Confucianisme ou toute autre religion/mode de pensée, jamais n'est étudiéle fondement de la morale c'est à dire ce sur quoi repose chez l'homme le sentiment intime de ce qui est moral, indépendamment de ce qui est permis ou interdit par la société dans laquelle il vit.
Le premier je crois, Rousseau a émis l"hypothèse de l'innéité du sentiment moral dans sa célèbre formulation: L'homme est naturellement bon, c'est la société qui le corrompt ce qui lui a valu d'être la risée universelle des générations qui ont suivi.
Rousseau n'a cependant pas écrit que l'homme était entièrement bon et seulement bon mais qu'il y a une origine naturelle au sens moral. La société qui le corrompt n'étant pas un concept ou une entité virtuelle mais bien la réunion des hommes, d'où l'on retombe dans la formule hobbesienne homo homini lupus. Question de survie animale contre les autres animaux que nous sommes.
Certainement, la disposition au Mal l'emporte de beaucoup sur le Bien en nous. Il n'empêche, tous nous portons en nous le sentiment du Bien comme veut l'exprimer Mencius par cette anecdote:
"Tous les hommes ont un cœur compatissant... Supposons qu'un groupe d'hommes aperçoive un enfant qui va tomber dans un puits. Ils éprouvent tous un sentiment de crainte et de compassion. S'ils manifestent ce sentiment de crainte et de compassion, ce n'est pas pour se concilier l'amitié des parents de l'enfant, ni pour s'attirer des éloges de la part de leurs compatriotes et de leurs amis, ni pour ne pas se faire une réputation d'hommes sans cœur.
Cet exemple nous montre que celui-là ne serait pas homme dont le cœur ne connaîtrait pas la compassion, ou n'aurait pas honte de ses fautes et horreur des fautes d'autruietc. "La compassion est le principe de la bienfaisance"
(De l'utilité d'être bon, chap. II, 6)
On retrouve chez Rousseau, dans son Discours sur l'inégalité, partie du Contrat social, les mêmes réflexions:
"Il est donc bien certain que la pitié est un sentiment naturel qui, modérant dans chaque individu l'activité de l'amour de soi-même, concourt à la conservation mutuelle de toute l'espèce; c'est elle qui nous porte sans réflexion au secours de ceux que nous voyons souffrir etc."
Près d'un siècle plus tard, Schopenhauer, se réclamant pourtant du titre de seul héritier véritable de Kant, après s'être livré à une Critique de la philosophie kantienne (1818), développera dans un essai publié en 1840 sa propre conception de l'origine de la morale (Le fondement de la morale) qui n'est autre que la pitié. Cette même pitié dont parle Rousseau mais cette fois en référence aux Védas qui lui ont révélé la vérité essentielle de la pensée indienne: L'identité de chacun avec autrui, tat twam asi.
Cette pitié, identification à autrui comme fondement de la morale, n'est-elle pas aussi ce qui se manifeste chez tous les mammifères qui savent prendre soin de leurs semblables? hence la vidéo.
Il suffit d'observer les dauphins, les singes, les éléphants et tous les mammifères, voire même les oiseaux, pour se convaincre aisément que chacun s'identifie à chacun comme son double et qu'en chacun, fût-ce en quantité insignifiante, réside de façon naturelle une disposition qui suffit à fonder ce que l'homme nomme moralité.
Même chez le dernier des salauds ou des "monstres" existe cette disposition; ce qui ne l'a pas empêché de commettre des abominations qui le placent hors de la communauté des hommes. Tant cette disposition naturelle est fragile et dépourvue face à la disposition au Mal qui est le propre de l'homme.
C'est le Mal qui règne sur le monde et il est bien plus puissant que notre malheureuse disposition naturelle au Bien qu'étouffe et rend impuissante notre nécessaire cohabitation avec nos semblables.
Il y a quelques jours une chaîne de télévision française à diffusé une émission (le jeu de la mort) par laquelle elle prétendait mettre en lumière les dangers du média télévisuel en réitérant la fameuse expérience de Milgram.
Henri Verneuil déjà en 1979 l'avait évoquée dans son film "I comme Icare". C'est d'ailleurs à cette occasion que j'avais découvert ce classique de la psychologie comportementale.
Cette expérience de Milgram au fond ne révèle rien que nous ne sachions déjà, la soumission "naturelle" à l'autorité, mais elle le fait "scientifiquement" par des moyens extrêmes et particulièrement démonstratifs.
Des centaines de millions de salariés de par le monde l'éprouvent au quotidien, toutes les armées et polices de tous les pays ont cette propension "naturelle" à la soumission comme moteur même de leur structure et fonctionnement.
Comment donc les entreprises, capitalistes ou d'État, fonctionnent-elles si ce n'est au moyen de l'assujettissement de leurs employés, volens nolens? C'est même cette forme pyramidale de la distribution de l'autorité qui structure toutes les sociétés humaines depuis des millénaires.
Ainsi de France Telecom où il s'est produit plus de 30 suicides je crois dans les 24 derniers mois. Le stress, la pression, la course à la compétitivité etc. exercent une telle contrainte sur les employés que nombre d'entre eux ne peuvent plus la supporter et passent à l'acte.
Le PDG a été mis en cause, rien que de plus normal c'est tout de même lui qui est à la tête de la pyramide. Mais ce n'est pas lui personnellement qui a poussé au suicide 30 des salariés qui se sont donnés la mort.
Du DRH aux cent et mille cadres supérieurs et assimilés, ce sont bien les petits chefs sur le terrain qui ont appliqué les ordres qui leur avaient été donnés. Et nul ne doute qu'ils s'en sont donnés à cœur joie, tenus qu'ils étaient par les objectifs qu'ils devaient atteindre et qui conditionnaient leurs rémunérations.
Ainsi le misérable juge Burgaud ne faisait qu'appliquer la procédure, validée par ses pairs tout au long de l'instruction de même qu'Eichmann ne faisait qu'appliquer des procédures pré-établies qu'il n'avait plus qu'à mettre en œuvre. Le premier a d'ailleurs été comparé au second par un journaliste de Libé. 2 personnages aussi médiocres et misérables l'un que l'autre. Seule l'ampleur des conséquences de leur agir les différencie. Pas leurs personnalités.
L'expérience de Milgram, elle a lieu tous les jours dans toutes les entreprises de monde entier, de façon plus insidieuse, moins évidemment provocatrice que dans le cadre d'un essai clinique, il n'empêche, le Juggernaut est partout à l'œuvre et d'autant plus effroyablement efficace que le système utralibéral contemporain lui donne libre champ pour exercer ses ravages.
Il y a des millions d'individus, des centaines de millions d'individus voire la majorité de l'humanité qui est capable du pire vis à vis de son prochain pourvu qu'il soit légitimé dans son agir par une autorité quelconque, qu'elle s'impose d'elle-même ou qu'elle soit reconnue telle par la majorité.
Et que l'on songe qu'alternativement la victime et le bourreau sont capables d'échanger leurs rôles selon les circonstances, redoutable dialectique que l'on voit à présent à l'œuvre au Moyen Orient comme on l'a vue en Algérie avec l'armée française, armée d'un pays victime 20 ans plus tôt des horreurs nazis.
"Tout ce qui vit cherche son bien-être aux dépens de qui il appartiendra"
Diderot
(Le neveu de Rameau)
L'expression, devenue classique,"Banalité du mal" est de Hannah Arendt après qu'elle eût couvert le procès d'Eichmann à Tel Aviv en 1962.
Les débats sur la modification et l'élargissement du système de couverture santé américain ont été largement et régulièrement couverts par les médias européens.
Ce qui peut finalement paraître assez étonnant si l'on considère que cela n'affecte en rien les Européens ni le reste du monde. Seuls les Américains sont concernés.
Et pourtant on perçoit nettement à travers les reportages télévisés ou les articles de la presse combien les Européens - via leurs médias - sont tout à la fois intéressés et favorables à cette extension de la couverture sociale en faveur des plus démunis des Américains.
S'agit-il d'un réflexe spécifiquement européen de solidarité avec les plus pauvres ou les défavorisés? Il est vrai que tous les pays industrialisés, d'une façon ou d'une autre, ont depuis la fin de la seconde guerre mondiale de tels systèmes qui profitent à tous et à chacun.
Cela fait depuis longtemps partie de la mentalité collective du vieux monde et l'on s'étonne que les États-Unis, qui ont longtemps représenté la modernité, soient à ce point en retard par rapport aux systèmes qui rendent la vie moins difficile à des centaines de millions de personnes de par le monde.
Pour ceux qui s'intéresse d'un peu près à la société américaine et à son histoire, on "comprend" (sans les admettre) les arguments des opposants à cette réforme majeure voulue et réalisée par Obama. "Less government will always be better for Americans", "we don't want to be imposed a system we don't want", "we're free", "this country has been shaped by individuals", "It will cost us loads of billions dollars", "each one is responsible for his/her fate" etc.
Mais il nous paraît à nous Européens plus difficile de comprendre que même les gens qui seraient le plus à même d'en bénéficier y soient opposés. Looks like those people have been so thoroughly brainwashed by drug companies and their political cronies that they've become blind and enemies of their own interests.
We sure don't have a say in matters of domestic policies of a foreign country and yet the fierceness Obama has encountered all along the process ending up with the vote of this health care bill doesn't fail to astound us.
The picture I chose is one of the less offensive among those one can find on the net! Have a look at this one for exemple!
Une autre explication possible à la sympathie "naturelle" des Européens pour cette réforme de la couverture sociale américaine tient aussi beaucoup à la personne du président américain qui jouit d'une très bonne image en Europe, même s'il y a toujours des opposants systématiques. It seems that all European country whish it could have the honour to have Barrack Obama as their president while thinking many Americans don't deserve him.
This holds particularly true for the French since Sarkozy received the slap of his political life the very same day B. Obama achieved something historical in the history of the USA. Obama succeeded where F.Roosevelt, J. Kennedy, R. Nixon and B. Clinton failed. Talk of a historical landmark!
It's no secret that Sarkozy is incensed with rage and jealousy regarding Obama. That may also explain why the French have such esteem for the American president and such disdain for their own. When we suffer a vulgar, gross ignoramus, Americans have the privilege to have an educated, charismatic, elegant, posed and articulated POTUS. They lucky ones...
Nul n'est prophète en son pays décidément. Le souvenir de Gorbatchev est détesté par nombre de Russes car il est à l'origine de l'effondrement de "l'empire" soviétique alors qu'il est considéré en occident comme un personnage de stature historique. Il en ira probablement de même pour Barrack Obama que la moitié des Américains considèrent comme un traître à l'Amérique alors qu'il est perçu dans le monde entier comme une figure majeure de l'histoire des États-Unis.
All in all, this process of extending the health security net in America with all the furor and hatred it ignited is another indicator of how different from Europe the American society is.
Les résultats d'hier ont donné le signal de départ définitif pour la course de 2012.
Le corps électoral ne s'est pas massivement converti à gauche évidemment, personne ne le pense sérieusement. Si l'UMP a perdu c'est du fait de l'abstention d'une bonne partie de sa base quand les opposants se sont massivement exprimés. Phénomène ponctuel et réversible.
Je ne crois pas non plus que les électeurs de droite qui se sont abstenus se soient opposés aux réformes ou à la politique gouvernementale en général. En général car il y doit y avoir une partie ce cet électorat, conservateurs modérés, qui ne s'est pas retrouvée dans les excès genre identité nationale et ouverture à gauche.
Bien plutôt, au-delà des victimes sur le terrain, c'est la personne de Sarko qui était visée par procuration. Ce sont ses troupes qui ont pris les coups pour lui.
Et coups il a pris, à tel point que l'atrabilaire, colérique et omniprésent little little man doit percevoir autour de lui le léger sifflement des poignards que ses affidés sortent de leurs étuis. Celui qui terrorisait tous ses valets et courtisans va sentir se concentrer de plus en plus autour de sa personne le cercle de ceux qui le rendent responsable de leur défaite.
Déjà Confucius parlait il y a 2.500 ans des ministres courtisans et incapables, des traîtres qui n'attendaient qu'une occasion pour faire volte face et brûler ce qu'ils adoraient la veille. Il est dans la nature du personnel politique (ça c'est de l'essentialisme!) de ne prendre en compte que son intérêt personnel puisqu'il fait de la politique son gagne-pain. Qui sacrifierait ses avantages, son salaire, ses cumuls de fonction, ses privilèges et finalement sa personne pour autrui? Pas plus les ministres ou députés que les cégétistes.
A 2 ans et 2 mois de la prochaine présidentielle, peut-être la plus grande difficulté politique de Sarko sera-t-elle de composer avec ses troupes, de les maintenir sous son autorité sachant très bien ce qu'il peut en attendre de loyauté. Surtout lui qui fait autorité en matière de trahison.
C'est dans les coulisses que le spectacle se donnera dans les deux ans à venir et bien plus du côté droit que du côté gauche.
D'autant que de Villepin dont on vient d'apprendre qu'il va fonder son parti ne sera pas en reste.
A une échelle nationale nous allons jouir d'un remake des municipales parisiennes de 2001 je crois où Tibéri et Séguin, tous deux du même parti, se tiraient la bourre avec force coups bas, magouilles et insinuations en tous genre.
Encore et toujours la politique est le plus passionnant des spectacles. Ça vaut bien Guignol, Gnafron et le gendarme...
Quel goûteuse et délectable issue que de voir Sarko dégager comme Giscard en 81!
"Des sphères innombrables qui brillent dans l'espace infini, chacune éclairant une douzaine environ de sphères plus petites tournant autour d'elles, brûlantes à l'intérieur et recouvertes d'une couche figée et froide sur laquelle une couche de moisissure a engendré des êtres vivants et connaissants - voilà la vérité empirique, le réel, le monde."
A. Schopenhauer
(Compléments au Monde comme volonté et représentation, Livre 1, chapitre 1)
"Les végétaux, les animaux et l'homme ne sont peut-être qu'une maladie sur la peau des planètes"
Rétif de la Bretonne
(Les nuits de paris)
"Quand je vois des hommes qui rampent sur un atome, c'est à dire la Terre, qui n'est qu'un point de l'univers, se proposer directement pour modèle de la providence, je ne sais comment accorder tant d'extravagance avec tant de petitesse."
Le parti socialiste serait le premier parti de France au vu des résultats du premier tour des élections régionales.
On spécule déjà sur la présidentielle de 2012 comptes tenus de la méchante claque que vient de se prendre l'UMP. Mais l'UMP n'est pas toute la droite comme en témoigne le score du FN.
L'abstention supérieure à 50% peut se diviser en deux grandes parties: Les abstentionnistes de toujours à quelque élection que ce soit et, dans notre cas, les électeurs de droite traditionnels qui ont voulu manifester leur rejet de leurs représentants et de la politique menée par Sarko (ouverture, sécurité, économie, pouvoir d'achat, identité nationale etc.)
Inférer des résultats de ce premier tour que tout est possible en 2012, c'est à dire une possible victoire d'un candidat de gauche, me paraît bien optimiste. On peut se réjouir (c'est aussi tout de même un peu futile) de voir les Bertrand et toute la clique UMP mordre la poussière, il n'empêche que voir dans le résultat de ce premier tour le début de la fin pour la droite est pour le moins aventureux.
La France est foncièrement (le terme foncier est le plus approprié) conservatrice sinon réactionnaire.
S'ils se sont abstenus pour des élections régionales, les électeurs de droite, quand sera venu le temps de la mère de toutes les élections, savoir la présidentielle, ne prendront pas le risque de l'abstention même si c'est Sarko qui se représente.
Que sa personne soit insupportable à une très grande majorité de Français, de droite comme de gauche, n'empêchera pas le vieux fond droitier de l'électorat de retourner à ses fondamentaux le moment venu.
On n'en est pas là mais souvenons-nous du "Plutôt Hitler que le front populaire" de 1939.
En 8 élections présidentielles depuis 1958 la droite l'a emporté 6 fois contre 2 fois la gauche avec la même personne. Mitterrand avait un peu plus d'épaisseur que n'importe quel possible candidat de la gauche actuelle.
Donc à mon sens on se calme, notre calvaire (ou chemin de croix, au choix) ne prendra pas inéluctablement fin en 2012...
La commission américaine des affaires étrangères a décidé d'une résolution reconnaissant le génocide des Arméniens.
Panique à bord au sein de l'administration Obama. La secrétaire d'État H. Clinton fera tout ce qu'elle pourra pour empêcher le vote de cette résolution par la chambre des représentants.
Cette reconnaissance du génocide de 1915 était pourtant une promesse de campagne du candidat Obama.
Les Américains n'ont pourtant pas été les derniers à prendre conscience de la réalité de cette extermination du peuple arménien comme en témoigne l'illustration du billet.
Mais les données géopolitiques ont changé en un siècle. D'un côté les Turcs, 75 millions, de l'autre les Arméniens, 3,3 millions. Les Turcs membres de l'OTAN, interface entre l'Occident et le Moyen Orient, du côté américain pour ce qui concerne la question iranienne. Ces mêmes Turcs que les États-Unis veulent voir intégrer l'UE quitte à peser sans vergogne sur les chancelleries européennes pour qu'elles agissent en ce sens auprès de leurs gouvernements respectifs.
Ces mêmes États-unis qui n'ont de cesse de blâmer les uns ou les autres pour les crimes commis par chacun au cours du XXè siècle, semblent ne pas avoir la moindre gêne à pratiquer du révisionnisme par abstention quand leurs intérêts sont en jeu.
Rien de nouveau sous le soleil...
Et pourtant les pays qui ont reconnu d'une façon ou d'une autre la réalité historique du massacre des Arméniens ont bien pris la précaution de ne pas impliquer la Turquie contemporaine mais bien l'ancien Empire Ottoman. Rien n'y fait, les Turcs sont et restent dans le déni. Plus longtemps ils y resteront, plus douloureux sera ce qui alors aura valeur d'aveu.
Après tout, c'est leur affaire de continuer à ternir leur réputation (en ont-ils une d'ailleurs?) aux yeux de l'opinion publique internationale ou du moins aux yeux de l'Histoire.