mardi 10 février 2009

Nous sommes tous Israéliens!

A part les États-unis dont les élections présidentielles sont couvertes plusieurs mois à l'avance dans tous les média mondiaux, y a t-il un autre pays qui bénéficie d'une pareille couverture médiatique?

Oui, Israël.

Depuis un mois, il ne se passe pas de journée sans que nous soyons littéralement saturés d'informations relatives aux différents partis politiques, aux personnalités en lice. Avec force reportages dans la rue, chez l'habitant, auprès des différents courants religieux (les orthodoxes, les ultra orthodoxes, les super ultra orthodoxes, les plus orthodoxes que moi tu meurs etc.).

Si le sort du monde se jouait en cette occasion comme à Yalta, on comprendrait. Mais il n'est nullement question qu'un gouvernement israélien de droite, du centre, de gauche ou d'extrême droite, avance jamais vers une résolution définitive du conflit avec les Palestiniens. Et c'est tous les quatre ans à peu près le même barnum médiatique.

Pour tout dire, les média français donnent aux élections israéliennes la seconde place après les infos de politique intérieure.

Vous savez qui est le Premier Ministre néerlandais? Danois? Hongrois? Ou encore serbe? Tous pays ayant une population supérieure à celle d'Israël.

Les élections japonaises? (deuxième économie mondiale) Le dernier PM dont je me souvienne c'est Abe. Le nouveau fait beaucoup de gaffes paraît-il...

A part Angela Merkel, quel autre politicien allemand les Français connaissent-ils? Et à part Gordon Brown en GB? Berlusconi est connu plus en raison de la médiocrité du personnage qu'en tant que PM italien. Zapaterro, oui, il a l'air gentil et c'est notre voisin tout de même mais les élections législatives espagnoles, tout le monde s'en fiche.

Nous sommes infiniment plus renseignés sur les élections d'un pays dont les habitants se considèrent comme porteurs d'une certitude raciale et religieuse que nous ne le sommes des 26 autres pays de l'Union Européenne. Bizarre non?

Y aurait-il un lobby sioniste au sein des média ouest (et sans doute même à présent, est) européens? Naannnn. Ça se saurait une chose pareille. Moi en tout cas, je n'y crois pas...


vendredi 23 janvier 2009

Pas d'accord.



Je n'ai jamais été un grand fan de Pierre Desproges. Quand il est apparu dans les années 70 il secouait évidemment le conformisme giscardien et les niaiseries télévisées de l'époque.

Mais son humour était trop cérébral pour me faire même sourire. Son sarcasme, sa causticité et son humour à froid ont fini par le rattraper et il s'est infligé lui-même son cancer. Enfin, c'est mon avis.

Ce que je lui reproche le plus c'est d'avoir dit : "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui". Ça a l'air profond, pensé et bien pratique pour sortir n'importe quelle blague bien immonde.

Je ne vois pas quelle pourrait jamais être la vis comica de l'abominable calvaire vécu par le malheureux Ilan Halimi, ou les gamines mortes de faim et de soif dans le noir d'une cache en sous-sol (affaire Dutroux.)

Plus récent, où peut-on, trouver de quoi rire à propos des massacres de Gaza et plus ancien, du lynchage des noirs américains? et même de l'esclavagisme? des enfants torturés?

Le rire cathartique? Pas dans ces cas-là.

Si les Juifs trouvent matière à rigoler avec la Shoa c'est leur affaire, pas la mienne.

Non, je ne suis pas d'accord avec Desproges, qui n'est pas l'humoriste exceptionnel que semble croire un grand nombre.

Jean Yanne, par contre, j'étais pour (le sketch des camionneurs, une perle!!!)



mercredi 21 janvier 2009

Le temps du tango



Inattendu isn't it? Mais bien plaisant.

(A dire vrai je n'arrive pas à poster 2 videos sur le même billet. J'ai dû le faire une fois mais il faut de la manip et je n'ai pas envie de me prendre la tête...)


mardi 20 janvier 2009

Attention, danger...



EYGH est trop jeune sans doute pour se souvenir de cette musique et du feuilleton.

Mais prenons conseil de Jean-Roger Caussimon : La nostalgie c'est comme l'opium, ça intoxique

samedi 17 janvier 2009

La flèche du Parthe

Il y avait longtemps que je ne m'étais pas régalé d'un bon Roquefort. La récente décision de l'administration américaine vient de m'offrir une occasion et une raison de m'en offrir une portion. Elle est pas belle la photo de pénicilline?

Time vient de consacrer un article à cette décision protectionniste.

"But start messing with their beloved cheeses, as the U.S. has now done, and the famous Gallic shrug will rapidly give way to outraged shouts of protest."


C'est amusant de lire sous la plume du même journaliste l'expression France fumes over (see the 2 links).

La grande majorité des Français n'est pas au courant de cette mesure et s'en contrefout complètement.

Ce qui est intéressant c'est qu'il n'y a sans doute pas que le Roquefort qui soit affecté par cette décision américaine mais probablement d'autres produits européens. Peut-être le Gorgonzola (qui est assez proche du Roquefort) l'est-il également et les autorités italiennes (si c'est le cas) traitent l'affaire comme il se doit : protestations. Mais l'Italie pas plus que la France ne se sent humiliée par said decision.

Ce que je comprends à travers la citation de Time c'est que du côté américain on doit être persuadé que cette initiative va blesser l'orgueil national français. Quelle momerie, quelle immaturité une fois encore qui est du même niveau que le Freedom fries à la place des French fries.

Les Américains qui avaient approuvé cette nouvelle appellation (votée par le Congrès -n'ont vraiment rien d'autre à f..) semblaient croire qu'ils venaient d'infliger un magistral soufflet à la face des Français et de leur pays. Non seulement les Français dans leur immense majorité n'en ont jamais rien su mais cela n'a eu d'autre résultat que d'exposer la complète momerie des auteurs de ce qu'ils croyaient être une insupportable insulte.

Français = fromages qui puent, ergo on va leur infliger une correction là où ça fait vraiment mal : their beloved cheese! Na!

Et après ils viennent pleurnicher que les Européens les considèrent (broadly speaking) comme des adolescents mal dégrossis. Tu m'étonnes... Well, just give me more!


mercredi 14 janvier 2009

De battre, mon coeur un instant s'est arrêté.




Y a t-il un âge où la sensibilité s'est à ce point émoussée qu'elle n'est plus capable de faire connaître de ces moments si intenses de grâce et de jouissance que l'on se sent transporté hors de la sphère commune de la banalité quotidienne?

J'ai connu quelques rares instants de cette sorte, il y a longtemps.

Lorsque j'ai entendu les Métamorphoses de R. Strauss pour la première fois, oui, de battre, un instant mon cœur s'est arrêté au moment totalement inattendu où l'orchestre se fige 2 ou 3 secondes à l'issue d'un crescendo chromatique pour se libérer (nous libérer) après ce qui m'a semblé une suffocante suspension. J'avais 18 ans.

A 35 ans, j'ai entendu pour la première fois le 5ème (ou était-ce le 6ème?) quatuor à cordes de D. Chostakovich. La respiration retenue, je souhaitais que le temps se prolongeât par peur anticipée de la fin du morceau.

En littérature j'ai connu pareille émotion à la lecture du Billy Bud de H. Melville il y a 15 ans. Vraiment, un coup au cœur quand le jeune marin est pendu.

Ces trois souvenirs se rapportent directement à la sensation physique qui m'a saisi en ces trois moments.

Sinon des musiques qui me charment, me réjouissent, m'enthousiasment etc. ne manquent pas. Dernière découverte il y a un an, le premier mouvement de la sonate pour piano en la bémol (de mémoire) de Mozart.

Et évidemment, l'aria des Variations Goldberg de JS. Bach (fallait-il le préciser?)

Il y a le livre qui "change" votre vie, Le Monde comme volonté etc. pour ce qui me concerne.

Mes émotions esthétiques se limitent à ces deux registres, musique et littérature. La peinture figurative suppose une compréhension qui, pour ce qui me concerne, n'est nullement spontanée. Le premier Kandinski que j'ai vu à 20 ans m'a retenu, oui, alors peut-être dans l'abstraction la sensation immédiate est-elle possible.

Bien sûr je suis sensible à l'œuvre de Chardin ou de bien d'autres peintres. Mais ce n'est pas comparable aux joies que me procurent la musique et la littérature.

Et puis le cœur peut-il s'arrêter de battre à la vision de la statuaire grecque ou médiévale ou encore à la contemplation d'un Rodin ou d'un Rude?

Je souhaiterais encore faire de semblables rencontres qui bouleversent mais en suis-je encore capable?


samedi 10 janvier 2009

Temps perdu



Je lis peu et très lentement. Je n'en éprouve que plus de dépit à m'engager dans des lectures où je reste englué quelques jours avant de passer à autre chose. Je me demande même si je n'ai pas entamé plus de livres que je n'en ai lus.

D'ailleurs, tous comptes faits, sauf exception, on ne lit pas même un millier de livres dans une vie. C'est à dire quasi rien. On s'informe par d'autres media à présent, heureusement.

J'avais commencé Don Quichotte il y a ? 25 ans? pour laisser tomber après 20 pages. J'y suis retourné quelques années plus tard pour découvrir ce que je tiens pour le plus grand roman que j'ai jamais lu.

Pareil pour Moby Dick. Enfin, presque pareil parce que je l'ai finalement lu et ça m'a laissé de marbre. La grosse baleine blanche et le capitaine Achab... Rencontre impossible entre le lecteur et l'œuvre parce que le premier n'est pas prêt et ne le sera peut-être jamais.

Même tentative avec La Montagne magique de T. Mann, chef d'oeuvre de la littérature allemande du xxè siècle dit-on sur WIKI. Lues peut-être 100 ou 200 pages il y a très longtemps et le livre m'était tombé des mains. Je viens d'essayer d'y retourner. Après 35 pages j'ai encore décroché... J'avais même lu Tonio Kröger dans les années 80 disons puis quelques années plus tard je me suis aperçu qu'il ne m'en restait rien. Je l'ai donc relu. Il ne m'en reste toujours rien...

Je viens par contre de découvrir une petite perle, L'enfant du nouvel an de Lao She dont je ne sais s'il m'en restera beaucoup dans dix ans (et qu'importe au fond ce qui reste dans ses dernières années) mais qui me procure beaucoup de plaisir à lire. Il faudra que je me procure d'autres titres, dont Le Pousse-pousse.

Temps perdu oui, mais peut-il en être autrement? On n'en est que plus ravi de trouver une œuvre qui semble vous avoir attendu depuis si longtemps...


jeudi 1 janvier 2009

2009




Un philosophe grec présocratique s'était donné la mort, paraît-il, parce qu'il estimait avoir atteint l'acmé de la félicité et que les choses ne pouvaient aller qu'en se dégradant. Cela devrait donner à réfléchir à chacun. Avons-nous dépassé cet acmé ou l'attendons nous encore?

Quoiqu'il en soit je vous souhaite à tous une excellente année 2009 sans toutefois qu'elle vous amène à prendre une décision aussi radicale...

(je suis d'accord, la photo est pas terrible)

samedi 27 décembre 2008

Représailles

Pendant l'Occupation allemande, quand un soldat ou un officier se faisaient descendre par la Résistance, les Nazis réclamaient la tête de 25 ou 50 Français, (communistes de préférence).

Israël est beaucoup plus impitoyable : Pour quelques roquettes tombées un peu au hasard au sud du pays, sans faire de victimes, ce sont plus de 300 militants et civils qui sont liquidés.


Les Nazis sionistes ont décidément bien dépassé leurs anciens tortionnaires en matière de représailles.

Israel delenda est!


mardi 23 décembre 2008

Disponibilité


Vers 1969, Hara-Kiri hebdo publiait une couverture (de Gébé je crois) où l'on voyait de dos un CRS demandant à Alain Geismar barricadé à Nanterre de se rendre. Geismar, rends toi, fais confiance à la justice de ton pays. Marcellin était à l'intérieur...

Il y a des images comme ça qui vous aident à acquérir une conscience politique.

Du temps de Raffarin des policiers avaient escaladé la clôture d'une école primaire pour récupérer un gosse dans une affaire de garde d'enfants. Cela sur injonction d'un magistrat. Cela avait fait un peu désordre à l'Assemblée puis tout s'était calmé, ça ne se reproduirait plus...

Récemment des gendarmes avec chiens (policiers bien sûr) ont effectué dans le Gers et dans l'Hérault deux descentes dans des lycées/collèges au milieu des ados pour chercher de la drogue. N'ont rien trouvé mais ont certainement favorablement impressionné de futurs électeurs.

Quoi d'étonnant à tout cela me direz-vous? La police et la gendarmerie ne font qu'effectuer les ordres émanant des autorités politiques et judiciaires. Il en va de même dans tous les pays du monde.

En juillet 1940 toute la magistrature a dû prêter serment de fidélité au Maréchal Pétain. Tous l'ont fait le petit doigt sur la couture du pantalon. Tous sauf un, qui a été mis au placard sans plus (je n'ai pas fait les recherches pour savoir qui c'était).

Enseigne t'on à l'E.N.M ce courageux épisode de l'histoire de la magistrature française?

Les magistrats brament tout ce qu'ils peuvent pour revendiquer leur indépendance (comprendre irresponsabilité). Mais ils savent bien qui les emploie et les rémunère. l'État! Alors on obéit.

Si des conditions historiques semblables à elles de 1940 venaient à se reproduire, nul doute que la puissance occupante trouverait au sein de la police, de la gendarmerie, de la magistrature et des grand corps d'État français tout le personnel disponible et compétent pour faire ce qu'il lui serait ordonné de faire.

France, pays des droits de l'homme... Mais oui, mais oui madame...


(désolé, je n'ai pas d'idée pour l'illustration...)

jeudi 18 décembre 2008

Toi aussi, fais-toi plumer



50 milliards de dollars évaporés par un système pyramidal mis en place par un honorable banquier. L'arnaque est vieille comme la finance et ça marche encore. On se demande comment les investisseurs ont pu être assez gogos pour s'engager dans l'embrouille.

Ouais, eh bien ça n'arrive pas qu'aux autres.

Moi qui vous "parle", je me suis fait délester de 400 Francs il y a plus de 20 ans au jeu du bonneteau. Moi qui suis le premier à jurer mes grands dieux que jamais je ne me ferais arnaquer dans ces systèmes et bien plouf, je suis tombé à pieds joints dans le panneau.

Après coup on se demande comment on a pu être assez naïf (comprendre crétin) pour imaginer une seconde qu'il y avait une possibilité de gain avec des aigrefins qui attirent le péquin sur la voie publique.

Et puis on comprend que leur talent n'est pas tant de tricher, ça c'est facile au bonneteau, mais de parvenir à attirer le plus méfiant des méfiants dans leurs filets. Il y a un moment où on bascule et c'est le trou noir. En deux temps trois mouvements on se retrouve allégé de 200 balles, on veut se refaire et on en perd encore 200. Ah le c..!

Retenez la leçon petits enfants : méfiez-vous des inconnus à la bonne mine...


samedi 13 décembre 2008

Les yeux ronds





Il y a plusieurs quartiers africains à Paris, notamment autour de la station Château d'eau.

On y trouve beaucoup de commerces adaptés à la clientèle locale, entre autres épiceries, coiffeurs et salons esthétiques. Les femmes noires viennent se faire défriser les cheveux de telle sorte qu'ils soient aussi lisses que ceux des européennes.

De même, les salons esthétiques vendent des crème blanchissantes (dangereuses) qui tendent à les faire s'éloigner de leur négritude.

Albert Mémmi (portrait du colonisé, portrait du colonisateur) a bien analysé ce mécanisme qui amène nombre de colonisés à s'approprier les valeurs et les symboles de leurs colonisateurs.

Tropisme européen.

De la même façon, nombre de Japonaises se font débrider les yeux pour paraître occidentales. Sans doute les Chinoises vont-elles s'y mettre aussi à présent.

Souvenons-nous que les Japonais, quand ils découvrirent les Américains/Européens, les appelaient : Les Yeux ronds

Est-ce la raison pour laquelle les consternants dessins animés japonais que diffuse à longueur de journée la 5 (Chaîne du savoir et de la connaissance!!!) présentent des personnages avec d'immense et disproportionnés yeux ronds???

Encore un tropisme européen?

mardi 9 décembre 2008

Depuis la nuit des temps.




Pourquoi cette expression met-elle le temps au pluriel? Comme dans "Jusqu'à la fin des temps" ou encore à l'origine des temps?

Il en va de même en anglais il me semble et aussi en allemand. Zum Ende der Zeiten (Ca fait bizarre tout de même).

Origine liturgique et biblique je suppose, encore qu'à l'époque la distinction entre le temps newtonien, la durée bergsonienne et le temps/espace d'Einstein ne devait pas être très marquée...

Jusqu'à la fin des temps peut-il s'appliquer à moi, sujet unique et pensant? Je le pense en me référant à la célèbre trouvaille de Kant dans son esthétique de la Critique de la raison pure : Le temps et l'espace sont les formes a priori de ma sensibilité.

Schopenhauer précise encore cette pensée en affirmant que temps et espace disparaissent avec chaque individu (même les animaux) qui meurt.

Cela semble une évidence qui paraît pourtant facile à contester : le monde ne continue t-il pas à vivre, être, alors même que nous n'y sommes plus?

L'erreur qui fonde cette contestation -sur laquelle se fonde également notre peur de la mort ou du moins notre crainte de quitter la vie- vient de ce que notre imagination se représente l'après alors même qu'elle n'aura jamais aucune réalité pour nous.

Nous nous représentons cadavre dans un cercueil, considérant du fond de la tombe notre double vivant nous observant dans notre caisse. Il y a là bien sûr une totale impossibilité logique puisque nous ne pouvons pas être et avoir été. Jamais nous ne pouvons nous représenter l'avant de notre être hic et nunc puisque nous n'avons pas de repère sur lequel notre imagination pourrait se fonder.

Pour celui qui n'est plus (la mort n'existe pas, ce n'est pas un état) il n'y a plus ni temps ni espace. C'est sa faculté de représentation qui le persuade, tant qu'il vit, que les choses continuent à être quand lui n'est plus.

Quand je meurs tout disparaît et si je me représente la vie continuant sans moi c'est une illusion de mon imagination. Il n'y a d'objet qu'en tant qu'il y a un sujet pour se le représenter.
Le monde continue à être parce qu'il y a (de plus en plus) de sujets pour se le représenter.

Depuis la nuit des temps peut donc s'interpréter comme "depuis qu'il y a des êtres" (des sujets, même des dinosaures) pour qui le temps et l'espace sont les outils qui les mettent en relation avec le monde.

Le monde n'existait pas avant qu'il y ait des sujets pour se le représenter. Et si l'on pense à ce temps antérieur à l'apparition des êtres vivant c'est que nous nous le représentons à présent et rétrospectivement. Produit de notre faculté de représentation.

Les planètes extra solaires qu'on commence à découvrir existaient-elles avant que nous les découvrions? Ben non, puisque il n'y avait pas de sujet pour se les représenter. De même qu'apparaîtrons peut-être des choses que nous ignorons actuellement et connaîtrons ... plus tard. Pour l'instant elles n'existent pas.

Jusqu'à la fin des temps peut donc signifier : jusqu'à la disparition du dernier sujet. Le temps et l'espace se perpétuant au travers de chacun d'entre nous, êtres vivants.

(bon, je l'accorde, on frôle là le solipsisme...)


mardi 2 décembre 2008

1%




Les billets de ce blog ne sont pas exempts de fautes d'orthographe, fautes d'accords, syntaxe et autres barbarismes. Je ne suis donc pas bien placé pour faire des remarques à ce sujet.

Je ne m'en excuse pas ce qui serait une auto absolution, mais je prie les lecteurs de bien vouloir accepter mes excuses! Ou bien encore je leur présente mes excuses. Mais en aucun cas on ne s'excuse soi-même.

Dans le même ordre d'idée de correction linguistique, on ne dit pas un espèce de... Nul besoin d'explications.

On n'écrit pas un soit-disant médecin mais un soi-disant médecin. C'est lui qui se dit médecin. La formule "soi-disant" ne s'applique qu'aux personnes sinon on dira un prétendu remède miracle (ou n'importe quoi d'autre).

Conséquent ne veut pas dire important (on n'entend que ça) mais comme étant la conséquence de quelque chose.

Quasiment est fautif, quoique admis, et s'apparente à presquement.

Je suis allé à Madrid et non j'ai été à Madrid. Être allé quelque part et avoir été étudiant ou soudeur sont deux choses différentes. C'est pour cela qu'il y a deux auxiliaires.

Beaucoup plus inattendu: On n'écrit pas autant pour moi mais au temps pour moi. Je vous laisse le soin de faire les recherches (indice : cela a rapport avec la chose militaire).

La forme interrogative semble avoir disparu. Comment vous avez connu untel? Vous pensez quoi de la crise?

Je me souviens encore de Mademoiselle Legrand, mon institutrice de CM1 qui nous apprenait qu'un s entre une voyelle et une consonne se prononce SSSEEE et non ZZZEEE. Donc athlétisssme et non athlétizzzme.

Mais ce qui me hérisse le plus le poil c'est de lire boîte aux lettres là où devrait être écrit boîte à lettres.

Comme boîte à outils, silo à grains, coffret à bijoux, pot au rose (rien ou peu à voir avec la fleur, c'est une couleur de maquillage que les dames du Moyen-âge gardaient dans un pot conçu à cet effet), armoire à jouets etc.

Si toutes les plaques boîtes aux lettres étaient remplacées par boîte à lettres il y aurait de quoi accroître de 1% le PIB national!

Maintenant, à votre tour de me faire remarquer toutes mes impropriétés... ;-)


vendredi 28 novembre 2008

Simone




Il y avait hier soir un documentaire sur Lévy-Strauss sur ARTE. Molto interessante! J'ai plus appris sur le structuralisme en 1 heure qu'en 20 ans de flâneries dans les dicos. Maintenant il faudrait que je lise les 5 Mythologiques...

Claude Lévy-Strauss est depuis 1973 membre de l'Académie française. Il vient d'être rejoint par Simone Weil dont on ne voit pas qu'il se serait opposé à son élection.

J'ai regardé la bio de S. Weil sur WIKI pensant y découvrir quelque talent particulier, une oeuvre, un achèvement quelconque mais non, c'est une magistrate devenue politicienne comme il y en a d'autres. Bien que la dame soit tout à fait respectable, les raisons de son accession au fauteuil n°13 m'échappent (façon de parler).

Curieuse Académie tout de même qui compte des universitaires de pointure mondiale en son sein, tels Lévy-Strauss et Jacqueline de Romilly et des Giscard précédant Simone.

Ne nous étonnons pas d'y retrouver prochainement un Raffarin qui y trouvera consolation de n'avoir pu être élu président du Sénat. Quelle époque...